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Qu’allez-vous faire ce dimanche?
Il semble que le goût des livres croisse avec l’intelligence. [Marcel Proust]
Pas de Roman du Dimanche, aujourd’hui mais une excellente initiative de la bibliothèque publique de Milwaukee, jouant avec les codes des médias sociaux, pour inciter les jeunes à venir plus souvent et lire !
Qu’en pensez-vous? En avez-vous vu d’autres?
Et pour ceux qui veulent vraiment lire quelque chose, voici mes lectures du weekend : l’excellent polar de Joseph Finder, Sans Laisser de Trace et le Mook (i.e. Magazine + Book) The Good Life : brillantissime et pertinent.
Bon dimanche à tous !
Livre en cours de ré-impression ! Merci !
Le meilleur ami de “merci” est “beaucoup”. [Michel Bouthot]
L’ouvrage aux 101 questions d’Anthony Poncier est donc en cours de ré-impression. C’est grâce à vous !
Vous pouvez toujours le commander sur le site des éditions Diateino et sitôt arrivé, il sera expédié dans vos boîtes aux lettres.
Et pour les lecteurs, qu’en avez-vous pensé?
Nouveau livre : Les réseaux sociaux d’entreprise en 101 questions
Le cabinet Lecko (ex-USEO) a étudié le marché des offres de réseaux sociaux d’entreprises. Si les prestations proposées peuvent délivrer une vraie création de valeur en intelligence collective, les errements des entreprises risquent d’être vite contre-productifs, voire de tuer la poule aux oeufs d’or. [Le Monde Informatique - Février 2011]
Les éditions Diateino sont heureuses de vous annoncer l’arrivée d’un nouvel auteur dans l’équipe et donc d’un nouvel ouvrage !
L’auteur, vous le connaissez, sans aucun doute : il s’agit d’ Anthony Poncier.
Anthony est Directeur/consultant chez Lecko (anciennement USEO) en management et entreprise 2.0 (management 2.0, travail collaboratif, web 2.0, SCRM, stratégie autour des médias sociaux…) et officie sur l’un des blogs les plus lus sur le sujet, où il partage ses retours d’expériences, ses recherches concernant l’entreprise collaborative ou plus largement les medias sociaux et leurs impacts.
Je vous laisse avec ces mots, que vous pouvez retrouver sur son blog – toujours riche et pertinent :
« Après ce retour sur 2011 avec ces différents billets, cette année 2012 commence pour moi en fanfare et j’espère pour vous aussi. Si vous avez regardé attentivement l’image, vous avez pu voir que c’est une couverture de livre avec votre serviteur dans le rôle de l’écrivain. Je ne vais pas vous dire ici que c’est un livre super, si vous aimez ce blog, vous vous y retrouverez. Si vous découvrez ce blog, laissez vous tenter. L’ouvrage devrait être disponible en librairie le 19 janvier 2011 grâce à l’éditeur Diateino, mais il peut-être commandé avant sur son site avec une réduction.
Le but de cet ouvrage est de vous éclairer, en vous en proposant 101 réponses aux questions qu’il convient de se poser d’où le titre :
Les réseaux sociaux d’entreprise : 101 questions
Si vous pensez que la mise en réseau de vos collaborateurs est un vrai plus pour votre organisation mais que vos managers font la sourde oreille, car le changement les inquiète, vous trouverez dans ce livre les meilleurs arguments pour les convaincre de vous suivre dans cette aventure. Plus simplement, si vous avez le sentiment que de nouvelles formes d’organisation peuvent être un plus pour votre entreprise et si vous souhaitez vous informer sur ce « phénomène » afin de juger s’il répond à votre besoin, ce livre vous permettra de comprendre les enjeux des RSE.
Ce livre a été conçu pour être utilisé de différentes façons. Bien sûr, comme n’importe quel ouvrage, vous pouvez le lire en commençant par le début. Le déroulé se veut logique : il commence par la maîtrise des notions de base sur la philosophie, les fonctionnalités et les usages liés au RSE. Ensuite les questions pratiques, concernant votre « capacité » à vous lancer, ainsi que les problématiques à résoudre pour pouvoir mettre en place un réseau social : la sélection de l’outil en fonction de vos besoins et les transformations que cela peut générer, afin de préparer votre organisation en conséquence. Les dernières questions concernent la phase de déploiement du RSE et son animation au quotidien. »
Et j’ai une question pour vous : que pensez-vous de la couverture? Aimez-vous le côté Mark Rothko?
Que pensez-vous de ce nouvel ouvrage?
La « bible des pitchs » de Nancy Duarte vient de paraître aux éditions Diateino
Il ne suffit pas d’avoir des idées et des convictions : il faut savoir les transmettre. (…) N’oubliez cependant pas pour autant l’essentiel : la crédibilité se construit sur les actes qui précèdent les présentations, non pas l’inverse. Vos actes demeureront toujours vos meilleurs avocats. Ce sont eux qui vous rendront à la fois authentique et unique. Eux qui feront qu’on vous suivra dans votre rêve. [Jacques Birol]
Les éditions Diateino (dont je reprends l’article ci-dessous) ont le plaisir de vous annoncer la parution début décembre d’un magnifique livre visuel, mis en scène par Nancy Duarte. Il s’agit de la bible des pitchs (qualifié par Garr Reynolds de « Meilleur livre du monde sur les présentations ») de Nancy Duarte.
Le livre paraît en français avec le titre suivant, suggéré par Jacques Birol qui en a rédigé la préface : Vibrations, Tranformez vos présentations en histoires visuelles pour captiver et convaincre votre auditoire.
Comme le souligne Jacques Birol, 1000 présentations sont disponibles actuellement sur TED.com, « médias privilégiés du changement dans la culture du changement », source d’inspiration majeure pour les entrepreneurs appelés plus que jamais à faire des pitchs en toutes circonstances. Comment dès lors se différencier, faire vibrer son auditoire et obtenir son soutien ?
Apprenez grâce à ce livre à créer un contenu pertinent, comment trouver l’inspiration, structurer votre récit en le rythmant, et à manier le storytelling. Vous y découvrirez les secrets des plus grands orateurs, Steve Jobs, Martin Luther King, Léonard Bernstein…et bien d’autres encore. Nancy Duarte analyse notamment les courbes de progression de leurs discours. Elle s’inspire aussi de la mythologie et de l’écriture de scénarios pour le cinéma.
La plupart des présentations ont ce défaut que leur auteur n’a pas d’histoire émouvante à raconter avant d’ouvrir PowerPoint. Resonate est là pour résoudre ce problème. Voici encore un livre magnifique écrit par la meilleure conceptrice de présentations que je connaisse : Nancy Duarte. Il ira rejoindre son grand frère Slide:ologie dans ma bibliothèque !
Carmine Gallo, auteur du livre Les secrets de présentation de Steve Jobs
Commandez-le dès à présent pour bénéficier de notre offre spéciale pour les fêtes de fin d’année, bénéficiez d’un prix spécial et recevez-le dès sa parution. Les éditions Diateino vous offre les frais de port.
Et vous, combien de temps allez-vous résister avant de l’acheter?
Ô armes, lecteurs! C’est la révolution…
Un livre est un outil de liberté. [Jean Guéhenno]
Une vidéo décalée par les éditions Point, qui présente leur nouveau format : Point 2 – le plus portable des livres.
J’ai adoré cet humour piquant à l’encontre des aficionados des tablettes.
(Pour tout vous dire, je n’ai pas été convaincu par le format proposé ni par l’expérience de lecture… Je pense réessayer mais je ne suis pas des plus accrochés… Affaire à suivre, donc…)
Et vous, des retours d’expérience quant au format?
Le Roman du Dimanche : Une journée de plus de Fabio Volo
Seul meurt un amour qui cesse d’être rêvé. [Pedro Salinas]
Retour des romans du dimanche, avec un roman doux et attachant – italien, bien sûr !
Un jour de plus ou Il Giorno in più, en version originale est un roman de Fabio Volo.
Sobrement dédicacé : « À elle. » - et j’adore les dédicaces… – il a été édité chez Poket et comporte 316 pages.
Son auteur :
Fabio Volo est un auteur italien, anciennement acteur, animateur de radio et de télévision. Il est aussi la voix d’un programme de Radio Deejay intitulé Il Volo del mattino (le vol du matin) depuis 2000.
Une journée de plus est son quatrième roman mais le premier traduit en français.
La 4ième de couverture :
Giacomo la croise tous les jours depuis deux mois. Tous les matins, dans le tramway. Il n’ose pas l’aborder et se contente de l’observer discrètement. Et puis, un jour, c’est elle qui fait le premier pas et lui propose d’aller boire un café. Elle lui annonce que c’était son dernier trajet : elle part s’installer à New-York.
Le vide que cela procure à Giacomo l’incite à aller la rejoindre. Le temps de son séjour, ils vivront des « fiançailles à durée déterminée ».
Séduction, charme, envies : ils peuvent tout tenter sans avoir peur de s’engager. Car le neuvième jour, ils devront se séparer…
Un roman original qui traite des relations amoureuses côté masculin. [France Soir]
J’en pense quoi?
« Elle me tapait sur les nerfs, presque autant que les femmes qui prennent une voix de petite fille quand on est au lit.
- Est qu’est-ce que tu aimes entendre, alors?
- « Tu baises comme un dieu »… Je plaisante. Bon, pas vraiment, en fait. Disons que ma phrase préférée est : « Avec toi, je me sens libre d’être qui je suis. » Ça m’a toujours fait plaisir de l’entendre. »
Pour la petite histoire, j’ai découvert cet auteur, lors d’une après-midi à Parme, suite à une discussion assez passionnée autour d’une comparaison de littérature amoureuse France vs. Italie.
Et suite aux arguments de cette amie, j’attendais avec impatience la version française car mon italien n’étant pas des plus opérationnels
Ok, je suis une « fleur bleue ». Ce livre, je l’attendais et comble du bonheur, j’ai pu le lire en Italie, sur une plage de la côte amalfitaine. Donc, oui, j’ai aimé voire adoré !
Avec Giacomo – le personnage principal – nous partageons les mêmes goûts musicaux et culinaires, les mêmes balades new-yorkaises, certaines histoires passées, certaines pensées, certaines envies…
C’est une histoire douce, musicale, un peu rêvée et en même temps, plutôt réaliste, un peu dans le même esprit que le premier roman italien dont nous avons parlé, de Frederico Moccia !
J’ajouterais qu’il faut la lire en écoutant : Creep de Radiohead, Time has told me de Nick Drake et Fly Me to the Moon de Shirley Bassey (ou au choix, Nina Simone, Chet Baker, Nancy Sinatra, Roberta Flack & Donny Hathaway, Billie Holiday, Otis Redding et Sarah Vaughan)
Puis, n’hésitez pas à revoir les peintures d’Egon Schiele et un film : Les ailes du désir de Wim Wenders ou la version moderne : La Cité des anges avec Nicholas Cage et Meg Ryan.
Mon conseil : prenez une inspiration, fermez les yeux, installez vous sur une chaise longue, placez un CD de Radiohead, prenez un Esta Thé à la pêche et plongez vous dans les aventures de Giacomo et Michela, avec délectation et sérénité !
Bonne lecture et bon dimanche à tous!
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Et si vous vous sentez l’âme d’un blogueur ou si vous avez simplement envie de partager vos réflexions, je vous invite à venir écrire ici !
En littérature, tout est dans le noeud narratif !
La littérature ne change ni l’homme ni la société. Pour autant, l’absence de littérature rendrait l’homme encore plus infréquentable. [Tahar Ben Jelloun]
Sympa, le noeud pour Twitter, non?
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« Marketing et Géolocalisation Sociale » : le dernier-né des éditions Diateino
Créer un système permettant de dire où vous vous trouvez et d’annoncer ce qu’il y a à faire dans la ville à vos amis. [Naveen Selvadurai]
Comme vous avez pu le lire un peu partout sur Twitter et par ici, dernièrement, les éditions Diateino et plus particulièrement la collection Médias Sociaux, s’enrichissent d’un quatrième ouvrage, autour du Marketing et de la Géolocalisation Sociale.
Ecrit par Clément Vouillon, avec la participation de Louis André, et préfacé par Grégory Pouy, cet ouvrage est sous-titré : Démarquez-vous avec Foursquare, Facebook, Plyce, Dismoioù et plus.
Catherine Ertzscheid en tant que relectrice et « retoucheuse » stylistique ainsi que Geoffrey Dorne, au talent artistique incontestable et que l’on ne présente plus, viennent compléter le trio précédent.
Cette équipe dédiée à l’ouvrage est ainsi supportée par Clara Nauche - en assistance éditoriale – et Claire Gautier – en direction éditoriale, sous le regard bienveillant de Dominique Gibert (a.k.a. La Patronne
)
L’ouvrage sera dans les FNAC, VIRGIN et toutes les bonnes librairies, à partir du 7 juin 2011.
Il n’est pas impossible que quelque chose se prépare avant cette date officielle de sortie ![]()
(Donc, si vous sous sentez un âme d’évangéliste ou si le sujet vous intéresse plus que de raison, n’hésitez pas à vous manifester !)
Et pour vous donner encore plus envie de le lire, sachez que l’ouvrage comporte des exemples concrets, des études détaillées pas-à-pas, des tendances, des chiffres sur le marché… Le tout, en couleurs !
(avec une dédicace spéciale à Emmanuel Vivier, pour la photo!)
En attendant, je remercie toute l’équipe pour cet incroyable projet et espère que vous apprécierez tous, la lecture de ce dernier-né !
Et à très vite pour de plus amples détails !
Vous pouvez l’acheter sur le site des éditions Diateino !
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Le Roman du Dimanche : Le bibliothécaire de Larry Beinhart
Un bibliothécaire n’a pas un statut social très élevé, et nous ne gagnons pas non plus beaucoup d’argent ; plus qu’un poète, d’accord, mais pas autant qu’un type qui sait bien faire la manche. Alors, nos idéaux comptent beaucoup pour nous, et aussi l’amour des livres, l’amour du savoir, l’amour de la vérité et de la liberté d’information, le désir que les gens puissent découvrir les choses par eux-mêmes. Qu’ils puissent lire, oh, des histoires d’amour ou des romans policiers, ce qu’ils veulent. Et que les pauvres puissent avoir accès à Internet. [Larry Beinhart]
Le bibliothécaire est un thriller politique de Larry Beinhart.
Il a été réédité en Folio Policier, juin 2007 et comporte 546 pages. The Librarian en VO, est traduit de l’américain par Patrice Carrer. Il a reçu en France, le Grand Prix de littérature policière 2006.
Son auteur : Larry Beinhart, né en 1947, est américain et vit à Woodstock. Il a été récompensé par le prestigieux Edgar Award. Son précédent roman – Reality showa été adapté au cinéma par Barry Levinson sous le titre « Des hommes d’influence » avec Dustin Hoffman et Robert de Niro – a été accueilli comme un livre « révélation » sur le dessous des cartes de la fin du XXème siècle.
La 4ème de couv’: David Golberg, homme tranquille sinon banal, devient du jour au lendemain le bibliothécaire privé d’un vieillard acariâtre et multimillionnaire. Alan Stowe a bâti sa fortune dans l’industrie et il n’existe pas d’esprit plus cynique que le sien. Il est surtout, à quelques jours d’une élection présidentielle serrée, le plus grand bailleur de fonds du parti républicain. Golberg, à classer les papiers de l’homme d’affaires, se retrouve traqué. Il faut dire que le président sortant, candidat à sa propre succession, gosse de riche va-t-en guerre et ancien alcoolique reconverti en fou de Dieu, voit d’un très mauvais œil les possibles découvertes de Golberg. Le 11 septembre est passé par là. Les services secrets détiennent les pleins pouvoirs. Tuer un homme est un devoir lorsqu’il s’agit de préserver le Bien…Les critiques les plus virulentes de l’administration Bush ne viennent pas toujours de la « vieille Europe ».
J’en pense quoi?
Ce livre est un vrai thriller politique US où l’auteur critique les méthodes de l’administration Bush (au travers du personnage du président) ainsi que les méthodes employées pour corrompre les hommes politiques (chantages ou pression). Nous pénétrons ainsi dans ces milieux de droite, où tout le monde complote dans l’ombre pour mettre au pouvoir des marionnettes dont ils tirent les ficelles.
Quoi qu’il en soit, c’est un polar noir qui exploite les ficelles du genre avec un talent certain.
C’est un livre qui donne des frissons dans le dos tant il met en lumière le rôle machiavélique voire diabolique de l’argent et du pouvoir. On le referme donc avec un brin d’inquiétude car, c’est bien les fondements de la démocratie qui sont remis en question par cette histoire.
Donc, ne boudez pas votre plaisir !
Pour aller plus loin, vous pouvez lire une analyse plutôt intéressante sur le bibliothécaire (de Larry B.) en tant qu’anti-Jack Bauer (de la série TV « 24 Heures Chrono »)
Pour terminer sur une citation du livre :
Les bibliothèques, c’était la liberté. Des torches dans l’obscurité, des bastions dressés contre la fascination fascisante du pouvoir qui guettait n’importe quel gouvernement. [Larry Beinhart]
Bonne lecture et bon dimanche à tous!
Le Roman du Dimanche : Tueur d’aborigènes de Philip McLaren
La chair humaine se décompose cinq fois plus lentement lorsqu’elle est mouillée. La pluie avait commencé à tomber à deux heures du matin : à trois heures, les corps nus qui gisaient dans la rigole à ciel ouvert le long de la voie ferrée étaient à demi recouverts par un ruissellement torrentiel (…) [Philip McLaren]

(Crédit Amazon)
J’avais conseillé, il y a quelques mois, ce roman sur le blog d’Aurélie : Le monde de Lili – qui avait eu un été polar-esque de très bonne qualité ![]()
(NDA : Par ailleurs, je reviendrais sur l’un des romans cités au cours d’un dimanche futur…)
Ce polar assez sombre présente la particularité de nous faire découvrir un visage fort différent de l’Australie, loin des tranquilles kangourous et des surfeurs accueillants. Un peu à l’image des romans de Caryl Ferey (sur l’Afrique du Sud, sombre et violente), Philip McLaren nous éloigne des clichés touristiques classiques pour nous emmener sur les traces de son ethnie trop méconnue, en pleine crise identitaire : les aborigènes.
Construit avec des mots durs et des situations obscures, le roman nous fait suivre les pas des enquêteurs (aborigènes donc, pour la première fois) et de l’assassin.
La 4ème de couv’ : Soucieux d’être politiquement correct envers ses minorités, l’État australien crée, contre l’avis de ses propres forces de police, une « brigade aborigène ». Elle se compose, pour cette immense nation plus grande que l’Europe, d’un homme et d’une femme. Le premier, Gary, est devenu flic, lui qui fut victime, pendant sa jeunesse, du racisme des Blancs. La seconde, Lisa, a été littéralement arrachée des bras de sa mère à l’âge de cinq ans pour être placée dans un institut légal dirigé par des sœurs. Ces deux-là s’en sont sortis. Ils sont brillants, jeunes, habitués au combat. La découverte à Sydney, pour leur première enquête, du corps détrempé d’une jeune abo sonne pour eux le début d’une traque effrayante. Ce qu’ils vont découvrir, au fil des meurtres, n’est rien moins que l’histoire récente d’une île millénaire.
Trois points intéressants autour de ce roman :
- Le premier pour parler d’un livre que l’on m’a conseillé : Noir Austral de Christine Adamo pour rester dans le thème.
- Le deuxième pour souligner que ce livre a été traduit par François Thomazeau – qui est l’un des pionniers de la vague du polar marseillais, avec Jean-Claude Izzo.
- Le troisième pour vous dire que je suis allé vers ce roman de par la couverture : cette photographie en noir et blanc, qui vous donne envie de tendre la main. Qu’en pensez-vous?
Donc, pour tous les fans de Lehanne, Connelly, Mankell, Nesbo, Ferey et consort, n’hésitez pas à vous laisser glisser dans les sombres recoins de l’Australie, à explorer les aléas d’une société profondément injuste envers un peuple entier, à découvrir les mécanismes sociaux de rejet et d’acceptation des insulaires australiens.
Bref, à plonger dans ce roman sombre qui ravira les plus curieux d’entre vous…
Bon dimanche à tous!
Le Roman du Dimanche : Les Gouttes de Dieu (a.k.a. Le Manga du Dimanche)
C’est la pénicilline qui guérit les hommes, mais c’est le bon vin qui les rend heureux. [Alexander Fleming]
(crédit image : Glénat)
Petit changement éditorial en ce dimanche pour vous présenter deux expériences oenologiques : l’une, littéraire au travers du manga pré-cité et l’autre, gustative.
Parlons tout d’abord du manga de Tadashi Agi (scénariste) et Shu Okimoto (dessinateur), aux éditions Glénat : Les Gouttes de Dieu.
La 4éme de couv’ : Lorsque le prestigieux œnologue Yutaka Kanzaki décède, son testament est clair : son extraordinaire cave reviendra à celui de ses deux fils qui résoudra 12 énigmes concernant 12 vins. Il découvrira alors un 13e et mystérieux vin, inconnu de tous, surnommé « Les Gouttes de Dieu ». Une chasse au trésor sous forme d’enquête policière va confronter les deux frères aux caractères et parcours opposés… Mystères et investigations se succèdent autour des crus les plus prestigieux, pour les deux frères ennemis qui se livrent à une véritable course-poursuite. Au travers de cette affrontement, le scénario conduit le lecteur dans une découverte de l’univers du vin, son langage, ses particularités, ses traditions.

Tout est dit mais en bon bourguignon que je suis, je vais me permettre de préciser un point : environ 2/3 des vins cités sont des vins de Bourgogne et pour la plupart, excellents et à un prix tout à fait abordable. Donc ne boudez pas votre plaisir!
En cadeau : tous les vins cités dans les différents tomes sont repris sur Wikipédia.
Je suis un grand fan de ce manga qui mêle aventures, découvertes et réelles connaissances oenologiques. Chacun des tomes est préfacé par un grand nom de la scéne vinicole française : l’oenologue Michel Dovaz (citant Debussy : « la musique, ça ne s’apprend pas : le plaisir est la règle »), le sommelier Georges Lepré (avec qui j’ai eu le plaisir d’échanger et qui organise les dîners Musique & Vins) ou encore l’autodidactique du Vin, Sylvain Removille (qui dit de ne pas « avoir dévoré ces mangas mais… bu! ») et beaucoup d’autres…
Les descriptions des vins sont pleines d’émotions et d’art ( dixit également nos amis coréens, pour qui, « le vin est initiatique. Le manga répond à cette aspiration, car il mêle histoire, poésie et peinture… ») et les annexes plus techniques sont claires et précises. Je citerais en complément, un excellent article de l’Expansion, qui analyse les retombées financières de l’engouement asiatique pour nos vins français ainsi que celui du Point, qui pointe sur la féminisation de la dégustation.
Et si vous ne l’avez pas encore compris, je suis fan et je vous le conseille à tous : néophytes ou confirmé, chacun prendra plaisir à cette lecture! (16 tomes déjà sortis en France et le 17éme arrive le 16 février 2011…Ouch!!)
La seconde expérience de ce dimanche est donc gustative.
Et sur ce point, je remercierais Vincent (Bourguignon et amateur de Mercurey) et Caroline (amatrice oenologique éclairée) pour nos récents échanges autour du vin, qui m’ont donné cette envie.
** Roulements de tambours ***
J’ai bu un Grand Cru de Bourgogne en mangeant des sushis!
OOOOooooooohhhhhhh……… Un Gevrey-Chambertin 2006, de Bernard Bouvier, pour être précis.
Pour les débutants, le Gevrey-Chambertin est un vin rouge, de Bourgogne. (Merci Wikipédia pour les compléments)
Je laisse la parole aux experts qui qualifient ce vin ainsi :
« Le vin arbore une robe rubis dense, aux reflets cerises.
Au nez, le vin se montre puissant et agréable, au bouquet de griotte, de mûre, de myrtille, de framboise et de baies sauvages. Après aération, quelques notes de fleurs et d’épices se confondent sur un support encore légèrement marqué par le bois.
En bouche, le vin est ample et rond avec une belle suavité de la matière due aux tanins mûrs bien enrobés par l’intensité aromatique. Belle concentration et bon équilibre qui se prolongent sur une finale persistante.
Un très beau vin riche et concentré qui arrive à maturité. »

Donc, oui, suivant le conseil du héros des Gouttes de Dieu, j’ai mélangé un peu de Gevrey-Chambertin à la sauce de soja, afin de déguster mes sushis thon et sériole.
Et je peux vous garantir que c’était un délice : assez doux, moins salé et en gardant bien le goût du poisson! Une réelle expérience des papilles!!
Et vous, avez-vous déjà essayé ou en avez-vous envie?
***
Et si le manga ou la recette vous plaisent, n’hésitez pas à venir échanger et interagir, voici ce que vous pouvez faire :
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Le Roman du Dimanche : Michel Houellebecq – La carte et le territoire
Vivre sans lecture c’est dangereux, il faut se contenter de la vie, ça peut amener à prendre des risques. [Michel Houellebecq - Plateforme]
De base, j’ai toujours détesté Houellebecq et ses écrits vulgaro-racolo-trash!
Du tourisme sexuel sur mineures thaïlandaises au désœuvrement social des cadres moyens, en passant par ses interventions télévisuelles – pâle imitation éthérée d’un Gainsbarre, je déteste l’integralité de son œuvre ainsi que sa personne, en tant que telle.
Pourquoi l’ai-je lu, alors?
Car ce roman a obtenu le prix Goncourt 2010 et fervent admirateur de la littérature dans son ensemble et de ses brillants représentants français, je ne pouvais concevoir ce prix bradé. C’est chose faite!!!
Malgré un article dithyrambique par Les Inrocks (comme par hasard, me direz-vous…), je trouve ce roman des plus creux.
Les premières pages semblent ne pas avoir été écrites par Houellebecq, tant elles cassent avec ses écrits passés. Puis le narcissisme triomphant revient et nous assistons à une mise en abime (ridicule!) où le personnage central vient rendre visite á un écrivain de génie incompris et dépressif, afin qu’il écrive quelques pages pour la postérité : Michel Houellebecq. « C’est un bon auteur, il me semble. C’est agréable à lire, et il a une vision assez juste de la société. » (page 21)
Il peut ainsi se permettre des perles de sagesse telles que « il va y avoir du verglas » ou « j’ai replongé… J’ai complètement replongé au niveau charcuterie » (je ne vous donne pas les pages, vous réussirez sans peine à les retrouver, elles sont légion…)
Je passerais sur les pages de promotion à la gloire de Jean-Pierre Pernaut (Merci Wikipedia), de Frederic Beigbeder et de bien d’autres…
Je conclurais sur deux points :
- Le premier, positif, concerne le choix de certains vins dont un Gewurtztraminer « vendanges tardives » : bon choix, Michel!
(crédit photo)
- Le second, autour du débat quant au fait que le roman soit sous licence Creative Commons, de par sa copie des articles de Wikipédia. Je vous laisse lire les conclusions de Florent Gallaire, juriste spécialisé en droit numérique, qui, en plus de démontrer la liberté de l’oeuvre de Houellebecq, mettait à disposition le roman, sous format pdf.
La 4éme de couverture : « Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l’histoire, il commencerait peut-être par vous parler d’une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël.
Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d’une première exposition de son travail photographique à partir de cartes routières Michelin. C’était avant que le succès mondial n’arrive avec la série des « métiers », ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l’écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l’exercice de leur profession.
Il devrait dire aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle, dont la terrifiante mise en scène marqua durablement les équipes de police.
Sur la fin de sa vie il accédera à une certaine sérénité, et n’émettra plus que des murmures.
L’art, l’argent, l’amour, le rapport au père, la mort, le travail, la France devenue un paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman, résolument classique et ouvertement moderne. »
Cette semaine, donc, pas de feu de cheminée (ou si, mais pas dans la même perspective) ni de guimauves. Un livre à lire ou pas, selon vos discussions de diner
et je reste quand même un adepte du « forgez votre propre opinion » et reste ouvert à toutes tentatives de discussion autour du livre, de la part de lecteurs fans de Michel ou de ce roman!
Bon dimanche à tous!



















