Posts tagged with "réflexion"

J’aime les gens qui doutent.

J’aime les gens qui doutent
Les gens qui trop écoutent
Leur coeur se balancer
J’aime les gens qui disent
Et qui se contredisent
Et sans se dénoncer
(…)
J’aime ceux qui paniquent
Ceux qui sont pas logiques
Enfin, pas comme il faut,
(…)
Ceux qui n’auront pas honte
De n’être au bout du compte
Que des ratés du coeur
Pour n’avoir pas su dire
« Délivrez-nous du pire
Et gardez le meilleur »

J’aime leur petite chanson
Même s’ils passent pour des cons

J’aime les gens qui n’osent
S’approprier les choses
Encore moins les gens
Ceux qui veulent bien n’être
Qu’une simple fenêtre
Pour les yeux des enfants
(…)
J’aime les gens qui doutent
Et voudraient qu’on leur foute
La paix de temps en temps
Et qu’on ne les malmène
Jamais quand ils promènent
Leurs automnes au printemps

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=qM1XxVZH-I0[/youtube]

Chroniques du Lundi : Cinéma, réflexions et initiatives

Sublimé par deux splendides comédiens, « De rouille et d’os » impose un lyrisme, celui de la musique, celui d’une image étrange, extravagante, expressionniste (pugilats, show des orques, pesanteur des masses, spectacle du handicap), qui prend le pouvoir sur un réel tragique, jusqu’à l’ennoblir. [Lucie Calet]

Et hop, nouvelle semaine, nouveau lundi, avec un retour sur une semaine vraiment chargée – entre les clients existants, les nouveaux briefs, les analyses pour la Presse, les cours de stratégie d’entreprise et les potentiels projets.

Commençons tout d’abord avec le côté plus léger, avec l’excellent, le grandiose, De rouille et d’os d’Audiard.
Cette histoire devrait être enseignée à tous entrepreneurs ou wantrepreneurs, sur la capacité à se reconstruire, malgré les épreuves;  sur la résilience.

La définition économiste de la résilience est :

La résilience est la capacité à revenir sur la trajectoire de croissance après avoir encaissé un choc.

Plutôt utile, non?

Comme promis, voici la couverture de l’ouvrage sur Twitter, co-écrit avec Emilie Ogez.

Alors, qu’en pensez-vous?

Bien sûr, nous sommes preneurs de vos remarques et vos critiques!

Des réflexions et des initiatives sur des projets qui vont et viennent…

La lecture est un exercice profitable, sous condition qu’elle ne se substitue pas à la reflexion. [Georges Elgozy]

Il n’est jamais facile de mener de front divers projets, surtout quand ces derniers sont sur des sujets tellement opposés. Et comme le veux l’adage, plus on a de projets et plus d’autres arrivent.

D’où mes questions :

Comment faire pour savoir ce qui nous plaît vraiment? Comme être sûr de bien se positionner sur un projet, en accord avec la stratégie globale?

C’est vraiment des questions complexes, avec beaucoup d’émotionnel,  ainsi qu’une dose de mathématiques et de rationalité – bien sûr !

En effet, ce n’est jamais simple de refuser des projets que des personnes de confiance nous amènent, de refuser certains clients, de refuser certaines interventions…
Mais après, on se retrouve submergés, avec notre temps divisé en de multiples unités – et dans l’incapacité de relier ses points, pour donner de la cohérence, du sens à tout ça.

C’est une vraie problématique.

Faites-vous confiance à votre instinct ou à votre coeur?
Êtes-vous rationnel et financier, en nous vous lançant que sur des projets dont le ROI est supérieur à 18.64%?
A quel moment savez-vous que vous ne devez plus accepter de projets supplémentaires?
Comment faites-vous pour appréhender au mieux la prise de recul nécessaire à la créativité et l’inspiration?
Comment faites-vous pour équilibrer au mieux votre vie personnelle et professionnelle?

Bref, vous, comment faites-vous pour faire de bons choix et relier vos points?

On n’oublie pas l’Apéro RH, qui se déroulera mercredi 13 juin 2012, à partir de 19h30, dans un endroit non défini, encore 🙂 Donc, si vous avez des pistes, nous sommes preneurs!

Je vous recommande aussi la lecture rafraîchissante et tellement juste du dernier article de Laurence – DRH de l’année, soit-dit en passant et femme brillante et adorable, au mantra sublime « Don’t manage. Love. »:

Une carrière, c’est comme l’amitié, ça se cultive en plantant de bons grains, pas de l’ivraie. Sème le vent, tu récolteras la tempête.
Traiter correctement les personnes que l’on a la chance de croiser sur son chemin est le B_A_BA de la vie sociale. On ne sait jamais de quoi demain sera fait. Et il y a de forte chance que l’on se recroise.

Et vous, quels sont vos plans pour cette semaine?

[Management de Soi] La solitude du manager : un prix à payer?

La solitude vivifie ; l’isolement tue. [Joseph Roux]

Solitude_Du_Manager

Des événements parfois dramatiques ont conduit récemment les médias à mettre en lumière la question de la « solitude du manager » dans les entreprises.

Une situation délicate à assumer, une mauvaise nouvelle à annoncer, une décision difficile à faire passer et voilà notre manager seul devant l’adversité, prêt à basculer dans le désespoir.

Aux yeux de l’opinion, un terme tel que « solitude » évoque a priori l’accablement, la fuite, l’isolement ; pourtant la solitude est une caractéristique du manager, un signe évident de son autonomie.

La solitude est à ce point caractéristique du manager qu’elle est fréquemment modélisée, « organisée », comme le montrent de nombreux exemples historiques, tel celui du débarquement du 6 juin 1944.

Debarquement_6_Juin_1944

En 1943 les alliés décident d’ouvrir un front à l’ouest pour prendre l’armée allemande à revers.

L’ouverture de ce nouveau front implique un débarquement massif d’hommes et de moyens en Europe occidentale. Cette opération gigantesque, baptisée Overlord, relève à la fois de la construction des pyramides pour sa logistique et de la tour de Babel par la diversité de ses participants. Les États-Unis, principaux contributeurs de l’opération, en exigent la direction, suscitant l’irritation des autres partenaires de l’alliance, en particulier l’Angleterre.

Dans ce contexte tendu, une personnalité émerge : le général Eisenhower est réputé pour sa science de l’organisation et du mouvement des troupes.
Fin analyste, homme d’écoute, son sens de la diplomatie est reconnu et apprécié. Autour de ce personnage consensuel les Américains vont imposer aux alliés une organisation qui permettra au général Eisenhower d’exercer une autonomie totale sur un objectif : réussir un débarquement en Normandie.
Eisenhower surmontera ainsi tous les obstacles dressés volontairement ou involontairement devant lui par ses propres pairs jusqu’à la dernière minute. Les dernières 48 heures sont éprouvantes. Les participants aux ultimes réunions d’état-major sont clairement en retrait ; Eisenhower devra bien décider seul, ce qu’il finit par faire en prononçant dans un silence sépulcral la célèbre phrase « Ok, let’s go ! »

Dans les 30 secondes qui suivent, Overlord est déclenchée. Chacun part rejoindre son poste, laissant alors le général réellement seul, mais avec sa mission enfin achevée.

Comme Eisenhower, le bon manager doit revendiquer sa solitude devant la complexité des situations plus qu’il ne doit s’en plaindre.

Et vous, savez-vous être inspiré par la solitude?