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Et si on passait en mode start-up ?

  

Avec un peu de retard mais beaucoup d’amour, n’hésitez pas à lire avec attention les conseils infaillibles pour passer en mode start-up : des règles d’open management, en passant par ou des méthodes de recrutement, d’apprentissage et de collaborations.

Tout au long de ce dossier, je donne les définitions de quelques mots – pour comprendre les concepts de base : Growth Hacking, Pivot, UX Design, etc – toujours dans une idée d’acculturation et de pédagogie ; ainsi qu’une ou deux idées d’innovations.

N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

Sortez du cadre, explorez les parallèles, dansez !

Si vous souhaitez penser hors du cadre, cherchez un environnement qui vous oblige à penser différemment.
Pour moi, cela signifie des échanges avec d’autres qui raisonnent autrement. Des endroits qui vous surprennent. Des entreprises qui excellent dans des domaines pour vous inconnus. [B. Sarazin]

Kylie Lewallen - Editorial

Il n’y a rien de plus incroyable que le brassage des domaines pour ouvrir sur la créativité et l’innovation.

On peut citer facilement Léonard de Vinci, Gaudi, Disney, Dyson mais bien d’autres entreprises / organisations / personnes le font également.

Pour ma part, j’ai toujours tenté lors des conférences que j’organisais de trouver un domaine décalé mais qui amenait de la matière à réflexion pour le public présent : un « nez » pour parler de Big Data, une danseuse étoile pour parler de persévérance entrepreneuriale, un oenologue pour parler de connaissance du marché, un chef étoilé pour parler de formations de ses troupes, un champion olympique pour parler de ses peurs face à l’échec.

Faire des parallèles entre les domaines est l’une des sources les plus incroyables de nouveautés et de surprises.
Je reste persuadé que le coût d’adaptation d’une innovation d’un domaine à un autre est bien inférieur à celui d’une « pure » création. Bien sûr, le tout est de trouver un juste équilibre entre les deux.

Tout ça pour vous dire que je viens de tomber sur la nouvelle série de Red Bull – et autant je n’aime pas leurs boissons, autant je suis fan de leur façon d’appréhender un sujet et de créer de l’émotion.

Cette série, baptisée sobrement Parallels, est une ode à la mise en perspective et les similarités entre la danse et les autres sports extrêmes, déjà bien connus de Red Bull.

Une première vidéo d’introduction – avec la voix et l’un des acteurs de Glee : Harry Shum Jr – qui pose le concept et 3 autres vidéos dédiées à la GRÂCE (ma préférée), le CONTRÔLE et le RYTHME.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=FqinMKCIx68[/youtube]

Canon, non ?

Et un rendez-vous à l’aveugle avec un livre, ça vous tente ?

Si vous jugez le livre, le livre vous juge aussi. [Stephen King]

Nous avons tous tendance à choisir nos livres sur la recommandations de nos proches, parfois sur recommandations sociales et parfois, juste parce que le titre ou la couverture nous plaisent.
N’est-ce pas ?

Pourquoi ne mettrions-nous pas un peu de piment dans notre lecture ?

Des livres emballés, sans auteur ni couverture, seulement référencés par genre et pas mots-clefs.

Seriez-vous prêts à prendre le risque de découvrir une petite merveille littéraire ?

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Et si les pères pouvaient aussi ressentir les coups des futurs bébés ?

Pour connaître la joie, il faut partager. Le bonheur est né jumeau. [Lord Byron]

enceint

Rien de tel que pour bien démarrer la semaine qu’une vidéo très touchante sur une opération menée de main de maître par Huggies.

En permettant aux pères – grâce à des ceintures connectées – d’être totalement impliqués dans l’écoute des mouvements et des humeurs des bébés in-utero, au diapason de leurs compagnes, Huggies continue dans l’innovation et les objets connectés.

Une idée brillante et originale qui permet ainsi aux pères de se sentir moins à l’écart lors de la grossesse et d’être inclus dans cette période, en leur offrant des sensations inconnues jusqu’alors.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=jwLvUVB9RQQ[/youtube]

Un bon usage d’un objet connecté – certes, sur-mesure et difficilement commercialisable – dans la recherche de nouveaux champs des possibles dans le domaine médical. Bien des pistes à creuser encore.

Messieurs les futurs pères, vous signez ?

Est-ce que vous avez le modèle 70-20-10 dans la peau ?

 II n’y a pas d’évolution sans liberté d’essayer. [François Dalle]

Modele_70-20-10_Innovation_Apprentissage

 

Lorsque vous rechercherez « modèle 70-20-10« , vous obtiendrez deux résultats
Le premier modèle concerne les facultés d’apprentissage. Il a été établi par Michael M. Lombardo et Robert W. Eichinger du « Center for Creative Leadership« .

Les deux chercheurs mettent en avant que votre capacité à apprendre dépend de :

  • 70% de votre expérience professionnelle, vos tâches quotidiennes et de votre aptitude à résoudre des problèmes
  • 20% des feedback et des exemples bons ou mauvais auxquels vous êtes confrontés
  • 10% de  vos lectures et les cours suivis.

Modele_70-20-10_Apprentissage_Lombardo

Agissez, Ecoutez et Soyez curieux !

En 2005, Eric Emerson Schmidt, CEO à l’époque de Google proposait un autre Modèle 70-20-10, plus orienté « Management et Innovation »

Nouvelle approche, nouvelle représentation de cercles concentriques.
Schmidt suggère que les collaborateurs, pour cultiver une force d’innovation devraient allouer leur temps à :

  • 70% pour des activités directement liées avec leur job
  • 20% pour des activités connexes à leur job
  • 10% pour des activités sans lien avec leur job

 

 

Modele_70-20-10_Innovation_Google

 

A titre d’exemple :
1. Vous pouvez lire ce blog, grâce au search : 70% de core business de Google
2. Vous appréciez la simplicité de gmail, c’est grâce à un projet connexe issu de la tranche des 20%
3. Vous pouvez appréciez le wireless gratuit et performant à Mountain View avec Wi-Fi Initiative : projet issu de la tranche des 10%

Bossez, Suggérez et Osez !

Si vous êtes un fervent adepte du modèle 70-20-10 de Schmidt c’est bien.
Si vous ne l’avez pas encore adopté, vous pouvez peut-être essayez !
J’ai récemment pris mon courage à deux mains (et non pas à demain), pour justement tenter de représenter l’ensemble de mes activités et le temps que je leur alloue, au cours d’une semaine classique.
Ce serait vous mentir, si je vous disais que j’arrive parfaitement à cette représentation de 70-20-10.

Cela tend plutôt vers un 44-31-23
Sur un total de 88 heures

  • 44% du temps pour activités directement liées avec mon job (gestion de projets e-commerce et web content)
  • 31% pour des activités connexes (Préparation de prochains cours, Lecture et Projets RH)
  • 23% pour des activités sans lien avec mon job (Blogs et Aide à la création d’une plateforme de mise en relations de créatifs)

Il y a encore des progrès et du travail à réaliser pour arriver au 70-20-10.
Mais essayer de faire cette représentation est un exercice que je conseille à chacun d’entre vous.

Et si l’on fusionnait les deux modèles 70-20-10 ?

Il serait possible d’effectuer une correspondance entre les deux modèles.
Et cela tient compte du fait que vous ne pouvez pas progresser professionnellement sans une part d’apprentissage.
Et que vous n’apprenez pas sans raison, sans un but ou finalité.

Aussi voici comme je vois cette correspondance ou matching entre les deux modèles Apprentissage et Innovation

– Les 10% du modèle 70-20-10 Innovation de Schmidt peuvent être le résultat d’une lecture, de votre capacité à vous cultiver.
– Les 20% du modèle 70-20-10 Apprentissage de Lombardo et d’Eichinger contribueront très certainement à vous faire réfléchir autrement (Let’s think out the box), à évaluer l’intérêt ou le désintérêt de projets futurs.
– Et finalement les 70% du temps que vous passez à votre activité clé (votre core business selon Schmidt) contribuent à renforcer 70% de vos capacités et à développer votre apprentissage.

Alors, vous êtes convaincus par cette nouvelle approche ?

Et vous, comment gérez vous votre temps ?

Sommes-nous en surcharge informationnelle?

La surcharge d’information fait partie de la condition humaine : nous sommes confrontés par trop de possibilité, trop de complexité. Ce sentiment de surcharge exprime autrement notre insatiable curiosité et notre besoin d’innovation. [Anaïs Saint-Jude]

Lu sur Le Monde, il y a quelques semaines – grâce à Florent.

La surcharge informationnelle ne date pas d’aujourd’hui, rappelle la chercheuse. Ce sentiment de dépassement, de surcharge en fait se retrouve à toutes les époques de l’humanité, de la Grèce Antique à aujourd’hui. Chaque époque la ressent comme quelque chose de nouveau, comme quelque chose de particulier à son époque. Dans Le phèdre de Platon, Socrate critique déjà l’écriture comme quelque chose qui nous fait perdre notre mémoire. Pour Sénèque, l’abondance de livres est une distraction. Descartes, dans Recherche de la vérité par la lumière naturelle, explique qu’on passe plus de temps à choisir les livres qu’à les trouver…

La bibliothèque du Congrès possède 34,5 millions de livres. Pourtant, si on lit un livre par semaine entre 10 et 100 ans (ce qui est déjà très ambitieux et qui ne prend même pas en compte le reste des lectures : la presse, les petites annonces, les magazines, les blogs…), le plus volontaire des lecteurs ne saura en lire qu’une poignée… 4600 !

En fait, la surcharge d’information est une force qui génère de l’innovation.

Elle permet d’identifier de nouveaux besoins, de créer de nouvelles formes d’information.

« Bien sûr, nous sommes aujourd’hui plus interconnectés, bien sûr, il y a une accélération de l’information… Mais peut-on vraiment dire qu’il y a « plus » de surcharge informationnelle qu’avant ? » questionne Anaïs Saint-Jude.

Enfin, il faudrait aussi regarder combien notre vie peut également être facilitée par ces surcharges. Elles n’ont pas que des aspects négatifs. Elles nous permettent aussi d’accéder à de l’information, communiquer, échanger, nous coordonner…

Chaque génération réagit différemment à la surcharge. Descartes expliquait qu’il fallait se fier à son bon sens. D’autres ont opté pour la simplicité. Chacun s’adapte différemment à cette complexité. Personne n’a jamais lu tout les livres. De tout temps on a tourné plusieurs pages à la fois.