Posts tagged with "stress"

Pour être créatif, il faut être dans le bon « mood » !

LastMinutePanic_CalvinHobbes Nous connaissons tous ce sentiment de panique du au rendu imminent d’un projet, d’une mission ou d’un sujet, n’est-ce pas ?

Est-ce vraiment productif ? Est-ce que cet afflux de stress sert-il vraiment ? Beaucoup vous diront que oui, que ça leur permet de mieux réagir, d’être plus focalisé. Mais est-ce réel ? Une étude faite à l’université de Braga, au Portugal, sur des rats a permis de mettre à mal cette croyance.

Les rats soumis au stress continu ont obtenu dans les tests des résultats toujours pires que leurs congénères non stressés. Ils apprenaient moins bien de leurs insuccès et continuaient souvent à choisir les faux boutons qui avaient donné de bons résultats dans les expériences précédentes. (Source : L’Express)

Après une analogie avec l’organisation, ne faudrait-il pas au contraire souffler et anticiper au mieux certaines tâches afin de ne pas se créer de stress inutile et donc biaiser notre esprit sur les sujets ?

Parfois, la règle du « calme avant la tempête » doit s’appliquer et nous devons consacrer un peu plus de temps aux tâches certes moins visibles mais très utiles, afin de mieux faire face à d’autres tâches par la suite.

Et une dernière citation pour ouvrir votre créativité et ne pas céder aux paniques de dernière minute !

La créativité est une fleur qui s’épanouit dans les encouragements mais que le découragement, souvent, empêche d’éclore. [Alex F. Osborn]

Inspiration vs. Stress panique de dernière minute

L’état d’urgence, la nécessité de sortir un papier est un bon moteur pour l’inspiration. [Stéphane Guillon]

[Management de Soi] La peur, facteur de différenciation sociale?

Tout est bruit pour qui a peur. [Sophocle]


La peur… facteur de différenciation sociale entre individus ?

Didier Desor, professeur chercheur à l’université de Nancy étudie cette hypothèse en mettant à contribution des rats plongeurs .

Le protocole est simple : enfermés dans une cage, 6 rats doivent emprunter un couloir débouchant sur un unique distributeur de nourriture.
Immédiatement, chacun s’y rend pour récupérer sa croquette. Puis le tunnel est immergé, les obligeant alors à nager aller/retour en apnée pour ramener la croquette au point de départ et la déguster.
Problème : le rat déteste l’eau !

Incroyable constatation : des rôles apparaissent clairement.
Trois rats « exploiteurs » jettent à l’eau les trois autres bêtes pour les attaquer et les voler à leur retour.
Un seul, « l’autonome », défend son trésor. Les deux autres, « les ravitailleurs », se soumettent totalement, ne se nourrissant qu’une fois les « profiteurs » repus.
Cette structure sociale exploiteurs/profiteurs/autonomes reste systématiquement identique ; même quand on enferme 6 exploiteurs ensemble !

L’expérience est menée avec 200 rats ensemble : après une nuit de combats sanglants et 3 rats morts dépecés, les scientifiques observent qu’un noyau d’exploiteurs a hiérarchisé un groupe de lieutenants répercutant sur le reste du groupe leur autorité… pour assurer leur propre ravitaillement en croquettes !

Qu’est ce qui peut motiver un tel phénomène ?

Pour répondre à cela, l’équipe prolonge l’expérience par l’étude des cerveaux des rats.

Surprise : les exploiteurs s’avèrent être les rats les plus stressés du groupe!

Lorsqu’on retire les ravitailleurs une fois la hiérarchie établie, les exploiteurs se laissent mourir. Mais quand l’équipe injecte alors des anxiolytiques aux rats pendant la phase d’adaptation à l’eau, tous plongent, et aucune structure sociale ne s’instaure…

Une conclusion se dessine alors : le stress serait à l’origine de la structure sociale.

Nous voyons dans cette étude un prétexte à extrapoler et à adopter un regard plus large sur les comportements d’agressivité.

Celui qui m’attaque n’exprime pas forcément son sentiment de supériorité …mais peut-être au contraire sa crainte dans une situation de danger pour lui.

Cette perception, qu’elle soit juste ou non, aura au moins une vertu : celle de me faire produire une réponse différente de celles qui me viennent spontanément !

[Management de Soi] Le stress, une fatalité?

En période de stress, les femmes parlent sans réfléchir. Les hommes, eux, agissent sans réfléchir. [Allan Pease]

Pin It

Le stress, un sujet qui fait couler beaucoup d’encre ! Mais que sait-on exactement de lui ?

Alors un petit test : parmi les 10 affirmations énoncées ci-dessous, sauriez vous distinguer les justes des fausses ?

1. Le stress est une maladie
2. Un manager stressé est un manager stressant
3. Le stress est une question de caractère, on n’y peut pas grand-chose
4. Une des principales ressources pour gérer son stress repose sur son entourage
5. Le stress dépend uniquement de l’environnement
6. Je ne montre jamais mon agacement, et je garde tout pour moi, donc je ne suis pas stressé !
7. Les femmes sont plus stressées que les hommes
8. Les cadres sont plus stressés que les non cadres
9. Ceux qui réussissent ne sont jamais stressés
10. Le stress est uniquement provoqué par des grands évènements de vie

Vous avez deviné ?

Voyons si nous sommes d’accord :

1. Le stress n’est pas une maladie. Il est au contraire une condition de notre adaptation à l’environnement. En revanche, y être exposé durablement peut engendrer des troubles physiques et psychologiques.

2. Un manager tendu a tendance à faire redescendre la pression qu’il reçoit sans la filtrer. Il devient alors, même involontairement, un agent stresseur.
Sachant qu’une attitude soutenante du manager a un réel effet sur la santé des collaborateurs et que la motivation est, selon le docteur Philippe Rodet – médecin urgentiste, consultant, auteur de « Se libérer du stress : un médecin urgentiste raconte » aux éditions Eyrolles, le plus puissant outil pour prévenir l’installation du stress au travail, on ne peut qu’encourager les managers à préserver leur capital « équilibre / santé ».

3.Le stress n’est pas une fatalité. Certes, chacun de nous est prédisposé ou habitué à réagir d’une certaine manière aux déséquilibres et contraintes mais nous pouvons tous apprendre à changer nos perceptions et nos modes de réponse.

4. Nous disposons de 2 types de ressources pour faire face au stress : nos propres ressources et celle que constitue notre entourage. Le soutien des autres, qu’il soit une présence, une écoute, un encouragement, une aide concrète, tient une place essentielle et souvent méconnue dans l’installation et le vécu du stress.

5. Faux! Certes, l’environnement nous met des bâtons dans les roues ! Mais comme le souligne Epictète,

Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements relatifs aux choses.

Nous sommes les meilleurs acteurs de notre quiétude intérieure, même si nous avons souvent l’impression contraire !

6. Intérioriser ses émotions ou taire ses difficultés ne signifie pas que l’on est calme et serein ! La vie est immanquablement faite de contrariétés, de frustrations et garder pour soi ses ressentis génère du stress…qui ne se voit pas et nous « pollue » insidieusement. Parler permet d’évacuer des sources de stress, d’alléger leur poids.

7. 8. Chacun d’entre nous, homme ou femme, cadre ou non cadre, est soumis au stress. Toutefois, les réactions peuvent être différentes. Ainsi, en situation de stress, les réponses des femmes, notamment intellectuelles, seraient plus performantes – étude parue en décembre 2010 dans le Journal of Applied Social Psychology, grâce à une hormone, l’ocytocine, dont l’effet est amplifié chez elles. En revanche, elles présenteraient des risques cardiovasculaires plus élevés – étude menée par le Centre de recherche de l’Institut de Cardiologie de Montréal (ICM) et par le Département de psychiatrie de l’Université de Montréal (UdeM).

9. Réussite et sérénité ne font pas systématiquement bon ménage. Parfois-même, réussir provoque du stress et notamment lié à la peur d’échouer. Là encore, tout dépend du regard que l’on porte sur la situation et sur nos capacités d’y faire face.

10. Certains événements douloureusement marquants (deuils, divorces, licenciements…) sont facteurs de stress. Néanmoins, toute situation, parfois anodine pour l’entourage, peut générer un fort stress chez l’individu qui y est confronté. Gardons nous de tout jugement !

Finalement, reconnaître et comprendre le stress, sans le nier et sans le diaboliser non plus, est peut-être le premier pas vers la prévention.