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Lu sur L’Express : à cinq ans, ils twittent quotidiennement

L’éducation consiste à nous donner des idées, et la bonne éducation à les mettre en proportion. [Montesquieu]

(source)

A Talence, en Gironde, une classe de maternelle utilise chaque jour Twitter pour raconter ses activités. Une démarche pédagogique originale et un moyen ludique de sensibiliser les enfants à la communication sur Internet.

Ils ne savent ni lire ni écrire, mais ils twittent chaque jour. Agés de cinq ans, les vingt-neuf élèves d’une classe maternelle de la banlieue de Bordeaux twittent des messages sur leurs activités. « Aujourd’hui, Tiffany a apporté un livre sur les chenilles » ou « Thierry, le jardinier de la mairie, a nettoyé notre jardin. Il nous a donné des bulbes et des fleurs d’hiver ».

Depuis le début de l’année scolaire, les élèves de grande section de l’école Albert-Camus de Talence (Gironde) envoient chaque jour un message de 140 caractères, aux 88 abonnés de leur compte privé, principalement leurs parents, auxquels ils racontent brièvement une activité réalisée dans la journée.

(…) Chaque jour, le processus de création du tweet est identique: les enfants proposent des sujets, ils en débattent, guidés par l’instituteur, avant de voter. Le groupe donne ensuite des bribes que le maître aide à mettre en forme. Une fois le message établi, deux élèves s’attellent à l’écriture au clavier avec l’aide d’un adulte.

« On adore écrire sur l’ordinateur comme les grands », se réjouit Emma, 5 ans. « On aime quand les gens s’inscrivent » sur le compte, renchérit Yoan, prêt pour la cinquième fois depuis le début de l’année à s’attabler une vingtaine de minutes devant l’écran.

Une vraie « démarche pédagogique »

« Les élèves passent ainsi du caractère cursif du message écrit sur papier, aux capitales d’imprimerie du clavier, puis aux minuscules sur l’écran », explique Philippe Guillem qui rappelle que familiariser les enfants au passage de différents alphabets « fait partie du programme de grande section », tout comme le passage de l’oral à l’écrit.

Pour le maître-formateur, qui « réfléchit depuis longtemps à l’intégration des développements technologiques dans la classe », le réseau social, même avec des tout-petits, s’intègre parfaitement dans une « démarche pédagogique ».

Chaque message fait l’objet d’une réflexion par les élèves sur le fond (la bêtise de Noé qui a fait perdre au jeu du trésor doit-elle être mentionnée dans le tweet?) et les destinataires (va-t-on autoriser la soeur de Yoan à suivre le compte?).

Une sensibilisation aux réseaux sociaux… pour les parents aussi

« Avec Facebook et Msn, on a vu des dérives très dangereuses, avec des enfants qui n’étaient pas accompagnés », rappelle l’instituteur qui explique que son objectif est d’éduquer non seulement les enfants, mais aussi les parents. Environ 80% des parents ont accepté de suivre le compte de la classe alors qu’en début d’année un seul d’entre eux était abonné à Twitter et une poignée seulement avaient un profil Facebook.

« Il faut qu’ils s’interrogent sur la façon dont cela se passera lorsque leurs enfants auront 12 ans et qu’ils utiliseront les outils du futur », estime l’instituteur, qui détaille sa démarche pédagogique sur un blog.

Il se défend d’être un précurseur. « Il existe plein de pistes, la mienne n’est pas la seule », rappelle-t-il.

La directrice de l’école Albert-Camus, Catherine Barraud, se dit quant à elle « toujours prête à soutenir les enseignants pour des projets nouveaux » malgré le manque de moyens. « Les cahiers de liaison ont toujours existé. Avec Twitter, c’est la forme qui change, pas le fond« , juge-t-elle.

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Mieux vaut-il être brillant ou expérimenté?

La vie est une expérience. Plus on fait d’expériences, mieux c’est. [Ralph Waldo Emerson]

Le Caméléon

J’ai toujours été un grand fan des simulations, à l’image de Jarod de la série TV : Le Caméléon (V.O. The Pretender) pour ceux qui connaissent !

Et ces simulations peuvent également faire partie de la sélection d’un candidat, lors d’un processus de recrutement.

Par exemple, vous souhaitez embaucher un commercial.

Pourquoi ne pas lui donner un (faux ou pas) produit ou client, lui donner quelques directives et contraintes (car trop de libertés tue la liberté !) l’enfermer dans une salle pendant une heure et voir comment il s’en sort?

Ce point est particulièrement pertinent pour un recrutement dans une startup où l’exécution importe plus que le CV.

Je pense que c’est un excellent moyen de juger l’expérience de quelqu’un – ou du moins, sa capacité à s’adapter et à focaliser ses connaissances et son expérience de manière immédiate.

Bien entendu, à coupler avec un entretien plus classique et formel.

Cependant, je pense qu’il y a, dans cette idée, une perte terrible !

En effet, on élimine directement les personnes qui n’ont pas une forte expérience mais qui ont une capacité incroyable à apprendre puis à exécuter.

Ces personnes qui sont passionnées et brillantes mais qui ont simplement besoin d’un peu de formation et de guide (a.k.a. mentorat, tutorat, coaching et j’en passe, selon le format le plus adapté!)

diamant

D’où ma question :

Comment serait-il possible d’équilibrer de manière pertinente l’expérience et la passion, afin de découvrir les diamants bruts qui ne demandent qu’à être taillés pour briller de mille feux?

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