Innovation distinguishes between a leader and a follower. [Steve Jobs]

(L’imitateur Canteloup)

Pour terminer la semaine, quoi de mieux que de donner un peu de grain à moudre à vos cellules grises.

Pour commencer, le brillant excellent impertinent « magique » article de l’agence de storytelling Socultstudio qui nous propose une investigation sur le terrain, sur les petites phrases assassines entendues par « ceux qui bossent dans le digital (qui mettent vraiment les mains dedans, pas ceux qui en parlent, hein) (…) Ces phrases qui montrent que votre client, voire même votre collègue de bureau, ne comprend vraiment rien à Internet. Ces phrases qui existent pour presque tous les métiers du digital, de la stratégie à la réalisation en passant par la création et même le storytelling transmedia.
Merci à Celina et Mrolivier pour leur article ci-dessous. Ca sent le vécu… »

L’article est publié sur le blog de Cyroul  : « Tu Comprends, C’est pour le Web »

 (J’adore le robot de SoCult)

 

Je continuerais avec un article en anglais sur l’usage de la gamification par Al Gore, pour dénoncer les méfaits des changements climatiques. Article que je juge intéressant car il démontre encore une fois l’impact que va prendre la gamification (i.e. les mécanismes de jeu) dans des domaines plus sérieux, avec des visées pédagogiques.

 

(Âne Wolly)

Je terminerais par une fable de Jean de La Fontaine (Fable X, Livre II) :  L’ Âne chargé d’éponges et l’Âne chargé de selEt qu’elle vous plaira autant qu’à moi !
J’aurais presque pu l’utiliser pour répondre à Alexandre et Julien, sur le challenge de l’imitation. Bref, régalez-vous !

Un ânier, son sceptre à la main,
Menait, en empereur romain,
Deux coursiers à longues oreilles.
L’un, d’éponges chargé, marchait comme un courrier;
Et l’autre, se faisant prier,
Portait, comme on dit, les bouteilles :
Sa charge était de sel. Nos gaillards pèlerins
Par monts, par vaux, et par chemins,
Au gué d’une rivière à la fin arrivèrent,
Et fort empêchés se trouvèrent.
L’ânier, qui tous les jours traversait ce gué-là,
Sur l’âne à l’éponge monta,
Chassant devant lui l’autre bête,
Qui, voulant en faire à sa tête,
Dans un trou se précipita,
Revint sur l’eau, puis échappa;
Car, au bout de quelques nagées,
Tout son sel se fondit. si bien
Que le baudet ne sentit rien
Sur ses épaules soulagées.
Camarade épongier prit exemple sur lui,
Comme un mouton qui va dessus la foi d’autrui.
Voilà mon âne à l’eau; jusqu’au col il se plonge,
Lui, le conducteur et l’éponge.
Tous trois burent d’autant : l’ânier et le grison
Firent à l’éponge raison.
Celle-ci devint si pesante,
Et de tant d’eau s’emplit d’abord,
Que l’âne succombant ne put gagner le bord.
L’ânier l’ embrassait, dans l’attente
D’une prompte et certaine mort.
Quelqu’un vint au secours: qui ce fut, il n’importe;
C’est assez qu’on ait vu par là qu’il ne faut point
Agir chacun de même sorte.
J’en voulais venir à ce point.

Et vous, qu’avez-vous lu d’intéressant cette semaine?

(En passant, je suis également en recherche de personnes ayant un excellent rédactionnel français et anglais, des talents de mise en page et de design, ainsi qu’ayant quelques connaissances sur les médias sociaux… Si vous collez à ce profil, n’hésitez pas à m’écrire : jnchaintreuil@gmail.com et nous pourrons ainsi discuter des opportunités. A bientôt!)