L‘écoute active, vous pratiquez?


Il faut écouter… Parler, écouter, écrire, tout ça est évidemment la même chose. Les tableaux s’écoutent aussi. Ils sont faits pour être vus mais plus encore pour être écoutés. [Philippe Sollers]

Cet article a été écrit par Marina Barreau, qui a fondé et dirige Caminea, une société de conseils et d’accompagnement de dirigeants d’entreprises, après une carrière riche et diverse, au sein de différentes compagnies dont PagesJaune SA et DG de  Mappy.
Je la remercie chaleureusement de venir partager avec nous des morceaux de son savoir.
J’espère que l’article vous plaira et surtout n’hésitez pas nous le faire savoir en commentaire ou sur les réseaux sociaux !

Un de vos collaborateurs traverse une période difficile : il a l’esprit maussade et se renferme dans un mutisme inhabituel. Que faire ?

Faire comme si de rien n’était ? Au risque de paraître indifférent…
Le rassurer ? En craignant de paraître intrusif…
Le blâmer ? Et le démoraliser encore plus…

Bon, c’est décidé, vous engagez le dialogue et abordez le sujet car, vous en êtes sûr, il faut en parler.

Votre objectif est clair : remotiver votre collaborateur pour qu’il retrouve toute son énergie afin de redresser la situation.

Quels moyens allez vous utiliser? Je vous propose l’écoute active qui est sans aucun doute l’une des meilleures options possibles.

Ecouter avec attention a de multiples vertus : donner à son interlocuteur l’occasion d’être entendu voire compris sans être jugé, en construisant les bases solides d’un dialogue efficace.
Ecouter votre collaborateur vous permet également de voir dans quelle phase émotionnelle il se trouve : colère, tristesse, culpabilité…

Rappelons nous que l’émotion est naturelle, spontanée et contagieuse et c’est là qu’intervient toute la force de l’écoute active : pouvoir l’exprimer permet souvent de la dépasser.

Le complice de l’écoute active est bien sûr le silence, à utiliser après une question ouverte. La première réponse, spontanée correspond à la partie émergée de l’iceberg :

- Comment allez vous ?
– Pas trop mal.

Quelle que soit la réponse, elle est insuffisante, emprunte de généralités et nécessite une autre étape pour être complète.


Le silence le permet. Pour ce faire, vous pouvez relancer tout simplement en reprenant les derniers mots :

Pas trop mal ?

Et c’est là qu’intervient la deuxième étape :

Une phase de silence en adoptant une posture d’écoute : attitude positive intérieure et contact visuel pour favoriser l’expression de l’autre.

Votre interlocuteur va alors pouvoir parler de ses vraies préoccupations, de son ressenti et ainsi construire les bases de nouveaux possibles.
L’écoute active permet de mieux comprendre et, pour l’interlocuteur écouté, de mieux se comprendre.

A utiliser sans modération ! Elle évite voire dénoue des situations difficiles et permet également de construire un vrai dialogue, source de motivation et d’engagement.

Et vous, savez-vous écouter activement?

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