L’amour n’est beau que s’il est un peu bagarreur (…) [Federico Moccia]

J’ai envie de toi est une comédie romantique (et la suite de Trois mètres au dessus du ciel) de Federico Moccia.

Il a été édité chez Le Livre de Poche, en juin 2008 et comporte 573 pages.

Son auteur:
Federico Moccia est un peu le Marc Lévy italien 🙂
Issu de l’univers télévisuel, il écrit son son premier livre – Trois mètres sur le ciel – en 1992, qui devient un succès reconnu (Prix Tour de Castruccio, section Narratifs 2004 et Prix Insula Romaine, section Jeunes Adultes 2004) et international (tous les pays d’Europe ainsi qu’au Japon et au Brésil).
En 2006 sort donc son second roman, J’ai envie de toi, qui s’est écoulé à plus d’un million d’exemplaires, a remporté le Prix Cimitile (actualité) et est devenu un film à grand succès en 2007.

La 4ème de couv’:
Step est de retour à Rome après deux ans d’exil à New York.
Il s’installe chez son frère et retrouve ses anciens amis.
Personne ne l’a oublié. Step est une légende vivante : beau gosse au cœur tendre, le coup-de-poing facile et la rage au cœur, il est leur idole.
Un soir, il rencontre Gin qui essaie maladroitement de lui voler quelques euros. D’abord fou de rage, Step tombe vite sous le charme de Gin la rebelle…
Elle possède ce petit grain de folie qui lui fait voir la vie en rose. Lui joue les durs pour mieux se protéger.
Leur relation est à la fois violente et tendre, ils se provoquent sans cesse mais ne peuvent se passer l’un de l’autre.
Mais Step est plus vulnérable qu’il ne l’imagine.
Quand Babi, la fille qu’il a aimée autrefois, lui parle de son prochain mariage avec un autre, il tombe dans le piège…

(Source: Europe1)

J’en pense quoi?
J’hésitais sur le choix du Roman de ce dimanche, quand plusieurs petits échanges m’ont amenés à vous parler de ce roman italien :

1. La bande-son du film Trois mètres au dessus du ciel n’est autre que le fabuleux Angel de Sarah Mclachlan – un bijou pour les oreilles de ce dimanche !
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=7LRwCc9Tw-M[/youtube]

2. Comme vous pouvez le voir sur la photo précédente, l’un des sujets fut les cadenas du Pont des Arts, à Paris.
L’une des origines potentielles de ce phénomène trouve sa source dans ce livre de Frederico, où le héros et l’héroïne accrochent un cadenas avec leur nom sur un lampadaire du Ponte Milvio près de Rome, s’embrassent et jettent la clé dans les eaux du Tibre. Où est le vrai du faux? Mystère…

Encore une fois, certes, ce n’est pas l’un des événements littéraires de cette décennie mais ne vous attendez pas non plus à une bleuette sans épaisseur ou un conte de fées moderne, aux abords de guimauve.
Frederico trace ici, les contours d’une jeunesse actuelle romaine, un peu paumée, certes attachante, mais avant tout violente et vulgaire. Son roman possède un vrai souffle et une vision pertinente de cette jeunesse hésitante et en détresse.

A l’image de la vie, ce roman est tendre et brutal, à la fois.

Donc, sautez sur votre Vespa et suivez les pas de Stephano (Step) et de Gin, dans les méandres de leurs esprits et les dédales romains.

Pour terminer sur un court extrait  du livre – que je trouve des plus savoureux :

[…]
– C’est une gnocca. C’est comme ça qu’on dit, à Rome, pour une hôtesse comme ça. (En fait, on en dit beaucoup plus, mais ça ne me semble pas une bonne idée de m’étendre sur le sujet…)
Gnocca… (Elle secoue la tête.) Jamais entendu.
– Oui, gnocca. Ou même belle gnocca. C’est une expression sympathique empruntée aux pâtes. Vous voyez ce que c’est, les gnocchis, non ?
– Oui, bien sûr. Ça, j’en ai vu et mangé pas mal de fois.
– Voilà. Et vous aimez ça ?
– J’adore.
– Vous voyez, c’est facile. Quand on dit à une fille qu’elle est gnocca, ça veut dire qu’elle est bonne comme les gnocchis que vous avez mangés.
– Oui, mais ça me fait rire de penser à elle comme un gnocchi. Ça fait un peu… comment on dit… Ah oui : maladroit !
– Non ! Vous devez penser à ces gnocchis avec de la sauce chaude dessus, faite avec des tomates douces, celles qui fondent dans la bouche, elles se collent presque au palais, à tel point qu’il faut les enlever avec la langue.

Bonne lecture et bon dimanche à tous!