Les leçons de Lou Gerstner sur l’attitude des entrepreneurs face à leurs objectifs

« Celui qui n’a pas d’objectifs ne risque pas de les atteindre. » [Sun Tzu]

Parlons un peu de Louis V. GERSTNER Jr. mais étant entre nous, nous l’appellerons Lou!

Gerstner

 Mais qui est donc ce fameux Lou?

Avec ses cheveux blancs, son visage tout rond et son sourire malicieux, on le verrait plus en papy-gâteau qu’en requin HEC/Harvard/Wall-Street, non?

Mais alors, comment peut-il révolutionner ma vie d’entrepreneur ?

Tout simplement, Lou est l’Homme qui a fait IBM et qui a inventé le concept d’ e-business !

Mais, ce qui nous intéresse ici, est simplement une anecdote de son passé! Revenons aux origines, en 1972, pour être précis.
Lou était en train de tondre sa pelouse quand se produisit un terrible accident : il se coupa partiellement les deux doigts de la main droite. Tondre une pelouse en 1972 n’était pas une partie de plaisir : pas de petits tracteurs ou de tondeuse autotractée !
On raconte qu’au moment où le chirurgien rattachait les doigts de Lou à sa main, Lou lui demanda apparemment de bien vouloir se dépêcher un peu. Pourquoi ? Parce qu’il avait une réunion le lendemain.

C’était certainement une réunion très importante…mais était-elle aussi importante que les deux doigts de sa main droite ?

Et un entrepreneur se doit d’avoir un état d’esprit similaire à celui de Lou. Bien entendu, je ne dis pas que la fin justifie les moyens simplement qu’un entrepreneur se doit d’être plus un être obstiné et monomaniaque (proche d’un Machiavel) qu’un hybride issu d’un croisement entre un petit Poney et un Bisounours.

Quelles sont donc les leçons à tirer de l’expérience de Lou ?

1. Détermination
Il faut toujours avoir un objectif défini avec clarté et précision, délimité et restreint. Il est impératif de posséder un leitmotiv puissant et fort – afin d’éviter le business-blues de l’entrepreneur : merci @bibear, pour son post – i.e. la réponse au fameux « je sais où je vais », propre à tout bon entrepreneur.

2. Focalisation
Un seul et unique objectif sur lequel l’entrepreneur doit rassembler toutes ses facultés intellectuelles et physiques. Ne pas se disperser, ne pas s’éparpiller, ne pas avoir une multitude d’objectif secondaires.

3. Dévotion
L’entrepreneur se doit d’être entièrement dévoué à son objectif, d’une application rigoureuse, quasi monastique et ce, quelque soit, le cycle de sa motivation. Et croyez-moi, tout ne sera pas rose, tout ne sera pas simple

Remerciez Lou pour l’anecdote et bien qu’en travaillant sans relâche, ne perdez jamais de vue votre objectif.

Et pendant ce temps, doucement, l’entreprise-mystère avance…

« Le génie c’est 1% d’inspiration et 99% de transpiration »  [Thomas Edison]

Teamwork in the office

– 480 heures de réflexion (voire plus…)
– 203 heures d’écriture/lecture/re-lecture/re-écriture
– 86 slides (réparties sur les différents sujets)
– 32 versions du Business Plan
– 14 plans de secours
– 7 personnes
– 6 heures de réunion (demain!)
– 3 co-fondateurs
– 1 idée de génie (et de niche)
– 1 LTD
– 0 £ (Bootstrap Power!)

Pourquoi toute jeune Entreprise a besoin d’un Rainmaker?

« You know what a Rainmaker is, kid? The bucks are gonna be falling from the sky » [The Rainmaker – 1956]

 awhn151l    Handshake and teamwork

Un Rainmaker, dans les tribus amérindiennes, était une personne désignée (souvent avec de forts pouvoirs spirituels) qui pratiquait la danse de la pluie, cette cérémonie dansée et chantée, qui était entreprise dans le but d’appeler la pluie, afin d’assurer la survie de la tribu.

De manière plus prosaïque, un Rainmaker (ou « faiseur de pluie », en bon français) est, pour une jeune entreprise, la personne qui peut faire toute la différence.

Elle est celle qui va amener des contrats (inattendus pour la plupart), qui va ramener de l’argent dans les moments critiques, celle qui va permettre de se connecter (« networker ») avec de nouveaux prospects ou mieux de potentiels investisseurs…

Le Rainmaker est « l’artiste qui fait des miracles » (Merci à Guy K., pour la formulation) ; il est celui qui va permettre aux clients de dépasser la résistance afin qu’ils achètent. C’est l’étincelle de l’évangélisme !

Chers entrepreneurs, ne négligez pas votre « Rainmaker », cherchez-le dans vos rencontres, dans les proches de vos proches, dans les petits papiers de vos investisseurs, chassez-le sur la toile et les réseaux sociaux,…

Et quand vous trouvez la perle rare, chérissez et soignez-la ! 

Et pour les plus curieux/cultivés d’entre vous, « The Rainmaker », c’est aussi :
  – Un film de Joseph Anthony (1956), avec Burt Lancaster, Katharine Hepburn.
  – Un roman de John Grisham (1995)
  – Un film de Francis Ford Coppola (1997), avec Matt Damon, d’après Grisham.

Tant qu’il y aura des livres : « Hors-Piste ! Entreprendre sans idées reçues » de Pierre Letourneur

« Le monde se divise en deux catégories de gens : ceux qui lisent des livres et ceux qui écoutent ceux qui ont lu des livres. » [Bernard Werber]

A la manière d’un E.M. Goldratt et de son roman Le But, vendu à plus de 3 millions d’exemplaires, Hors Piste ! de Pierre Letourneur utilise la forme romanesque pour plonger ses lecteurs dans l’univers magique et fascinant des entrepreneurs. 

Hors_Piste_!

En contant de manière parallèle, les succès et les échecs de deux entrepreneurs face à leur environnement hostile et aux réalités du terrain, Pierre Letourneur (qui est le pseudo collectif des associés de Melcion, Chassagne & Cie, des banquiers d’affaire, spécialiste dans l’accompagnement d’entrepreneurs) met en avant les contradictions des théories et autres pratiques à la mode, dans l’entrepreneuriat, qui s’avèrent parfois éloignées du véritable intérêt de l’entrepreneur.

Construit à partir d’expériences réelles et détaillées, ce récit pousse les entrepreneurs à se poser des questions essentielles telles que : Comment financer le lancement de son entreprise ou une acquisition ? Faut-il recourir à une levée de fonds ? Comment accompagner la croissance ?
Au travers du cheminement des protagonistes, l’auteur ouvre la porte à une analyse pertinente et des solutions originales.

Cette nouvelle collection de « Fictions documentées », en jouant sur la complémentarité des approches, permet aux lecteurs d’appréhender des sujets complexes (technique, scientifique…), sous couvert de suivre une trame romanesque, tout à fait plaisante.

Le pitch:
Olivier, la trentaine, a tout pour être heureux. Il occupe un poste à responsabilités dans une multinationale et s’apprête à se marier avec la jeune femme qui partage sa vie. Cependant, souffrant du manque de sens dans son travail et inspiré par l’exemple de son grand-père Max, entrepreneur dans l’âme, il va se lancer, avec le soutien d’un de ses collègues, dans l’aventure de la création d’entreprise, au risque de mettre sa vie personnelle en péril.
Philippe, la cinquantaine, est manager dans une entreprise florissante. Il ressent une lassitude dans son activité professionnelle, s’estimant dépossédé de toute initiative personnelle. Soutenu par sa femme, il va s’engager dans une nouvelle vie en reprenant une entreprise.

Les détails techniques:
Il est paru en mars 2009, fait 272 pages, coûte 22€ et vous pouvez le trouver sur Amazon (ici) ou dans toutes les librairies.

Mon avis:
J’ai beaucoup aimé ce livre, qui se lit de manière très agréable, en peu de temps. Je me prépare maintenant à le relire, pour « méditer » et réflechir plus en profondeur, à certaines pistes proposées, voire, mettre en pratique!

Je le conseille, sans hésiter, à tout entrepreneur en herbe!

Start-Up Your Life : Bruno Soulez de J’ai l’Artisan et Arthemia

« Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas.” [Lao-Tseu]

Et aujourd’hui, Bruno SOULEZ, jeune entrepreneur français vient de faire le premier pas de son voyage de mille lieues, dans le monde des entrepreneurs, en lançant 2 structures J’ai l’Artisan et Arthemia.

J’ai l’Artisan.com est un service de mise en relation entre les particuliers et les artisans du bâtiment, qui vous permet de manière claire et simple, de trouver en 5 clics, l’artisan idéal pour votre projet.

logo J'ai l'Artisan

Arthemia est le premier réseau social dédié aux professionnels du bâtiment. Sa vocation est d’obtenir un large panel de services pour les artisans.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=82m-2NLFMbk[/youtube]

Nous attendons, la suite avec impatience et lui souhaitons chance et courage!

Si vous voulez en savoir plus, son blog : http://www.bibear.com/blog/ et son twitter @bibear

Comment le surf et ses leçons de vie doivent inspirer les entrepreneurs?

De tous les sports de glisse, le surf est sans doute celui qui offre la richesse de sensation la plus forte et qui est, sans conteste, associé aux plages, aux chemises hawaïennes (non, pas uniquement celle de Guy !), à la piña colada et à se laisser vivre…

surf

Pourtant, il n’en est rien ! Beaucoup d’entrepreneurs devraient s’inspirer des leçons de vie que ce sport – voire cet art de vivre – peut apporter.

Pour faire court, prenons Mike Fanning. Il est australien donc surfeur et même, professionnel (avec quelques titres dont un de champion du monde en 2007) et demandons lui de nous définir ce qu’il pense être l’essence du surf ! Ou du moins, ses 5 règles principales !

Que voici :

   1. Surfer le plus souvent possible

2. Se fixer des buts et croire vraiment que tu es capable de les réaliser

3. Tirer un aspect positif de ses défaites

4. Changer constamment de programme d’entraînement

5. Ne jamais sous-estimer l’adversaire

Tout ça, c’est joli mais comment, en tant qu’entrepreneur, je peux me retrouver dans cette philosophie de vie ?

1. Faites ce que vous aimez le plus souvent possible.

En clair, vous devez adhérer à votre projet corps et âme. Sans cesse, vous devez remettre votre ouvrage sur le métier (vingt fois selon Boileau). Vous avez décidés de vous lancer (ce qui est déjà en soi une réussite), à partir de cet instant, n’hésitez pas à parler de votre projet (de manière contrôlée et intelligente, bien sûr), à échanger avec d’autres créateurs, à confronter vos idées, à remettre en cause vos innovations, vos pensées, vos business plans et vos pitch.

2A.  « Se fixer des buts »

Je ne peux que choisir une métaphore footbalistique en disant que sans but, point de possibilité de marquer !

Il vous faut des buts, des dates limites, des jalons. Votre création se doit d’être un projet mené avec maestria. L’un des écueils majeurs des jeunes entrepreneurs (passionnés, motivés et incandescents) est sans aucun doute cette fougue du démarrage, occultant la préparation, le planning, de ce dernier.

« La science des projets consiste à prévenir les difficultés de l’exécution » (Marquis de Vauvenargues)

Donc, un seul mot d’ordre : que vos buts (vos objectifs) soient SMART (jeu de mots sur le sens anglais du terme : « intelligent » et la méthode S.M.A.R T. permettant une définition raisonnée de ces buts, sur laquelle je reviendrais)

2B. « Croire vraiment que tu es capable de les réaliser »

Avoir la foi, celle qui, de la taille d’une graine de moutarde, peut déplacer des montagnes.

Une micro-interview d’un entrepreneur (Bruno S., qui, mardi 29 septembre, lancera Arthémia! Pour en savoir, plus, son blog.), qui a rebondit sur la leçon 2B. Merci Bruno!

« Pour moi, l’élément fondamental du succès pour un entrepreneur est la foi. Et un entrepreneur qui croit en son projet, qui croit en sa capacité, qui croit en son produit, aura toujours plus de réussite. […] Oui j’ai déjà douté […] mais c’est toujours à toi de te remettre un coup de pied […] la foi c’est très interne, ca se gère avec soi-même »

3. Tirer un aspect positif de ses défaites.« Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé 10 000 façons qui ne fonctionnent pas. Je ne me décourage pas car chaque tentative échouée est un pas en avant vers la réussite.»(Thomas Edison et son ampoule)

 

Soyez fier de vos non-réussites, tirez en partie, apprenez, rebondissez !

La résilience d’un créateur se doit d’être au-dessus de la moyenne. Tout ne réussira pas du premier coup, donc, soyez prêt : des plans de secours, des bricolages, des coups de main de vos proches… Car le risque de chutes est élevé et parfois, la remise en cause profonde de vos méthodes de travail peut être douloureuse.

4.Changer constamment de programme d’entraînement

Soyez polyvalents! Vendeur, financier, assistante social, négociateur, comptable, évangéliste, informaticien, lobbyiste, vous allez devoir assumer toutes les casquettes (ou du moins, participer à toutes ces tâches)

Donc, entrainez-vous, ralliez les cercles professionnels, brainstormez avec vos proches, échangez avec d’autres entrepreneurs… Ne soyez pas mono-tâche, soyez multiples, le tout, sans vous dispersez, bien entendu ! Et là réside l’un des points les plus complexes pour l’entrepreneur !

5. Ne jamais sous-estimer l’adversaire

Et par adversaire, il faut entendre l’environnement, la concurrence (rien de plus agaçant d’entendre « nous n’avons pas de concurrents sur notre marché potentiel » i.e. soit vous ne savez pas vous servir de Google, soit vous mentez), l’aide que d’autres peuvent vous apporter, le soutien de vos proches, l’importance de la structure de votre projet (« je suis passionné, ça suffit pour me lancer! » NON !), l’avantage d’une identité virtuelle contrôlée, d’un buzz positif sur votre marque…

Donc, Entrepreneurs de tous bords, sortez votre planche, votre wax et lancez vous !