Posts tagged with "Alexandre Delivet"

Oui, je gueule contre les recruteurs, si je veux!

Le début de la sagesse : être, savoir, sans besoin de le crier. [Michèle Mailhot]

[Cet article a été écrit par Geoffroy Couprie, qui est consultant en sécurité informatique.]

Suite à l’excellent article d’Alexandre à propos des étudiants qui ne se fatiguent pas à envoyer des candidatures correctes, j’ai voulu offrir le point de vue inverse, celui des candidats qui reçoivent des annonces écrites par-dessus la jambe. En tant que développeur, je vois passer de nombreuses offres d’emploi, et la plupart sont navrantes. On croirait que les recruteurs ne cherchent pas à recruter.

Voici donc un petit florilège de ce qu’il ne faut pas écrire dans une annonce.

1) Notre [Entreprise] est leader sur le marché des [Trucs] !

Tout le monde est leader de nos jours, donc personne ne l’est. Et ça n’a aucun intérêt pour un potentiel candidat. Indiquez plutôt pourquoi votre entreprise serait meilleure que les autres: recherche de la qualité dans le produit, suivi de la relation client, respect de l’environnement, etc. Si vous présentez des valeurs qui correspondent à celles du candidat potentiel, vous aurez plus de chances de recruter LA personne qui conviendra au poste. Le candidat doit se dire « waouh, j’ai vraiment envie de travailler chez eux ».

2) Voici les qualités recherchées chez un candidat: dynamisme, esprit d’équipe !

D’ailleurs, parlons un peu des valeurs et qualités du candidat. De nos jours, la plupart des emplois sont en équipe, donc tous les candidats affirmeront qu’ils travaillent bien en équipe. Pour cette partie-là, laissez plutôt l’écriture à l’équipe proposant le poste. Ils sauront mieux si l’employé doit être autonome, s’il peut apprendre par lui-même, s’il doit être capable de parler en public, etc. Ne proposez pas les qualités que vous voulez voir chez tous les employés, car elles seront trop génériques. Indiquez uniquement celles qui sont nécessaires au poste.

3) En tant que développeur C++, vous serez en charge du développement d’une application interne.

Une compétence ne suffit pas pour décrire un poste. Peut-être s’agit-il d’une application de gestion, ou de logiciel embarqué pour du médical, ou pour du web ? Ca s’applique à tous types de postes, pas seulement les développeurs. Si vous ajoutez au poste le domaine visé, vous attirerez plus facilement une personne qui a les compétences recherchées, et d’autres compétences qui peuvent vous être utiles : connaissance du marché, contacts, connaissance des produits concurrents, etc.

4) Nous recherchons un candidat avec X années d’expérience.

Fixer l’âge d’un candidat peut être dangereux. En début de carrière, la différence entre deux candidats dépendra beaucoup plus du type d’emploi occupé que du temps passé, et vous risquez de vous couper de très bons candidats parce qu’ils sont encore un peu verts. Vous éliminez aussi les candidats ayant beaucoup plus d’années d’expérience que ce qui est demandé. Demandez plutôt des compétences spécifiques, qu’on ne peut acquérir qu’avec l’expérience.

5) Contacter les candidats

Pour cette partie-là, il faudra relire l’article d’Alexandre !
La plupart des messages que l’on reçoit sont du même acabit : un message générique, envoyé à une centaine de candidats repérés par mot-clef sur Monster, Viadeo ou LinkedIn (signé par une personne dont le nom ne correspond pas au compte utilisé), auxquels on demande d’envoyer un CV au format Word, ou pire, d’aller postuler sur leur site (on ne peut pas répondre directement au mail?).

Et en cas de réponse, le recruteur n’a que rarement pris la peine de lire le CV ! Je sais qu’il est compliqué de traiter une centaine de candidatures, mais en ciblant un peu plus, il y aurait moins de candidats à évaluer, et plus de chances de trouver le bon, non ?
Par exemple, pour mieux cibler des candidats dans l’environnement, postez l’annonce sur emploi-environnement.com plutôt que sur le site de l’APEC. Envoyez directement vos offres de stage aux écoles qui vous correspondent, et s’il y a de nombreuses réponses, proposez de venir faire une série d’entretiens, ça vous coûtera moins cher qu’un stand sur un forum d’étudiants.
Plus vous ciblez, moins vous aurez de candidatures à traiter, mais vous aurez d’autant plus de chances de trouver le bon candidat.

Tout cela parait caricatural, mais c’est malheureusement ce type d’annonce qui inonde le marché de l’emploi.
Du coup, pour que votre annonce sorte du lot, ce n’est pas très compliqué : oubliez l’approche « petites annonces dans un journal », et considérez vos offres d’emploi comme des outils de marketing.

De nombreuses techniques ont été élaborées pour mieux vendre, essayez de vous en inspirer : copywriting, email marketing, segmentation de marché, etc. Le futur employé est votre client le plus difficile !

Vous essayez de convaincre une personne de vous donnez ce qu’elle a de plus précieux, son temps, en échange de la possibilité de travailler avec vous. Faites-la rêver !

Oui, je gueule contre les étudiants, si je veux !

Le début de la sagesse : être, savoir, sans besoin de le crier. [Michèle Mailhot]

Le magazine d'innovation RH, Entrepreneuriat, Mobile et Médias Sociaux par Jean-NOël Chaintreuil

[Cet article a été écrit par Alexandre Delivet, fondateur de tripXP]

Chez TripXP, nous cherchons actuellement à recruter des stagiaires (comme de nombreuses entreprises) et nous sommes convaincus que c’est un très bon moyen pour les étudiants de rentrer dans le monde professionnel (je vois déjà ceux qui vont crier au scandale car moins payer qu’un CDD,… n’hésitez pas à me lancer, je peux aussi vous donner mon point de vue).

Donc, comme toutes les entreprises nous avons posté des annonces sur tout un tas de sites et nous recevons depuis des dizaines d’offres par jour. Néanmoins, nous ne sommes intéressés que par très peu de profil et pourtant… Nous pourrions en retenir bien plus si les étudiants faisaient quelques efforts. Ca me mets en rogne car après on dit que les jeunes ne trouvent pas de boulot,etc mais trop nombreux sont ceux qui ne s’en donnent pas les moyens.

Au delà des fautes d’orthographe (j’en fais aussi), voici une petite sélection de ce qu’il ne faut pas faire !

1) Ne même pas prendre le soin de changer la date d’une lettre de motivation

Je sais que chercher un stage peut, pour certains étudiants, nécessiter l’envoi d’un grand nombre de lettres de motivations et de CV. Dans ce contexte, la plupart ne personnalise pas leur lettre de motivation. Ca peut se comprendre mais c’est mieux quand ça ne se voit pas ! Ainsi si vous répondez à une offre postée mi septembre avec une lettre de motivation datée de début août, on comprend tout de suite que vous en avez en fait rien à faire du stage et que vous répondez juste à toutes les annonces possibles. Dans mon cas : poubelle.

2) Ne même pas prendre la peine de mettre un message dans un mail de candidature

Parmi toutes les candidatures, 20% ne contiennent que les pièces jointes (CV et lettre de motivations). Si vous n’avez même pas 30 secondes pour écrire un mail ou faire une copie de votre mail quasi-automatique, c’est dommage. Ca ne donne vraiment pas envie de lire le contenu des pièces jointes… Dans mon cas : 50% de chance de poubelle.

3) Présentation du CV

Il n’est pas très compliqué de bien présenter un CV et pourtant… Persuadé qu’un CV original a plus de chance de retenir l’attention des recruteurs certains se lancent dans des mises en page « originales ». Et dans 98% des cas (sauf pour des recrutements de graphiste), le résultat est catastrophique. D’autres, essayent de rester « classiques » mais prouvent en moins d’une page que la ligne « parfaite maitrise du pack Office » est absolument infondée. Dans mon cas : je considère la candidature tout de même mais ça vous discrédite.

4) Envoyer 2 fois sa candidature

Lorsqu’on est recruteur et que l’on reçoit 2 fois la même candidature, on se dit que soit la personne est très motivée, soit qu’elle envoi vraiment son CV et sa lettre de motivation à la moindre annonce et sans même noter à qui et pour quel poste ! Pas de bol, lorsqu’il n’y a pas un petit mot accompagnant (ex : En l’absence de réponse de votre part, je me permets de vous représenter ma candidature,…), il y a de fortes chances qu’on soit dans le second cas… Ca fait un peu penser aux points 1 et 2.

5) Avoir une mauvaise personnalisation du CV ou de la lettre de motivation

Un truc que je trouve pas mal aussi c’est de ne pas prendre la peine de changer des éléments de la lettre de motivation. Ainsi, répondre que vous êtes très intéressés pour un poste en marketing alors qu’il s’agit d’un autre poste ou dire « dans votre agence » au lieu de « dans votre entreprise », montre une fois de plus la considération accordée au poste à pourvoir…

Désolé, pour ce petit coup de gueule, mais un petit effort de la part de tous pourrait améliorer significativement l’employabilité des jeunes et dans ce cas précis je pense que c’est vraiment aux étudiants de se bouger.

Quand chaque difficulté rencontrée se transforme en avantage !

[Cet article est issu d’un article écrit par Alexandre Delivet, qui partage avec tous son expérience entrepreneuriale, ses idées incessantes et sa connaissance précise des modèles financiers. N’hésitez donc pas à suivre ses écrits riches et pertinents.]

Alexandre est en pleine fabrication d’un « produit mystérieux » et vient juste d’obtenir les premiers retours de l’usine.
Et là, c’est la catastrophe : dysfonctionnement du process, délais entre la commande et la réception largement hors des spécifications…

Plutôt que de voir le verre à moitié vide, il a décidé de voir ce dernier à moitié plein et nous offre ainsi ces conclusions, pleines de sagesse :

– Chaque difficulté que l’on arrive à surpasser créée in-fine une barrière à l’entrée pour de futurs concurrents.
– Plus la difficulté est grande, plus la barrière à l’entrée est élevée.

Et l’ironique Alexandre, ajoute, dans un demi-sourire que si tout était facile, ça serait pas drôle, n’est-ce pas ? 🙂

Et vous, il vous est déjà arrivé de rencontrer de grosses difficultés ? Avez-vous réussi à les transformer en avantage voire en barrières pour vos concurrents?

 – N’hésitez pas à me faire part de vos retours en commentaires et dans tous les cas, vous pouvez me suivre sur Twitter voire même sur Facebook ou LinkedIn et surtout partager cet article. Vous pouvez aussi vous abonner pour être tenu au courant de la publication des prochains billets.
Et si vous vous sentez l’âme d’un blogueur ou si vous avez simplement envie de partager vos réflexions, je vous invite à venir écrire ici !

Recruter dans la Silicon Valley selon @alexd

Le recrutement par Alexandre Delivet, suite à son Geektrip dans la Silicon Valley.

Recruter les meilleurs.
Dans la valley (comme en France), il est très difficile de recruter.
J’ai été particulièrement surpris par le niveau exigé dans le recrutement des développeurs alors qu’il y en a peu !
En France, on a tendance à dire « s’il n’y a plus de A que l’on peut recruter, on passe aux B », aux US ils préfèrent attendre et vraiment embaucher des A.
Je pense qu’on devrait faire de même.

A méditer, non?

(Pour plus d’informations, voici l’article en entier…)

La parole n’est que l’ombre de l’action

L’homme supérieur c’est celui qui d’abord met ses paroles en pratique, et ensuite parle conformément à ses actions. [Confucius]

(crédit photo : Action Man et Chupa Chups)

Actuellement aux US, je reste toujours un peu surpris de la facilité des américains à se concentrer sur l’ACTION, en faisant peu de cas de certaines considérations plus réflexives.

Je ne rentrerais pas dans la comparaison France vs. US, mais je ne choquerais personne en disant que la culture et l’environnement américains sont plus propices à cette exécution qu’en France et ce, tant en entreprise que dans le monde des startups.

Au moment même où j’écrivais ces mots, un différent oppose deux startups nouvellement lancées : SecretementVotre et SecretPoke. La première accusant la seconde de plagiat et de « parasitisme » (pour les détails, je vous invite à lire les détails sr le Blog de SecretPoke) et mon cher Alexandre a eu ces mots pleins de sagesse et de bon sens paysan – que je valide à 200% voire plus 🙂

Et pour étayer encore un peu l’importance de l’action, je me permets de reprendre une histoire de Sophie avec des grenouilles, qui m’a beaucoup plus – et j’en profite pour remercier chaleureusement Sophie pour sa permission à mon égard me permettant ainsi de reprendre l’histoire.

(crédit photo)

Deux grenouilles s’amusaient à sauter autour d’une mare.
Non loin de là, un seau plein de lait avait été abandonné par une fermière occupée à traire ses vaches.
Les grenouilles se mettent au défi de faire le saut le plus long qu’elles n’aient jamais fait.
Aussitôt dit, aussitôt fait.
Elles s’élancent pour le grand saut.
Mais… CATASTROPHE !
Les maladroites se retrouvent DANS le seau de lait…
Les parois sont lisses, glissantes.
Impossible de remonter.
La première grenouille est pessimiste.
Elle se laisse vite démoraliser : « On est foutes, on ne va jamais s’en sortir !»
– Pas question, dit la deuxième, je ne me laisserai pas abattre : je vais nager !
– Tu es folle, ça ne sert à rien, reprend la première, tu vas t’épuiser !
– Je n’ai rien à perdre. Si je ne nage pas, je vais me noyer, c’est certain ! Tandis que si je nage, on ne sait jamais, il peut se passer quelque chose…
Et la deuxième grenouille de déployer une énergie phénoménale, essayant de grimper, glissant, recommençant…
Infatigable, elle s’agite dans le lait sans se décourager.
– Tu te donnes du mal pour rien, c’est inutile ! Reprend la première. Je suis fatiguée, c’est trop dur… Autant en finir tout de suite.
Et, arrêtant tout mouvement, elle se laisse tomber au fond du seau et se noie.
Voyant cela, l’autre grenouille redouble d’énergie. « Je ne veux pas mourir, je ne veux pas mourir, pense-t-elle. Courage ! »
Mais ses forces diminuent.
La tête commence à lui tourner.
Ses mouvements ralentissent imperceptiblement.
La fatigue l’envahit.
« Encore un petit effort, avec tout le mal que je me suis donné, je ne veux pas renoncer ! »
Mais la pauvre grenouille courageuse s’affaiblit de plus en plus.
Ses gestes deviennent de plus en plus lents.
C’est de plus en plus dur.
La grenouille n’a plus de force.
Elle semble perdue.
Elle abandonne tout mouvement et se laisse tomber.
Et là… surprise : elle ne s’enfonce pas !
Le lait a durci, c’est devenu du beurre…

A méditer, non?

– N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de cette histoire ou à AGIR, en partageant votre opinion ou votre expérience, en commentaires et dans tous les cas, n’hésitez pas à retweeter cet article ou partagez-le sur Facebook. Vous pouvez aussi vous abonner pour être tenu au courant de la publication des prochains billets.

« Cash is King! » ou Comment gérer le Cash dans votre entreprise?

Trois choses sont absolument nécessaires : premièrement de l’argent, secondement de l’argent, troisièmement de l’argent.[Jean-Jacques Trivulce] – Extrait de Réponse à Louis XII

money

Pour bien terminer l’année et débuter la prochaine avec efficacité, Alexandre revient continuer sa série d’articles financiers.

A la suite de son premier article, intitulé « Cash is king » ou pourquoi le cash est l’indicateur incontournable dans votre entreprise ?, voici donc la seconde partie, plus orientée sur la gestion de ce cash, pour votre entreprise.

Comment gérer son Cash dans votre entreprise?

1. Les prévisions

Des prévisions...météo?

Des prévisions...météo?

Certaines personnes qui montent leur entreprise ont horreur des chiffres et considèrent (à tort), que le Business-Plan (a.k.a. BP) et les prévisions financières sont des outils faits pour faire plaisir aux banquiers et aux investisseurs.

C’est particulièrement dommage d’avoir ce type de considération car le BP et les prévisions financières sont avant tout des outils de gestion dédiés aux entrepreneurs.

Faire la partie chiffrée n’est pas compliquée, elle doit retranscrire les hypothèses que vous avez prises dans votre BP.

Voici quelques conseils « basiques » pour bâtir votre business plan :

– Détaillez le plus possible vos revenus et vos charges en faisant apparaître vos hypothèses. Idéalement, vous regroupez toutes les hypothèses qui s’appliquent sur tout le modèle dans un onglet séparé ou une partie de la feuille.

– Travaillez en parallèle « Compte de résultat / bilan / flux de trésorerie ».
E.g.: Je décide d’investir dans des immos en année 1, je prévois tout de suite
1. La sortie de cash pour l’achat de l’immobilisation
2. L’entrée dans le bilan sous la forme d’un actif
3. Les amortissements correspondants sur les différentes années.

Faites un focus sur le BFR en fonction des délais de règlements que vous arrivez (ou non) à négocier.

– Faites apparaître clairement votre « burn rate » (vitesse à laquelle vous brûlez votre cash) et votre niveau de trésorerie.

Une fois votre BP réalisé en suivant ces conseils : « faites lui mal ».
Que se passe-t-il si vous faites 2 fois moins de CA ?
Que se passe-t-il si vous devez payer comptant tous vos fournisseurs et que vos clients vous payent à 60 jours ? Et s’ils mettent 120 jours à vous payer ?

On a un tendance naturelle à voir les choses beaucoup plus positivement qu’elles ne se passent en réalité.

2. La réalité

(crédit photo)

(crédit photo)

Pour certains, la gestion de leur entreprise s’arrête là et ils ne regardent qu’une fois par an (au moment du bilan) la performance de leur entreprise.

Personnellement, je vous recommande de prendre au moins ½ journée par mois pour faire un point chiffré sur votre activité.

Il ne s’agit pas de passer sa vie sur Excel à se faire plaisir ou peur mais d’être pragmatique face à son activité et aussi apprendre à mieux se connaître pour améliorer ses techniques de prévision.

Pendant cette demi journée, mettez ce que vous avez réalisé dans le mois en face de vos prévisions et regarder les écarts et les causes.
Si vous vous écartez trop de votre BP et que vous ne pouvez pas « le rattraper », faites une nouvelle version (en conservant l’ancienne).
Je trouve personnellement, que le décrochage face aux objectifs est très dangereux.

Dans le cas d’une startup mieux vaut se fixer de nouveaux objectifs SMART (Simple, Mesurable, Ambitieux, Réaliste et limité dans le Temps) que de courir indéfiniment derrière un objectif que l’on ne pourra jamais atteindre.

L’inverse est également vrai avec une startup dont la croissance irait beaucoup plus vite que celle initialement prévu : si au bout de 3 mois je réalise l’objectif que je mettais fixer au bout de 10 mois, pensez-vous réellement que mes objectifs futurs correspondent à quelque chose?

Remettre à jour votre BP régulièrement vous permettra de voir par exemple si vous pouvez atteindre votre point mort de cash avec votre trésorerie actuelle.
Si ce n’est pas le cas, vous devrez sans doute faire appel à du financement extérieur et c’est souvent beaucoup plus long que prévu! Plus tôt vous savez que vous allez devoir le faire, mieux c’est.

Enfin, choisissez 2-5 KPI (key performance indicator) que vous devez toujours avoir en tête (e.g. : CA, burn rate, niveau de trésorerie, date cible de franchissement du point mort d’EBIT et de cash). Pour bien les mémoriser, calculez-les vous-même et recopiez les sur un tableau et/ou un carnet.

3. Penser « Cash »

crédit photo

crédit photo

En suivant les 2 étapes précédentes, vous devriez devenir des pros de la rentabilité et de la gestion de trésorerie.

Le vrai plus, c’est de penser cash dans la constitution de son offre ainsi que dans la gestion de sa startup.

Quelques exemples simples :
– Proposer 10% de réduction pour 12 mois d’abonnement à un service (payé à 60 jours) est plus intéressant pour beaucoup de startup que de vendre tous les mois sans réduction.
– Passer par des services totalement variables (ex : cloud computing S3 d’Amazon) est plus intéressant que d’investir dans ses propres machines même si cela revient à 5% de coût en plus.

Et vous, quels sont vos bonnes pratiques pour gérer votre cash dans votre entreprise ?

– Merci Alex 😉

– Est-ce que cet article vous a plu ? N’hésitez pas à commenter (pour demander à Alex de revenir), le retweeter et à le partager sur Facebook avec vos proches. Vous pouvez aussi vous abonner pour être tenu au courant de la publication des prochains articles.