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Il n’y a pas de maître qui ne puisse être élève. [Baltasar Gracian y Morales]


Cet article a été écrit par Marina Barreau, qui a fondé et dirige Caminea, une société de conseils et d’accompagnement de dirigeants d’entreprises, après une carrière riche et diverse, au sein de différentes compagnies dont PagesJaune SA et DG de  Mappy.
Je la remercie chaleureusement de venir partager avec nous des morceaux de son savoir. J’espère que l’article vous plaira et surtout n’hésitez pas nous le faire savoir en commentaire ou sur les réseaux sociaux !

De l’intérêt de s’occuper de ceux qui travaillent bien

L’un de mes précédents articles présentait toutes les vertus du feed-back et montrait combien c’était important.

Si on cite souvent en exemple les enfants qui, après avoir essayé vainement d’attirer l’attention de leurs parents positivement, cassent un verre ou se mettent à hurler pour que l’on s’occupe d’eux, il en est de même des adultes et donc des collaborateurs.

Eh oui on s’aperçoit que faute d’attention, l’être humain va rechercher du feed-back, même négatif !

Faisons maintenant le lien avec les « bons élèves ».

Parfois dans une équipe, le manager dépense beaucoup de temps et d’énergie à convaincre les personnes peu coopératives dans le but louable de rassembler et d’obtenir l’adhésion de tout le monde. Il lui reste alors peu de temps pour manager ceux qui adhérent à la stratégie, « avancent bien » et s’emploient à dépasser les objectifs.

Ces derniers peuvent se sentir « délaissés » et (mal) agir pour que l’on se préoccupe d’eux à défaut de s’occuper d’eux. Tout sauf l’indifférence !

J’ai rencontré dans ma carrière plusieurs collaborateurs très compétents et très motivés qui tout à coup commettaient une faute que personne ne s’expliquait. J’ai appelé cela « le syndrome des bons élèves » qui me semble bien illustrer le paradoxe.

J’ai découvert, avec l’expérience, qu’il fallait consacrer plus de temps aux collaborateurs positifs et motivés qui sont de précieux relais sur lesquels s’appuyer.

Ce sont souvent les premiers partants pour tenter de nouvelles démarches et entrainer le reste de l’équipe. C’est également une belle opportunité pour ces collaborateurs, souvent prêts à relever de nouveaux challenges, de découvrir leur talent.

Quand cela fonctionne ainsi, les équipes sont plus performantes et plus apprenantes : le changement est facilité car porté de l’intérieur. C’est bénéfique pour tout le monde.

Alors pensez pas à faire du feed-back y compris pour les très bons élèves qui, au même titre que les autres, ont besoin d’être reconnus pour s’accomplir. C’est aussi ça le management sourire !

Et vous, pratiquez-vous ce type de feed-back?