Scwheppes, Storytelling et Court-métrage ou l’investissement marketing remarquable d’une marque via le Storytelling

« Les seules belles histoires d’amour sont les vraies et les histoires vraies sont banales. » [Roch Carrier]

Une image valant mieux qu’un long discours et par extension, des images animées avec de la musique (i.e. une vidéo!) valent mieux qu’une image…

Voici un court métrage réalisé pour Schweppes, titré SIGNS, racontant la vie, fort banale, d’un jeune employé en quête d’amour. La rencontre avec une jeune employée va transformer son quotidien en une belle histoire romantique.

Je vous laisse pour presque 12 minutes de pur plaisir 😉

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x89l8g_signs-vostfr-pub-schwepps_fun[/dailymotion]

Avez-vous pu entrapercevoir la marque  Schweppes dans ce magnifique court-métrage?
(perso, la premiére fois, j’ai dû vraiment chercher quelle marque était mise en avant…)

Elle n’apparaît que furtivement et dans une seule scène et ce, pour un budget probablement non négligeable!
Les publicitaires de Schweppes sont-ils fous?

Point du tout! Schweppes, à travers ce court-métrage émouvant, touche à l’essence même du storytelling.

Loin des clameurs de supériorité, de la surenchére face à leurs concurrents, de la démonstration poussif des bienfaits de la boisson pour le sport ou le ménage, Schweppes, à travers ce court-métrage, joue sur l’émotion, la sensibilité, le rêve, un peu d’humour et surtout l’amour (décidement, amour et storytelling font bon ménage!) : le meilleur argument de vente, non? 😉

Simplement, la marque (Schweppes, ici) parie sur la viralité, le partage, pour créer le buzz et l’émotion, pour, ainsi augmenter son impact affectif sur ses futurs consmmateurs.

Et vous, est-ce que vous adhérez?

De la protection de ses idées par l’enveloppe Soleau : une solution certes limitée mais simple, rapide et économique

« L’idée finit quelquefois par dominer le canon, mais privée de la protection du canon elle reste sans force. » [Gustave Le Bon]

protection(crédit photo)

Au cours d’une discussion avec Bruno, celui-ci me racontait l’histoire d’un apprenti-créateur en pleine création (doux pléonasme…) sur une idée tellement géniale, tellement brillante, tellement extraordinaire (non-dit implicite, qui va ramener tellement de cash !) qu’il ne pouvait absolument pas en parler ! Hm!

Et bien entendu, la discussion ne se passait pas dans un salon d’entrepreneurs mais simplement au cours d’une soirée entre amis, pour la plupart déconnectés de ce monde d’entrepreneuriat et autres idées brillantes ou fumeuses.

Ce mystère autour de l’idée (qui pourrait être exploité par Google, qui aurait entendu la conversation avec ses satellites espions : Mel, sors de ce corps ! ) a beaucoup amusé Bruno, qui me l’a rapporté, de manière fort ironique.

Je ne reviendrais pas sur les bienfaits de plusieurs cerveaux autour d’une même idée, au cours de séances de confrontations, de brainstorming

Mais plutôt sur une étape basique de protection de vos idées : l’enveloppe Soleau.

Soleau

(crédit photo)

 

L’enveloppe Soleau est un marqueur de datation, reconnaissant l’antériorité d’une idée, d’un concept, d’un modèle ou d’une oeuvre, en France, déposée à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI)

L’enveloppe Soleau (et non pas Solo ou solo) n’est en aucun cas un brevet  ou un titre de propriété intellectuelle ; i.e. il n’y a pas de droit exclusif de l’invention mais simplement un droit d’exploitation en nom propre.

Constituée de deux compartiments (l’un pour l’INPI et l’autre pour vous), elle doit contenir au maximum 7 feuilles A4, décrivant de manière exhaustive ce que vous voulez dater. Aucun corps durs (cartons, trombones, agrafes…) ne doit être enfermé dans l’enveloppe.

De formalité peu contraignante, de faible coût (15€ l’unité), toute personne est autorisée à la déposer (par courrier, à l’adresse imprimée sur l’enveloppe ou directement à l’INPI), à tout moment, auprès de l’INPI, qui authentifie la datation au laser et renvoie la partie du dépositaire, qui ne doit pas la décacheter !

Archivée durant 5 ans, il est possible de la renouveler une fois et en cas de litige ou de contestation, le tribunal compétent est saisi et une demande de désarchivage parvient à l’INPI, pour acter l’enveloppe en tant que preuve.

N’hésitez pas à faire part de vos remarques sur vos utilisations de l’enveloppe Soleau!

Et avec ça, vous vous sentez mieux protégé et prêt à répandre vos idées ?

Tant qu’il y aura des livres : Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois

« Tout le monde manipule tout le monde et c’est ce qui rend la politique dangereuse et passionnante à la fois. »  [Bruno Kreisky]

the_mentalist_05(crédit image)

En suivant les aventures ordinaires de Madame O. (rien à voir avec le film d’horreur asiatique homonyme) en Dolmatie, qui peine à ne pas se laisser manipuler dans son quotidien (tant par d’honnêtes commerciaux que de sympathiques mendiants), Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois décrivent habilement les mécanismes de manipulation et de persuasion, que nous subissons réguliérement.

Dans cet essai, les  deux psycho-sociologues nous expliquent les tenants et aboutissants de plusieurs techniques basiques de manipulation telles que le piége abscons, le pied dans la porte (demande trés peu coûteuse facilement acceptée suivie d’une demande plus coûteuse acceptée, de par l’engagement ressenti précédemment) ou la porte au nez (demande fort coûteuse suivie d’une demande moins coûteuse donc plus facilement acceptable), afin de les comprendre puis de s’en prémunir.

Un exemple, plus parlant dans le domaine professionnel :
Il est trés dur d’avouer à son supérieur que nous avons choisi une solution technique aberrante pour notre projet. C’est pourquoi nous préférerons nous accrocher à notre première décision et à la défendre coûte que coûte, au besoin par des mensonges. On appelle « escalade d’engagement » « cette tendance que manifestent les gens à s’accrocher à une décision initiale même lorsqu’elle est clairement remise en question par les faits. »
Et si le monde de l’entreprise semble souvent produire des décisions absurdes, c’est parce que personne n’ose jamais avouer ouvertement que telle décision était stupide!

Les détails techniques:
Il est paru en 1987 puis réédité en 2002, aux Presses Universitairs de Grenoble. Il coûte 20€ et vous pouvez le trouver sur Amazon ou dans toutes les librairies.

petit_traite(crédit image)

Mon avis:
J’ai adoré ce livre; bien que de lecture un peu abrupte (ça change de la forme romancée du dernier), il est très bien construit, les exemples sont clairs et marquants. A la manière d’un disctionnaire de techniques, on apprend les ressorts scientifiques des manipulations comportementales et environnmentales (commerciaux, publicistes…) pour nous permettre de ne plus tomber dans le panneau voire d’élargir nos expériences.

Je citerais également la critique d’Actuel : « Comprendre comment fonctionne un piège abscons, c’est déjà commencer à y échapper. »

Je le conseille donc, sans hésiter, à tout le monde, afin d’éviter les piéges abscons, les pieds dans les portes et autres techniques de manipulation, rencontrées dans notre quotidien !

En amont des outils, il y a l’usage… Et en amont de l’usage, il y a la stratégie…

« Celui qui n’a pas d’objectifs ne risque pas de les atteindre » [Sun Tzu]

 strategie
(crédit image)

Rebondissant allégrement sur l’article de Bruno autour du web en tant qu’outil  et le lancement de Google Buzz, je tenais, avant tout, à insister sur l’importance de la réflexion et de la stratégie en amont de l’utilisation des outils.

« Hannn, tout le monde est sur Facebook, donc moi aussi ! »
« Hannn, tout le monde a un compte
Twitter, donc moi aussi ! »
« Hannn, tout le monde a un
Community Manager, donc moi aussi ! »

Mais pour quoi faire? Dans quel but, vous lancez-vous?
Pour attirer des nouveaux clients? Pour converser? Pour faire de la veille stratégique? Pour trouver de nouveaux associés?
Chaque usage d’outils se doit donc d’être pensé en amont, en suivant quelques lignes basiques.

Loi #1 : Une stratégie d’usage se pense préalablement à l’usage lui-même.

Il ne viendrait à l’idée de personne de prendre une tronçonneuse et sans aucune vérification préalable, d’aller couper un jeune hêtre dans la forêt. Et pourtant, c’est exactement ce qui se passe pour les usages du web!
La plupart des utilisateurs foncent vers l’outil puis aprés les gazouillis du départ (et le côté nouveau de chaque outil) se déclarent déçus, interloqués, perdus, assourdis par le bruit et le volume d’informations inutiles.
Or, le point zéro d’une stratégie est bien entendu la définition des objectifs de la dite stratégie.
Et le monde virtuel n’échappe pas à cette règle. Il ne sert à rien de mettre en avant une technologie ou un outil si, on ne sait pas comment l’utiliser ni ce qu’on attend d’elle ou de lui.

En bref, rien de plus contre-productif que de mettre en place une stratégie conversationnaliste pour une entreprise qui ne veut pas ou ne se donne pas les moyens de converser.

Loi #2 : Ne visez pas la quantité mais la qualité

(Bien sûr, mon point s’ouvre sur les outils mais pourrait également s’appliquer sur d’autres sujets…)

Rien ne sert d’avoir un Blog, un Flick, un Dailymotion, des comptes Twitter, des pages fan de Facebook, un Delicious, un Viadeo, un LinkedIn, un Slideshare, un Viméo et j’en passe…
Si ce n’est pour ne rien comprendre à leurs utilisations, donc, ne rien comprendre à leurs usages, donc, perdre en crédibilité, de par la pauvreté de sa conversation (incluant les photos, vidéos et autres ressources de partage)

Conclusion

Pensez stratégie le plus tôt possible pour cadrer au plus juste l’usage de vos outils.
Définissez-vous des objectifs tant quantitatifs que qualitatifs, basés sur la méthode SMART.
Suivez ces objectifs au travers d’indicateurs clairs.
Et enfin, choisissez vos outils en fonctions de vos objectifs et non pas sur un effet de mode!

Et à chaque action de votre part, posez-vous la question : est-ce que l’usage que je vais en faire répond à ma stratégie ?

Google, Storytelling et Amour : le cocktail détonnant d’une vidéo pré-Saint-Valentin!

La foudre et l’amour laissent les vêtements intacts et le coeur en cendres. [Proverbe espagnol]

En toute simplicité, Google se lance dans le storytelling avec un simple écran de recherche et Paris – ville de l’Amour, du Romantisme et du French Kiss 😉 

Simplicité, émotion, envie de partager : c’est un coup de maître!

A s’inspirer de toute urgence !

 

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=nnsSUqgkDwU[/youtube]

Passe d’arme pour le Sénat au Massachussets ou comment la politique devrait tirer des enseignements des basiques de la Vente.

« Les campagnes électorales sont une excellente occasion de dire n’importe quoi, que ne surpassent peut-être que les lendemains d’élections. » [Jean Dion]

3_singes(crédit image)

Bien que n’étant pas américain, ni ne vivant aux US,  il m’arrive de m’intéresser quelque peu à la politique américaine.  L’élection sénatoriale de Janvier 2010 a marqué un tournant sur le chemin Barack-Obama-ien, plutôt dynamique et ascendant jusque là, voire même une sérieuse égratignure pour le parti Démocrate.

En effet, pour la première fois depuis quelques années, le bastion démocrate qu’est le Massachussets est passé sous pavillon républicain – dirigé par Scott P. Brown, au détriment de la candidate démocrate – Martha M. Coakley – pourtant, donnée favorite.

De cette défaite, trois leçons basiques sont à retenir :

1. Jamais, oh, grand jamais, ne considérez vos clients pour acquis.

Vos clients sont la base de votre entreprise. Vous devez les écouter, les chouchouter, les prendre en considération, les fidéliser.
Vendre un service, une fois à un client, c’est bien. Vendre des services (le même ou d’autres), plusieurs fois au même client, c’est la clef du succès.
Vous devez donc entretenir cette relation et en aucun cas, la négliger ou la considérer comme acquis.
Chaque jour, vous devez remettre en cause ce lien et vous battre pour, sinon, vous courrez à la catastrophe et prenez le risque de grandes déceptions – à l’image de Martha, qui pensait ses électeurs démocrates acquis à sa cause, de par leurs cartes de membres.

 2. Ecoutez, répondez, conversationnez!

De même, Martha n’a jamais pris le temps (ou trop peu) de se poser pour écouter ses électeurs, leur répondre et simplement converser avec eux. Elle méprisait les bains de foule – a contrario de Scott – et préférait les soirées élitistes, en petit comités (de lobbyistes)

L’émergence des média sociaux et des stratégies conversationnalistes dans la politique, le marketing ou les ventes n’est pas le fruit du hasard ou le lobbying intensif de publicitaires fashions : c’est une réponse adaptée à un réél besoin de communication réciproque et d’échanges d’informations, validées par la communauté.

Pour creuser ce point, je renverrais vers Nunalik, le blog d’une n-ethnologue devenue Community Manager, qui aborde les points de jonction entre réseau, discussions et média sociaux  ainsi qu’un article publié par Grégory Pouy sur son blog autour des stratégies de discussions.

3. La confiance se gagne. Elle ne s’hérite pas ni ne s’impose.

De manière un brin redondante avec le premier point, toute entreprise se doit de se construire autour de ses clients.
Et une carte de parti ou un achat ponctuel ne sont pas des gages d’adhésion pleine et complète au projet de l’entreprise ou des politiques (il suffit de voir les tentatives des partis politiques français de s’inscrire dans une stratégie de conversations avec ses lecteurs)
Il faut être innovant, attentif et créatif pour conserver cette dynamique de relation entre l’entreprise et ses clients.

Prenons comme exemple, Starbucks.
Pas facile d’imposer une stratégie gagnante dans un pays où le café est pris chez soi ou rapidement au comptoir de son troquet préféré (France, douce France…)
Du coup, on bouscule sa structure pour offrir aux clients ce qu’ils veulent. « Nos clients peuvent personnaliser leurs boissons selon leurs goûts et leur volonté. Ils choisissent les doses d’expresso qui leur conviennent, aromatisent leurs boissons avec des sirops […] Les possibilités sont infinies. » (Philippe Sanchez, DG de Starbucks Coffee France SAS). Tout est là !
Et les clients français ont pris confiance et sont maintenant bien attachés à la marque.
La preuve par les chiffres, ci-dessous, en conclusion. What else!

 

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