[Management de Soi] Le stress, une fatalité?


En période de stress, les femmes parlent sans réfléchir. Les hommes, eux, agissent sans réfléchir. [Allan Pease]

Pin It

Le stress, un sujet qui fait couler beaucoup d’encre ! Mais que sait-on exactement de lui ?

Alors un petit test : parmi les 10 affirmations énoncées ci-dessous, sauriez vous distinguer les justes des fausses ?

1. Le stress est une maladie
2. Un manager stressé est un manager stressant
3. Le stress est une question de caractère, on n’y peut pas grand-chose
4. Une des principales ressources pour gérer son stress repose sur son entourage
5. Le stress dépend uniquement de l’environnement
6. Je ne montre jamais mon agacement, et je garde tout pour moi, donc je ne suis pas stressé !
7. Les femmes sont plus stressées que les hommes
8. Les cadres sont plus stressés que les non cadres
9. Ceux qui réussissent ne sont jamais stressés
10. Le stress est uniquement provoqué par des grands évènements de vie

Vous avez deviné ?

Voyons si nous sommes d’accord :

1. Le stress n’est pas une maladie. Il est au contraire une condition de notre adaptation à l’environnement. En revanche, y être exposé durablement peut engendrer des troubles physiques et psychologiques.

2. Un manager tendu a tendance à faire redescendre la pression qu’il reçoit sans la filtrer. Il devient alors, même involontairement, un agent stresseur.
Sachant qu’une attitude soutenante du manager a un réel effet sur la santé des collaborateurs et que la motivation est, selon le docteur Philippe Rodet – médecin urgentiste, consultant, auteur de « Se libérer du stress : un médecin urgentiste raconte » aux éditions Eyrolles, le plus puissant outil pour prévenir l’installation du stress au travail, on ne peut qu’encourager les managers à préserver leur capital « équilibre / santé ».

3.Le stress n’est pas une fatalité. Certes, chacun de nous est prédisposé ou habitué à réagir d’une certaine manière aux déséquilibres et contraintes mais nous pouvons tous apprendre à changer nos perceptions et nos modes de réponse.

4. Nous disposons de 2 types de ressources pour faire face au stress : nos propres ressources et celle que constitue notre entourage. Le soutien des autres, qu’il soit une présence, une écoute, un encouragement, une aide concrète, tient une place essentielle et souvent méconnue dans l’installation et le vécu du stress.

5. Faux! Certes, l’environnement nous met des bâtons dans les roues ! Mais comme le souligne Epictète,

Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements relatifs aux choses.

Nous sommes les meilleurs acteurs de notre quiétude intérieure, même si nous avons souvent l’impression contraire !

6. Intérioriser ses émotions ou taire ses difficultés ne signifie pas que l’on est calme et serein ! La vie est immanquablement faite de contrariétés, de frustrations et garder pour soi ses ressentis génère du stress…qui ne se voit pas et nous « pollue » insidieusement. Parler permet d’évacuer des sources de stress, d’alléger leur poids.

7. 8. Chacun d’entre nous, homme ou femme, cadre ou non cadre, est soumis au stress. Toutefois, les réactions peuvent être différentes. Ainsi, en situation de stress, les réponses des femmes, notamment intellectuelles, seraient plus performantes – étude parue en décembre 2010 dans le Journal of Applied Social Psychology, grâce à une hormone, l’ocytocine, dont l’effet est amplifié chez elles. En revanche, elles présenteraient des risques cardiovasculaires plus élevés – étude menée par le Centre de recherche de l’Institut de Cardiologie de Montréal (ICM) et par le Département de psychiatrie de l’Université de Montréal (UdeM).

9. Réussite et sérénité ne font pas systématiquement bon ménage. Parfois-même, réussir provoque du stress et notamment lié à la peur d’échouer. Là encore, tout dépend du regard que l’on porte sur la situation et sur nos capacités d’y faire face.

10. Certains événements douloureusement marquants (deuils, divorces, licenciements…) sont facteurs de stress. Néanmoins, toute situation, parfois anodine pour l’entourage, peut générer un fort stress chez l’individu qui y est confronté. Gardons nous de tout jugement !

Finalement, reconnaître et comprendre le stress, sans le nier et sans le diaboliser non plus, est peut-être le premier pas vers la prévention.

, , , , ,

  1. encore de commentaire.
(ne sera pas publié)