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Rencontre avec Sandrine Murcia, présidente de Silicon Sentier (part I)

Avec un peu de retard sur le planning prévu, voici ma rencontre avec Sandrine Murcia, la nouvelle présidente de Silicon Sentier.

Silicon Sentier est une association regroupant une centaine d’entreprises innovantes, qui offre une plateforme de visibilité et d’échange à ces entreprises, favorise l’expérimentation et la « fertilisation croisée » des projets et contribuer au développement de l’innovation, de la croissance et de l’emploi.
C’est eux qui sont en charge de La Cantine (et là, tout le monde fait « aaaahhh… »)

En tout cas, j’ai passé 1h30 avec Sandrine, à échanger autour de l’innovation, des incubateurs, de développement de La Cantine, des nouveaux projets, de la place des femmes dans les startups techs (et d’ailleurs, je vous rappelle, ce soir, à La Cantine : La Night des Tech Woman)

Sandrine se définit elle-même comme une nouvelle venue dans la cuisine d’un grand chef : il y a plein de marmites sur le feu et elle adore soulever les couvercles pour voir ce qui mijote, avant de pouvoir mettre son grain de sel!

Dans la vidéo qui suit (6′40), Sandrine nous explique :

- Qui elle est
- Que fait Silicon Sentier et les projets-phare : le Palais Brogniart et le développement des Cantines
- Et sa vision sur la place des femmes dans l’univers entrepreneurial (et en cadeau bonus, une blague pourrie de l’auteur… qui est désolé!)

Image de prévisualisation YouTube

La suite de l’entretien, sous forme d’un article, par la suite. Et pour le format vidéo, je me tâte encore…

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Un commentaire

Start-Up Your Life : Judicaël Roger de JEKHO

« Celui qui donne un bon conseil, construit d’une main, celui qui conseille et donne l’exemple, construit à deux mains. » [Francis Bacon]

hommes-de-l-ombre(source : Ozap)

En complément des échanges avec des startupers (débutés avec Cyril, puis avec Guillaume), intéressons-nous à ces hommes de l’ombre qui œuvrent pour la création et la croissance des startups et des petites et moyennes structures.

Judicaël Roger est l’un d’entre eux et sa petite entreprise JEKHO nous le prouve

judicael_jekho(Toujours mieux de mettre un visage sur un nom)

De manière très académique, il est diplômé d’un DESCF (filière expertise-comptable) et titulaire d’un master II en Ressources Humaines mais sa véritable valeur repose sur son expérience et les missions qu’il a accomplies, pour enfin se concrétiser dans la création de sa propre structure, en vue d’aider d’autres à optimiser, dans son sens le plus large.

Revenons plus en détails sur deux expériences fondatrices de la carrière de Judicaël.

Tout d’abord, il fut le cadre financier et RH, d’une startup – dans le secteur de l’enseignement et de la santé – dans laquelle il aborda les problèmes (et leurs solutions) de la structuration initiale à l’essor, en passant par tous les rythmes de la création – et beaucoup d’entre vous savent que l’entrepreneuriat est avant tout basé sur le rythme d’un Grand Huit !

Puis, en second, il devint le Directeur Administratif et Financier (C.F.O. pour les plus shakespearien d’entre vous) d’un groupe à taille humaine, agissant principalement dans les investissements, l’immobilier et l’hôtellerie de plein air. Bien entendu, il fut « multi-casquette » avec un accent sur la partie RH et le développement vers l’international.

Fort de ses expériences réussies, il décida de s’associer pour fonder une SARL : JEKHO afin d’apporter ses connaissances envers d’autres entreprises désireuses de s’optimiser !

jekho

Concrètement, JEKHO propose à tous types d’organisations, deux types de missions :

-          La première cible l’optimisation administrative et financière i.e. la mise en place d’outils simples, de procédures évolutives et adaptées aux startups, TPE, PME (et le tout, sans entrer dans des démarches complexes), de montages juridiques et d’adaptation des montages existants ciblés.

-          La seconde vise la facilitation de la gestion des ressources humaines i.e. l’adaptation des politiques de rémunérations, l’optimisation du cash, la participation à la mise en place de vos plans financiers, l’optimisation des plans de formation, l’accompagnement aux changements, les audits organisationnels, les redéploiements.

De plus, JEKHO propose, aux structures étrangères souhaitant se développer en France, de les accompagner, de leur faciliter les démarches administratives et de les former aux subtilités françaises.

Pour info, Jekho intervient régulièrement dans les CCI afin de partager les conseils et les bonnes pratiques d’optimisation financière.

Vous pouvez retrouver Judicael sur son site, son mail ou sur sa page Facebook et bientôt en guest sur ce blog.

Donc, à l’avance, si vous avez des questions à lui poser ou des conseils à réclamer, n’hésitez pas !

En attendant, je remercie beaucoup Judicaël de s’être présenté ici ; j’attends avec hâte nos futurs échanges bloguesques et surtout ne tardez pas car son agenda ne désemplit pas…

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Comment Ocean’s Eleven souligne la règle d’or, qui permet à toutes les entreprises de décrocher le jackpot

Danny: Saul, are you sure you’re ready to do this?
Saul: If you ever ask me that question again Daniel, you will not wake up the following morning.
Danny: He’s ready.

Reuben: You guys are pros. The best. I’m sure you can make it out of the casino.
[Ocean's Eleven, Steven Soderbergh]

ocean-eleven-1960-aff(crédit image)

[Nous allons développer avec Bruno des articles croisés sur des sujets, certes, liés à l'entrepreneuriat, mais abordés de manière plus récréative. Le tout, en vue de confronter nos idées, nos expériences et nos opinions et vous apporter des conseils, trucs et astuces. Donc n'hésitez pas à rebondir sur nos écrits pour nous critiquer et nous challenger.]

Mais qu’est ce que c’est que cette affiche? Où sont mes Brad Pitt et Georges Nespresso Clooney?

Bien entendu, j’aurais pu vous montrer le film – fort connu – mais, d’une pierre deux coups, avec cette simple illustration, je vais placer deux conseils :

Mon premier conseil sera de ne pas négliger les réalisations du passé. Appuyez-vous  sur vos Monsieurs Miyagi (a.k.a.vos mentors. Je laisse la parole à Kim, qui en parle bien mieux que moi, sur son blog) pour dépasser vos objectifs initiaux et ne pas reproduire certaines erreurs passées. Veillez (tant sur le présent que sur le passé)!

Mon second conseil sera de ne pas être figé dans ses pré-requis. Il faut pensez hors des sentiers battus, en restant ouvert aux changements, à l’innovation et aux surprises.

Après ces deux conseils-bonus, abordons LA règle d’or, relayée de par Ocean’s Eleven, qui ne pourra qu’aider les wantrepreneurs*!

ocean11team(crédit image)

Il faut toujours (et je répète, toujours) s’entourer des meilleurs pour garantir le succès de son entreprise

A l’image de  Danny Ocean, qui, avant même de penser à préparer son plan, commence à recruter une équipe de 10 maestro, spécialistes d’un domaine : de Linus (le pickpocket aux doigts de fée) à Basher (l’expert és explosifs), en passant par Livingston (le hacker magicien), Yen (l’homme sans colonne vertébrale et sans page Wiki) et bien sûr, Rusty (le roi du bluff), vous devez vous entourer des bonnes compétences et ce, quelques soient les affinités.

Trouver les meilleurs et faites leur une proposition qu’ils ne pourront pas refuser.

Certes, c’est une évidence! Une bonne mayonnaise ne sera vraiment bonne que si chaque ingrédient est au top.
Ne nous cantonnons pas aux exemples Jamie-Oliver-ien ( voire Maïté-ien) et prenons un cas concret de startup.

Voici l’histoire de deux copains, qui, au détour, d’une bière et d’un jus de tomate, trouvent une idée sympathique : « Et si on livrait des paquets aux gens, là où ils sont, au moment où ils le désirent? Fini, les levées du samedi matin et les heures d’attente à La Poste… » Et c’est parti, lançons un site internet, une application iPhone, une vidéo…
Mais aucun des deux ne possédait les compétences requises pour l’exécution complète du projet et nos compères sont donc partis en chasse, non pas d’un développeur mais de deux experts (l’un pour la partie web et l’autre pour la partie mobile) et,
secoué au shaker, pas à la cuillère, et DelivrME est né, grâce à la magie de Fred et Ludo (et les conseils avisés de Bruno et moi-même)

delivrme

Donc, oui, trouver de bons associés et une bonne équipe est la clef du succès. Mais, bien entendu, ce n’est jamais simple. Mais c’est déjà une autre histoire…

Pour plus de détails, au travers du regard d’autres entrepreneurs, je vous conseille l’article de Laurent sur sa recherche d’un cofondateur (CEO de SubMate) et la thématique de Guilhem sur l’association (responsable de l’incubateur HEC et écrivain, en devenir)

Et pour découvrir ce que peut recéler Ocean’s Eleven comme autre conseil pour un entrepreneur, foncez voir le 14ème Ocean, sur son blog : Bruno

* Un WANTREPRENEUR est un « wannabe-entrepreneur » i.e. un entrepreneur en devenir; quelqu’un qui n’a pas encore créé son entreprise mais qui en cours de création.

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La Valeur Actuelle Nette ou comment choisir rationnellement d’investir dans une startup

« Si l’on n’investit pas sur le long terme, il n’y a pas de court terme. » [Georges David]

relation-entrepreneur-investisseur(crédit image : Ph. Pélissier)

Tout un chacun s’est un jour posé (ou se posera) la question : « Comment puis-je devenir riche ? »

Bien sûr, on peut se tourner vers les livrets A, CODEVI ou autres plans d’épargne tranquilles ou placer un peu d’argent en Bourse, sur des actions plus ou moins agressives, des matières premières plus ou moins rares…

Mais investir sur un projet auquel on croit, tout en permettant le développement d’une société voire de la Société, pourrait être la clef d’un bien-être tant financier qu’humain.

Et c’est le pari que font quotidiennement des centaines de personnes dans leurs choix d’investir dans des startups.

Hormis l’intérêt du projet, comment savoir que l’investissement effectué sera bel et bien rentable ? Sur quels critères doit-on se baser pour augmenter au plus le ratio {Risque sur  Récompense} ?

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Le ratio Risque/Récompense est un concept développé par Seth Godin qui souligne la possibilité de doubler la récompense en augmentant d’un peu les risques.

Bien investir dans une startup est synonyme d’investir dans une startup rentable ; ce qui nécessite une méthodologie stricte (pour définir au plus juste la rentabilité économique) quant à la décision.

Il existe plusieurs critères : taux de rentabilité annuel moyen, taux de rentabilité interne, délai de récupération et le plus couramment utilisé : la Valeur Actuelle Nette (VAN) [et pour les plus anglophones d’entre vous : NPV - Net Present Value]

Par définition, c’est un flux de trésorerie représentant l’enrichissement supplémentaire d’un investissement par rapport au minimum exigé par les apporteurs de capitaux.

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Avec CF : valeur actualisée du flux monétaire // ta : taux d’actualisation // I0 : investissement du départ.

En clair, un VAN positive, indique que la startup dégage plus de flux monétaire que demandé par l’investisseur. Et dans le cas contraire, elle lui fera perdre de l’argent.

Au préalable d’un calcul de VAN – reposant sur une comparaison de flux d’argent disponibles à des dates différentes – il est important de bien comprendre la notion de taux d’actualisation ; car, un euro aujourd’hui n’aura pas la même valeur dans quelques années.

Actualiser, c’est transformer une valeur future en valeur actuelle.

Il s’agit du rendement espéré sur l’argent investi dans la startup. Plus le risque est grand et plus le taux d’actualisation est élevé ; i.e. la valeur actuelle d’une recette future est d’autant plus faible que le taux d’actualisation est plus élevé.

Le taux d’actualisation est subjectif puisqu’il traduit la manière dont une personne appréhende le futur.
On parle également de taux de rentabilité exigé.

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A partir de la période 5, la VAN devient positive, donc le projet est rentable.

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En tant qu’investisseur, la VAN permet de comparer plusieurs projets.
Dans le cas où deux startups ont des demandes en capitaux initiaux identiques et des horizons temporels comparables, il est possible de sélectionner la startup la plus rentable économiquement, grâce à ce calcul.

En tant que startup, il est également très intéressant de fournir (en annexe de votre plan prévisionnel de trésorerie) votre calcul de VAN.
Cela permettra de prouver que vous connaissez les règles du jeu financier, que vous avez su prendre des hypothèses (qui pourront certes être challengées) pour étayer la vision financière de votre projet et que vous avez déjà réfléchi aux conditions de rétribution des vos investisseurs – et pour ça, ils vont vous adorer…

Et vous, avez-vous déjà essayé?

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KISS et le rasoir d’OCCAM ou l’art de la simplicité des offres de service

« La simplicité est la sophistication suprême. » [Léonard de Vinci]

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Entendu au cours d’une conversation, avec une start-up:
« Je propose un choix d’offre bien plus large que la concurrence, avec une segmentation de mon offre tant sur le plan technique que sur le plan marketing. J’envisage, pour commencer, 6 formules : Formule Basic / Formule Premium / Formule Silver / Formule Gold / Formule Diamond / Formule Platinium.
Et je devrais doubler ces offres au bout de la premiére année. Qu’en penses-tu ? « 

« Hm! Comment dire… »

A ce point soulevé, je ne peux répondre qu’un argument : S-I-M-P-L-I-C-I-T-E et l’illustrer, au choix, selon la langue par deux concepts,que sont :  KISS ou le rasoir d’OCCAM.

zen-galets-pierres-plages-biarritz-france-6365167499-848404(crédit : Coralie SAUDO)

Commençons par la langue de Moliére est parlons un peu de William d’OCCAM.

C’est un philosophe du XIIe siècle, qui considère que l’on introduit de la complexité dans tout problème, même si cela n’aide pas à le résoudre.
Le rasoir d’Occam est un principe de raisonnement, qui repose sur l’idée qu’il faut toujours rechercher la solution la plus simple possible (donc éliminer le superflu) et utiliser celle-ci en premier lieu, car dans la plupart des cas, cette solution est la meilleure.

D’où la formule : « Les entités ne doivent pas être multipliées par delà ce qui est nécessaire»

L’application du rasoir d’Occam pousse à mettre en avant la simplicité et la clarté comme des critères majeurs de sélection ou de rejet d’une solution possible.

Certes, le choix le plus simple n’est pas forcément le meilleur, mais du fait de sa simplicité, il a plus de chance de résoudre le problème posé de façon satisfaisante et avec succès.

Continuons par la langue de Shakespeare  est parlons un peu de KISS.

Kiss_Paris_-_Bercy_20080617(Crédit : les éternels)

Non, je ne parlerais pas du groupe de Rock des années 70  mais de l’acronyme anglais qui désigne le fameux principe philosophique (sic!) : Keep It Simple, Stupid (i.e. Fais Simple, Stupide !)

Cependant, je préfère le plus politiquement correct : Keep It Simple and Short/Straighforward/Smart voire même le Keep It Super-Simple

Eliminer le superflu. Concentrez-vous sur l’essentiel.

Bien que d’apparence anodine, cette phrase n’est pas simplement une phrase de bon sens. Ce devrait être un credo pour chaque startup.
Que dois-je faire le plus simplement possible pour apporter une valeur ajoutée à mes clients ?

Il n’est pas rare que je challenge mes startups en leur demandant : « Que pourriez-vous vendre à votre client, si vous n’aviez qu’une feuille et un crayon de papier ? » (Sous-entendu, sans site web à 8 000€, ni usine de production à 300 000€ les 2 mois…)

Prenez-le temps de la réflexion, faites en sorte que la clarté et la simplicité soient vos facteurs prépondérants.

Appliquez le test de la grand-mère ! (et non, ce n’est pas un billet sponsorisé)

GM

Qu’est-ce que ce test? Etrange, me direz-vous… Voici en quelques lignes, le principe…

Régulièrement, j’appelle ma Grand-Mère pour lui parler de mes projets et j’essaye par (presque!) tous les moyens de la convaincre d’acheter mon produit, mon service… Et si par malheur, j’entends les mots fatidiques : « oui (car, bien sûr, ma GM achètera tout ce qui vient de son petit-fils), je veux bien te le prendre mais je ne comprends pas son utilité. »
Ô désespoir ! Je n’ai qu’à revoir ma copie et recommencer mon intervention en toute simplicité…

Faites de même, que ce soit avec un membre de vore famille, un ami ou une connaissance ou simplement, à une rencontre informelle ou à un pair entrepreneur. Confrontez vos idées. Clarifiez-les. Simplifiez-les.

Donc, sans hésiter, rasez et tranchez dans le vif du sujet pour proposez à vos clients une offre simple et claire.

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Start-Up Your Life : Guillaume Martin de Pictarine

Reprenons les échanges avec des startupers (débutés avec Cyril) en invitant Guillaume, qui est l’un des trois fondateurs de Pictarine, un réseau social, orienté photo (Et pour en savoir plus  le site, l’article dans la Tribune ou la Démo Interview, en fin d’article via JF Ruiz)

pictarine

Bonjour Guillaume, peux-tu te présenter en quelques lignes, ainsi que ta petite entreprise?
Bonjour, je suis donc Guillaume Martin (a.k.a Deuterome), j’ai 30 ans et mes études ont été orientées informatique et cryptographie (avant le Da Vinci Code), avec une orientation télécoms et progiciel. J’ai passé 5 ans en SSII dont 2 ans chez France Télécom puis 3 ans en tant que chef de projet finance. C’est durant cette mission que j’ai rencontré celui qui est devenu mon associé : Maxime Rafalimanana (son blog avec l’annonce de Pictarine)

L’idée de base est simple : à chaque soirée (ou événement) et grâce à l’essor des numériques, tout le monde fait des centaines de photos et pourtant, il est ardu de pouvoir toutes les récupérer, de par la multitude des sources (Picasa, Facebook, Flickr…)

Pictarine a été lancé, il y a 10 mois, pour pallier ce manque : c’est un mash-up entre un réseau social et un site de partage de photos ; i.e., en créant un « zest » (un album partagé), tu autorises les personnes de ton choix (et ce quelque soit son réseau initial) à partager, commenter, ajouter des photos, en toute sécurité.
Pictarine est là, pour permettre de revivre l’événement, après coup, grâce à la magie des photos et du partage.

Et par rapport à tes concurrents, comment te positionnes-tu ?
Nos trois grands avantages sont notre place en tant que réseau social et non seulement, en tant qu’un simple site de partage de photo ; l’aspect transverse de notre produit : on ne se limite à aucune plateforme, on « mashup » tout ; et, l’aspect collaboratif, interactionnel du produit.

Et vous êtes combien pour réussir tout ça, aujourd’hui ?
Nous sommes trois, avec une répartition par domaine : technique pour Maxime, design pour Guillain et business (avec une pointe de technique) pour moi.

Nous sommes également en recherche d’un profil technique (spécialisé en web et CSS) pour renforcer l’équipe.

Pour une première expérience entrepreneuriale, tout à l’air de bien rouler, non ?
Nous nous sommes donc lancés, il y a 10 mois, et après un début euphorique et une sensation de liberté intense, nous nous sommes astreints à une plus grande rigueur avec pour objectif de sortir un produit en 8 mois. Premier pari, tenu ! Nous sommes en train de déposer nos statuts pour monter une SAS (et ce point là fut difficile ; car, en France, pour trouver des informations et de l’aide, c’est la croix, la bannière) et de recueillir les premiers retours de nos utilisateurs.
Nos prochains objectifs sont d’enrichir Pictarine avec de nouvelles fonctionnalités (pour augmenter la viralité et le partage, entre autre) puis d’évoluer, dans un second temps, vers des offres payantes.

Quel est l’ouvrage d’entrepreneuriat qui t’a le plus marqué ?
Sans hésiter, je parlerais de La réalité de l’Entrepreneuriat de Guy Kawasaki (aux Editions Diateino, dans sa version française) qui est une source d’inspiration et de conseils pratiques.
Dernièrement, je suis en train d’étudier Inbounds Marketing de Brian Halligan, afin d’en apprendre plus sur le positionnement d’un produit sur le web, sur la stratégie de blogging et le marketing 2.0, en général.

A ton tour de passer le relais et de transmettre un peu de sagesse pour les générations futures, qui ont des aspirations créatrices, que leur dirais-tu?
De bien se renseigner sur leur métier, de se lancer rapidement et de ne pas avoir peur de parler de ses idées.

Un mot de la fin voire « un zeste d’humour » ?
Juste pour préciser que, chez Pictarine, l’innovation nous tient à cœur et que notre but est de créer la différence pour créer la valeur.

Merci Guillaume, bon courage pour vos prochaines étapes et à bientôt pour la suite des aventures de Pictarine, que nous souhaitons sans pépin !

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Trouver son Modèle avec peu de Capitaux!

« Plus vous avez initialement à votre disposition de capitaux, moins vous êtes intrinsèquement poussé à d’abord bétonner à fond votre modèle ». [ Michel de Guilhermier in MdG's Blog ]

capitaux(crédit image)

 Cet article fait écho (tout en reprenant le titre) aux articles de Michel de Guilhermier (ici et ici) sur l’importance de se focaliser sur le business-model de sa création et non pas uniquement sur sa levée de fonds!

Pour mémoire, Michel est le fondateur de Photoways et d’Inspirational Stores

Selon Michel, le Bootstrap – qui est le mécanisme de financement limité lors d’une création – est « du pain béni, car cela force nécessairement à se décarcasser pour trouver le modèle percutant, [...] (pour être) rentable. »

Il rebondit dans son second article sur le fait que « trop de capitaux amoindrissent la créativité » et donc, que le Bootstrap est un push au MacGyver-isme créationnel (Comment colmater une fuite d’eau avec un chewing-gum? Comment sortir un produit agréé en moins de 9 mois? Comment débaucher des rédacteurs techniques, prêts à passer tous leurs dimanches à écrire sur des dossiers juridiques, pour un Milky-Way?).

Son point est relayé (et appuyé) par un VC qui associe le fait d’avoir trop d’argent avec la mort de « l’instinct de survie » et nous savons tous ce qui se passe quand on perd la gniak  et l’oeil du tigre! :)

Guy Kawasaki est également un fervent aficionado du Bootstrap!

A méditer lors de l’écriture des business-plans et autres prévisionnels de trésorerie ou calcul de BFR !

Et vous, quelles sont vos expériences de Bootstrapping?

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Start-Up Your Life : Cyril de Ready2Drive

Inaugurant une nouvelle rubrique de ce blog et suivant l’adage populaire « À tout seigneur, tout honneur » je me devais, par conséquent, remercier Guilhem BERTHOLET (via son blog ou twitter), qui est la source d’inspiration quant à ces échanges avec des créateurs d’entreprise. N’hésitez pas à le suivre!

Nous ouvrons les festivités avec Cyril, co-fondateur de Ready2Drive, dont le métier est la gestion de parc automobile de luxe avec service de conciergerie.

ready2drive

Bonjour Cyril ! De manière très traditionnelle, commençons par quelques mots sur toi et sur comment est né Ready2Drive.
Bonjour JN ! Je suis donc Cyril, co-fondateur de Ready2Drive. J’ai 36 ans, je suis ingénieur en mécanique, avec un double diplôme France et UK. J’ai passé plusieurs années dans diverses entreprises, de toute taille et mon envie de créer est venu avant tout de mon inadéquation face à certaines valeurs des sociétés, à l’étroitesse de certains systèmes. De plus, je suis engagé dans le milieu de l’automobile de luxe depuis mes 16 ans (et successivement propriétaire de petits bijoux !)

Ready2Drive a été créée en Juin 2008, a démarré son activité opérationnelle en Septembre 2008 et a généré ses premiers revenus dès Février 2009 et est aujourd’hui rentable, moins d’un an après son lancement.

Une success-story, en somme ?
Pour l’instant, je ne me plains pas, la chance est de mon côté.

Je travaille à plein temps et mon associé, une journée par semaine. Aujourd’hui, nous sommes conscients d’être sur un marché de niche et de proximité et notre croissance passe par la diversification des services tels que l’organisation d’évènements (i.e. des sorties sur circuit et des week-ends à travers la France…)

Ready2Drive

Ready2Drive est donc l’incarnation du « Rien de grand ne se fait sans Passion» (Hegel) ?
La passion n’est pas forcément le plus puissant des moteurs : il peut être l’élément déclencheur mais la réussite vient avant tout de la compétence.
La passion se cultive mais doit avant tout se vivre pleinement dans l’engagement. Aimer les voitures de luxe en achetant un magazine et en allant à des salons ne suffit pas : il faut la vivre pleinement et acquérir des compétences qui conduiront à une réelle crédibilité et donc à une réussite.

Te manque-t-il quelque chose pour être au top ?
Mon gros souci à l’heure actuelle est mon manque de compétences en optimisation fiscale, i.e. ne pas payer trop d’impôts, anticiper mes flux de trésorerie… Et malheureusement, un comptable ne peut pas apporter ses conseils.

A ton tour de passer le relais et de transmettre un peu de sagesse pour les générations futures, qui ont des aspirations créatrices, que leur dirais-tu?
Je dirais qu’entreprendre, c’est être rigoureux, compétent et un soupçon, passionné.
Il ne faut pas se sous-estimer mais il est important également d’être honnête avec soi-même, de ne pas se jeter de fleurs et de ne pas faire preuve de fausse complaisance : ce n’est pas parce que l’on a la fibre entrepreneuriale, que l’on peut se lancer sur tout et n’importe quoi.

Merci Cyril ! Et Bonne Route à Ready2Drive !

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