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De tous les sports de glisse, le surf est sans doute celui qui offre la richesse de sensation la plus forte et qui est, sans conteste, associé aux plages, aux chemises hawaïennes (non, pas uniquement celle de Guy !), à la piña colada et à se laisser vivre…

surf

Pourtant, il n’en est rien ! Beaucoup d’entrepreneurs devraient s’inspirer des leçons de vie que ce sport – voire cet art de vivre – peut apporter.

Pour faire court, prenons Mike Fanning. Il est australien donc surfeur et même, professionnel (avec quelques titres dont un de champion du monde en 2007) et demandons lui de nous définir ce qu’il pense être l’essence du surf ! Ou du moins, ses 5 règles principales !

Que voici :

   1. Surfer le plus souvent possible

2. Se fixer des buts et croire vraiment que tu es capable de les réaliser

3. Tirer un aspect positif de ses défaites

4. Changer constamment de programme d’entraînement

5. Ne jamais sous-estimer l’adversaire

Tout ça, c’est joli mais comment, en tant qu’entrepreneur, je peux me retrouver dans cette philosophie de vie ?

1. Faites ce que vous aimez le plus souvent possible.

En clair, vous devez adhérer à votre projet corps et âme. Sans cesse, vous devez remettre votre ouvrage sur le métier (vingt fois selon Boileau). Vous avez décidés de vous lancer (ce qui est déjà en soi une réussite), à partir de cet instant, n’hésitez pas à parler de votre projet (de manière contrôlée et intelligente, bien sûr), à échanger avec d’autres créateurs, à confronter vos idées, à remettre en cause vos innovations, vos pensées, vos business plans et vos pitch.

2A.  « Se fixer des buts »

Je ne peux que choisir une métaphore footbalistique en disant que sans but, point de possibilité de marquer !

Il vous faut des buts, des dates limites, des jalons. Votre création se doit d’être un projet mené avec maestria. L’un des écueils majeurs des jeunes entrepreneurs (passionnés, motivés et incandescents) est sans aucun doute cette fougue du démarrage, occultant la préparation, le planning, de ce dernier.

« La science des projets consiste à prévenir les difficultés de l’exécution » (Marquis de Vauvenargues)

Donc, un seul mot d’ordre : que vos buts (vos objectifs) soient SMART (jeu de mots sur le sens anglais du terme : « intelligent » et la méthode S.M.A.R T. permettant une définition raisonnée de ces buts, sur laquelle je reviendrais)

2B. « Croire vraiment que tu es capable de les réaliser »

Avoir la foi, celle qui, de la taille d’une graine de moutarde, peut déplacer des montagnes.

Une micro-interview d’un entrepreneur (Bruno S., qui, mardi 29 septembre, lancera Arthémia! Pour en savoir, plus, son blog.), qui a rebondit sur la leçon 2B. Merci Bruno!

« Pour moi, l’élément fondamental du succès pour un entrepreneur est la foi. Et un entrepreneur qui croit en son projet, qui croit en sa capacité, qui croit en son produit, aura toujours plus de réussite. […] Oui j’ai déjà douté […] mais c’est toujours à toi de te remettre un coup de pied […] la foi c’est très interne, ca se gère avec soi-même »

3. Tirer un aspect positif de ses défaites.« Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé 10 000 façons qui ne fonctionnent pas. Je ne me décourage pas car chaque tentative échouée est un pas en avant vers la réussite.»(Thomas Edison et son ampoule)

 

Soyez fier de vos non-réussites, tirez en partie, apprenez, rebondissez !

La résilience d’un créateur se doit d’être au-dessus de la moyenne. Tout ne réussira pas du premier coup, donc, soyez prêt : des plans de secours, des bricolages, des coups de main de vos proches… Car le risque de chutes est élevé et parfois, la remise en cause profonde de vos méthodes de travail peut être douloureuse.

4.Changer constamment de programme d’entraînement

Soyez polyvalents! Vendeur, financier, assistante social, négociateur, comptable, évangéliste, informaticien, lobbyiste, vous allez devoir assumer toutes les casquettes (ou du moins, participer à toutes ces tâches)

Donc, entrainez-vous, ralliez les cercles professionnels, brainstormez avec vos proches, échangez avec d’autres entrepreneurs… Ne soyez pas mono-tâche, soyez multiples, le tout, sans vous dispersez, bien entendu ! Et là réside l’un des points les plus complexes pour l’entrepreneur !

5. Ne jamais sous-estimer l’adversaire

Et par adversaire, il faut entendre l’environnement, la concurrence (rien de plus agaçant d’entendre « nous n’avons pas de concurrents sur notre marché potentiel » i.e. soit vous ne savez pas vous servir de Google, soit vous mentez), l’aide que d’autres peuvent vous apporter, le soutien de vos proches, l’importance de la structure de votre projet (« je suis passionné, ça suffit pour me lancer! » NON !), l’avantage d’une identité virtuelle contrôlée, d’un buzz positif sur votre marque…

Donc, Entrepreneurs de tous bords, sortez votre planche, votre wax et lancez vous !