2010 : Taaadaaammm, les VŒUX-ci, les VŒUX-là…

« Il est bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu’on ne les a pas tentées. » [André Gide]

 

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Et oui…

Comme le Goncourt, la grippe hivernale ou n’importe quel pompier/éboueur/facteur avec leurs vilains calendriers où gambadent des petits chatons ou des loutres, dans des champs de coquelicots…Il reviennent…Et il faut se sacrifier aux traditionnels vœux, édition 2010 !

Trêve de blabla, je vous présente donc à toutes et à tous, mes vœux les plus sincères et chaleureux concernant vos familles, vos amours les plus belles, vos rêves les plus fous, vos passions les plus magiques…

Que tous vos souhaits et désirs, même les plus irréalistes, vous poussent à vous dépasser et à profiter pleinement de votre vie.

Que cette nouvelle année comble vos attentes, vous soit douce et riche à tous points de vues, heureuse, gracieuse, auréolée de succès et évidemment harmonieuse !

Que cette année 2010 soit le point de départ de nouvelles histoires, remplies d’amour, de rires enfantins, de rencontres magiques, de grâce, d’horizons exotiques, de chaleur à partager avec des êtres chers, d’entreprises florisantes, de rêves à concrétiser, de petits bonheurs à grappiller tous les jours et de grands bonheurs à conquérir…

Des voyages exotiques (mais prudents !) aux risottos parfumés, des concerts les plus bruyants aux romans d’amour les plus envoûtants, en passant par les idées les plus orginales et les entreprises les plus hallucinantes (de l’ascension du K2 au dépôt du statut d’auto-entrepreneur,toutes les entreprises!), soyez fous, curieux, ouverts…

Voici ce que je nous souhaite pour cette future année LEGEN…attendez, attendez…DAIRE !! (Copyright à Maître Barney)

Et pour les amateurs de géographie française : VOEU est un petit hameau appartenant au territoire de la commune de Paudy, dans le département de l’Indre et la région Centre

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Franchir la ligne ou les leçons d’entrepreneuriat d’un marathon

 Franchir la ligne d’arrivée d’un marathon est une sensation absolument hors du commun.

Distance mythique mais ô combien cruelle, franchir cette ligne au bout des 42,195 kilomètres de souffrance, de doutes et de remises en cause est l’un des sentiments les plus libérateurs et les plus jouissifs possibles. C’est la consécration, la récompense ultime de semaines, de mois, d’années de préparation, de sacrifices et de douleur.

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(crédit photo : lefigaro.fr)

Cette leçon d’humilité, de courage et de persévérance est sans aucun doute un écho à l’entrepreneuriat !
Chacune des étapes d’un marathon sont autant d’étapes pour un entrepreneur. Décomposons-les ainsi :

  • La préparation
  • Misez sur les bons partenaires
  • L’engagement
  • Le départ
  • Tenez bon ! 
  • Finir

1.    Sitôt les pré-requis validés, c’est parti pour des semaines voire des mois de préparation méticuleuse, de recherches sur vos concurrents, sur le parcours… Rien ne doit être laissé au hasard : rigueur et discipline s’imposent. Les objectifs doivent avoir été fixés (sur le temps de course ou le classement d’un côté, sur le plan prévisionnel de trésorerie ou le pitch, de l’autre), ce qui aura un impact fort sur la structuration de vos entraînements. Rappellez-vous que « les grandes choses ne sont pas accomplies par impulsion, mais plutôt par une série de petites choses mises ensemble » (Merci M. Van Gogh)

2.    S’entraîner, enchaîner les kilomètres est un incontournable. Cependant, d’autres facteurs non négligeables sont à prendre en compte tels que votre équipement (pas facile de trouver chaussure à son pied), votre alimentation, votre hydratation…
Ce qui est entièrement vrai en création d’entreprise également : beaucoup de créateurs restent concentrés (obnubilés) sur leur produit ou service principal (qui est certes important) mais peut conduire à certaines négligences sur l’équipement, la communication, l’optimisation de la trésorerie, les dossiers d’aide…
De plus, rien n’est plus motivant que de s’entraîner en groupe : chacun partageant ses expériences, ses conseils et ses expertises ; ainsi que de laisser les « autres détails techniques » à des professionnels (kinésithérapeute pour les uns, expert-comptable pour les autres)

3.    L’engagement ou plutôt le Kairos (i.e. le temps de l’occasion opportune)
Ce moment clef où le cœur bat, où nous nous jetons à l’eau, en nous disant « Just F** Do It » (Merci Nike)
Ce moment où nous nous engageons contractuellement à participer, à suer sang et eau pour que cela fonctionne, à nous demander si on aura l’énergie nécessaire pour tenir le choc et le courage de persévérer…
Ce moment où nous entrapercevons tous les obstacles à contourner, tous les plans B, C, D voire E à écrire, tous les scénarios de réussites et d’échecs, toutes nos limites…
Ce moment-là, où tout bascule !

4.    Le coup de feu retentit et vous partez, tête baissée, galvanisé par les cris de la foule…Intensité du moment, nouvelle dynamique qui se lance ! Vous êtes préparé, votre équipement est ok…Mais ne vous perdez pas, ne vous noyez pas dans l’euphorie, respectez votre rythme, capitalisez sur vos ressources, pensez au long-terme, pensez à la tortue (Merci La Fontaine)

5.    Terminer un marathon, tout comme créer son entreprise, est avant tout une question de mental : il faut dépasser sa fatigue, persévérer, trouver les ressources au fond de nous (et autour de nous) pour avancer.
A un moment (aux alentours du km 24 ou de la première année, si le marché est timide), une chape de plomb va s’abattre sur vous et vos jambes refuseront d’avancer. Pour dépasser ce point, trois stratégies s’ouvriront à vous : abandonner (pour ne pas se brûler les ailes et ainsi espérer se remettre sur une autre ligne de départ), changer de tactique (adopter un nouveau rythme, une nouvelle politique, de nouvelles orientations) ou continuer (en gardant la foi) ! Seth Godin a très bien illustré ce point dans The Dip.

 6.    Finir !
Ce qui n’est pas forcément synonyme de descendre sous la barre des 2h03min59s (record mondial, établi en 2008) ou de faire fortune et partir à Hawaï pour passer ses journées à surfer mais simplement valider ses objectifs, qui peuvent être simplement d’avoir terminé la course ou la signature de son premier client.

Dans tous les cas, quand vous vous engagez sur un marathon ou que vous créez votre entreprise, pensez avant tout à votre préparation tant physique que mentale, pensez au-delà de l’euphorie du départ, pensez à la souffrance du km 24 et demandez-vous, en votre âme et conscience, si vous réussirez à atteindre la ligne d’arrivée.

Et si, plein de courage et de persévérance, vous ne voyez que des réponses positives, alors, chaussez vos baskets et foncez !

Structure Juridique #3 : La SAS

« Une entreprise dans laquelle il n’y a pas d’ordre est incapable de survivre ; mais une entreprise sans désordre est incapable d’évoluer. » [Bernard Nadoulek]

La SAS ou Société par Actions Simplifiées est une structure proche de la SA mais sans le formalisme de cette dernière.

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Depuis la loi modifiée en Janvier 2009, les SAS constituées après cette date ne seront plus tenues d’avoir un capital social d’au moins 37 000€ mais, à l’image des SARL, il sera possible de créer une SAS à un euro.
De même,  les SAS pourront remettre des titres représentant des apports en industrie, comme les SARL.

L’avantage indéniable sur la SARL est la grande souplesse, laissée aux statuts pour organiser le fonctionnement de la SAS au plus près des besoins des associés, ainsi que d’aménager dans ces statuts les conditions d’entrée et sortie des associés.

Les statuts jouent un rôle essentiel pour bien définir et fixer toutes les règles applicables sur le partage des bénéfices (mode de souscription, évaluation a posteriori par un commissaire aux apports, contribution aux bénéfices…).

Sur un plan social, l’avantage de la SAS est de considérer les dirigeants sous un régime « assimilé salarié » i.e. bénéficiant du régime de Sécurité Sociale et de retraite.

L’un des inconvénients des SAS est l’obligation pour certaines d’avoir un commissaire aux comptes (CAC), notamment les structures dont le chiffre d’affaires ou l’effectif dépassent certains seuils, en fin d’exercice.

Paroles de créateur : « Nous avons décidé de nous adjoindre les services d’un CAC et ce, dés le dépôt des statuts. Bien que représentant un coût non négligeable au départ, cela nous a permis de renforcer notre sérieux et notre crédibilité financière. Ainsi, lors de notre tour de table (pour croissance), le dossier comptable et financier n’a été qu’une formalité administrative; ce qui été très apprécié et rassurant par nos investisseurs. » [Anthony S., CEO de DR SAS]

Le second inconvénient réside dans les démarches de création (rédaction des statuts, enregistrement, annonce légale, dépôt…) et un point à surveiller est bien entendu la rédaction des statuts, qui, à trop être libre, peut être risquée.

Reprenons nos 6 points de comparaison :

Nombre minimum d’associés 2 associés minimum.
Montant minimum du capital social 1 € minimum.
Librement fixé par les associés.
Gouvernance de la structure Les associés déterminent via les statuts, les modalités de décisions.
Certaines décisions plus importantes sont prises de manière collective.
Régime Social des dirigeants de la structure Le dirigeant est assimilé salarié
Obligations comptables et financières Bilan, comptes de résultats, rapport du commissaire aux comptes, rapport de gestion approuvé par les associés et le tout déposés chaque année, au greffe.
Evolutivité de la structure Facilité d’introduction de nouveaux associés et/ ou investisseurs.
Pour la cession des parts, bien penser à inclure les conditions dans les statuts.

 

Et vous, quels sont vos retours sur la SAS?

Pour retrouver les autres statuts :
  –         SARL
  –         SA

Faire confiance à ses choix ou comment faire juste dans un monde d’intérêts particuliers et divergents

La petite histoire du vendredi, pour occuper vos pensées du week-end!
(crédit wikimedia pour l’image, librement inspiré de Jean de La Fontaine: Le meunier, son fils et l’âne et merci à cath_woman pour le titre!)

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Un vieillard et son fils décident de vendre leur âne. Ils partent donc à la foire aux ânes, dans le village voisin.

Dépassant des gens sur leur route, ils entendent dire:
« Regardez ces deux imbéciles qui vont à pied, quand ils pourraient voyager assis sur leur âne? »

Le vieillard trouve l’idée juste.
Lui et son fils montent sur l’âne et continuent leur route.

Bientôt ils dépassent un autre groupe.
« Regardez ces paresseux » dit quelqu’un, « ils brisent le dos de ce pauvre animal ».

Le vieillard réfléchit un instant et trouve qu’il est plus sage que le fils descende et que seulement lui-même reste sur l’âne.

« Quel égoïste que ce père! », entendent-ils remarquer dans un troisième groupe.
« Il laisse son fils marcher à pied au lieu de lui céder sa place ».

Là-dessus le père descend et cède sa place à son fils.
Ils continuent leur route.

« Et voilà un père qui ne sait pas apprendre à son fils le respect de ses parents », dit un spectateur qu’ils rencontrent sur leur chemin.

Là-dessus le vieil homme et le jeune garçon réfléchissent et trouvent une autre solution.
Ils lient les sabots de l’âne et le suspendent à une perche qu’ils portent sur leurs épaules.
A la fin de l’après-midi, ils arrivent épuisés à un pont.
Tandis qu’ils traversent la rivière les liens de la perche, retenant l’âne, se rompent et l’animal tombe dans l’eau et se noie.

Morale de l’histoire : « Tenter de plaire à tout le monde, c’est se préparer à des échecs successifs. »

Dans la vie, quand on se fixe un but et que l’on se donne les moyens de le réaliser, on ne doit pas vouloir absolument contenter tout le monde! De même, n’attachez pas trop d’importance à certains « bons conseils d’ami » ou autres paroles entendues, au bord du chemin!

PS : Et le statut de la SAS arrive, ne vous inquiétez pas!

Structure Juridique #2 : La SA

La SA ou Société Anonyme est avant tout une structure pour les entreprises de grande envergure, tant d’un point de vue financier qu’humain. Elle concerne les projets ayant besoin d’importants capitaux et d’une forte crédibilité.

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La SA nécessite a minima 7 associés et un capital de 37 000 €, ainsi qu’une organisation de direction collégiale.

 La SA est la structure inspirant le plus confiance aux investisseurs, la plus avantageuse sur le plan social pour les dirigeants et la plus calibrée pour se développer.

De même que la SARL (avec un facteur multiplicateur non négligeable), le formalisme de création (rédaction des statuts, enregistrement, annonce légale, dépôt…) et la rigidité des règles de fonctionnement (assemblée générale, publication aux greffes…) sont les inconvénients majeurs.

Reprenons nos 6 points de comparaison :

Nombre minimum d’associés 7 associés minimum.
Montant minimum du capital social 37 000 €
Gouvernance de la structure La direction est assurée par un Conseil d’Administration, composé de 3 à 18 membres, tous actionnaires.
Le Directeur Général assure la gestion de l’entreprise.
Certaines décisions et l’approbation des comptes sont réalisés par les actionnaires.
Régime Social des dirigeants de la structure Le Président et le Directeur Général sont salariés.
Obligations comptables et financières Bilan, comptes de résultats, rapport du commissaire aux comptes, rapport de gestion approuvé par l’assemblée générale après communication aux actionnaires.
Evolutivité de la structure Structure déjà très complète et ouverte.

 

Et vous, quels sont vos retours sur la SA?

Structure Juridique #1 : La SARL

« Le monde n’a peut être pas de sens, mais il a des structures, et tout est là! » [Jean-Claude Clari]

 

 

La SARL ou Société A Responsabilité Limitée est la structure juridique la plus répandue en France.

Elle concerne et s’adapte à de nombreuses situations et activités, c’est le modèle « fourre-tout ». Et comme son nom l’indique, en limitant la responsabilité des associés à leurs apports, elle offre ainsi une certaine protection.

La SARL est la structure la plus adaptée aux entreprises avec un fort potentiel de développement et de croissance. Elle s’adresse tant aux artisans et aux industriels (avec des investissements en matériel et stocks) qu’aux commerçants et sociétés de services.

C’est une structure évolutive car elle permet de manière simple, l’embauche de nouvelles personnes et l’introduction de nouveaux associés ou investisseurs.

La SARL est avant tout une structure d’association, de mise en commun, nécessitant peu de capitaux de création et protégeant chacun, à hauteur de ses apports.
La stratégie de l’entreprise et le capital social sont définis de manière conjointe par les associés.

Le formalisme de création (rédaction des statuts, enregistrement, annonce légale, dépôt…) et la rigidité des règles de fonctionnement (assemblée générale, publication aux greffes…) sont les inconvénients majeurs.

Reprenons nos 6 points de comparaison : 

Nombre minimum d’associés 2 associés minimum.
Montant minimum du capital social 1 € minimum.
Librement fixé par les associés, dont 20% versés au moment de la création.
Gouvernance de la structure Les associés nomment le ou les  gérants aux conditions indiquées dans les statuts, qui prennent les décisions de gestion courantes. Certaines décisions plus importantes sont prises en assemblée générale.
Régime Social des dirigeants de la structure Le gérant minoritaire peut être salarié.
Le gérant majoritaire est un travailleur non-salarié.
Obligations comptables et financières Bilan, comptes de résultats, rapport du commissaire aux comptes, rapport de gestion approuvé par les associés et le tout déposés chaque année, au greffe.
Evolutivité de la structure Facilité d’introduction de nouveaux associés et/ ou investisseurs.
Pour la cession des parts, bien penser à inclure les conditions dans les statuts.

 

Et vous, quels sont vos retours sur la SARL?