Structure Juridique #2 : La SA

La SA ou Société Anonyme est avant tout une structure pour les entreprises de grande envergure, tant d’un point de vue financier qu’humain. Elle concerne les projets ayant besoin d’importants capitaux et d’une forte crédibilité.

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La SA nécessite a minima 7 associés et un capital de 37 000 €, ainsi qu’une organisation de direction collégiale.

 La SA est la structure inspirant le plus confiance aux investisseurs, la plus avantageuse sur le plan social pour les dirigeants et la plus calibrée pour se développer.

De même que la SARL (avec un facteur multiplicateur non négligeable), le formalisme de création (rédaction des statuts, enregistrement, annonce légale, dépôt…) et la rigidité des règles de fonctionnement (assemblée générale, publication aux greffes…) sont les inconvénients majeurs.

Reprenons nos 6 points de comparaison :

Nombre minimum d’associés 7 associés minimum.
Montant minimum du capital social 37 000 €
Gouvernance de la structure La direction est assurée par un Conseil d’Administration, composé de 3 à 18 membres, tous actionnaires.
Le Directeur Général assure la gestion de l’entreprise.
Certaines décisions et l’approbation des comptes sont réalisés par les actionnaires.
Régime Social des dirigeants de la structure Le Président et le Directeur Général sont salariés.
Obligations comptables et financières Bilan, comptes de résultats, rapport du commissaire aux comptes, rapport de gestion approuvé par l’assemblée générale après communication aux actionnaires.
Evolutivité de la structure Structure déjà très complète et ouverte.

 

Et vous, quels sont vos retours sur la SA?

Structure Juridique #1 : La SARL

« Le monde n’a peut être pas de sens, mais il a des structures, et tout est là! » [Jean-Claude Clari]

 

 

La SARL ou Société A Responsabilité Limitée est la structure juridique la plus répandue en France.

Elle concerne et s’adapte à de nombreuses situations et activités, c’est le modèle « fourre-tout ». Et comme son nom l’indique, en limitant la responsabilité des associés à leurs apports, elle offre ainsi une certaine protection.

La SARL est la structure la plus adaptée aux entreprises avec un fort potentiel de développement et de croissance. Elle s’adresse tant aux artisans et aux industriels (avec des investissements en matériel et stocks) qu’aux commerçants et sociétés de services.

C’est une structure évolutive car elle permet de manière simple, l’embauche de nouvelles personnes et l’introduction de nouveaux associés ou investisseurs.

La SARL est avant tout une structure d’association, de mise en commun, nécessitant peu de capitaux de création et protégeant chacun, à hauteur de ses apports.
La stratégie de l’entreprise et le capital social sont définis de manière conjointe par les associés.

Le formalisme de création (rédaction des statuts, enregistrement, annonce légale, dépôt…) et la rigidité des règles de fonctionnement (assemblée générale, publication aux greffes…) sont les inconvénients majeurs.

Reprenons nos 6 points de comparaison : 

Nombre minimum d’associés 2 associés minimum.
Montant minimum du capital social 1 € minimum.
Librement fixé par les associés, dont 20% versés au moment de la création.
Gouvernance de la structure Les associés nomment le ou les  gérants aux conditions indiquées dans les statuts, qui prennent les décisions de gestion courantes. Certaines décisions plus importantes sont prises en assemblée générale.
Régime Social des dirigeants de la structure Le gérant minoritaire peut être salarié.
Le gérant majoritaire est un travailleur non-salarié.
Obligations comptables et financières Bilan, comptes de résultats, rapport du commissaire aux comptes, rapport de gestion approuvé par les associés et le tout déposés chaque année, au greffe.
Evolutivité de la structure Facilité d’introduction de nouveaux associés et/ ou investisseurs.
Pour la cession des parts, bien penser à inclure les conditions dans les statuts.

 

Et vous, quels sont vos retours sur la SARL?

Sous quelle forme juridique dois-je créer ma Structure ?

« Il n’y a pas une structure meilleure mais différentes structures qui sont les meilleures dans différentes conditions. » [J. Woodward]

Choix cornélien voire alexandrin (plutôt style nœud gordien) par excellence, pour le jeune créateur d’entreprise, le choix des statuts juridiques de sa future structure reste un des points les plus délicats et pourtant, l’un des plus maltraités et mal traités.

(merci à Boreally pour la structure de la Tour Eiffel)

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Quelque fois au petit bonheur la chance, parfois, en suivant quelques conseils (avisés ou non), souvent, de manière brouillonne et hâtive, le choix des statuts de son entreprise est majoritairement une épineuse discussion.

Reprenons, à la base : les statuts d’une entreprise sont les statuts juridiques de constitution d’une société. Ce sont les textes, donnant de nombreuses informations (objet social, montant des apports par associé, conditions de prises de décision, règles de dissolution…) qui fixent le cadre juridique et le fonctionnement de la société en création.

C’est un document, de droit français, validé et signé par tous les associés puis déposé au greffe du tribunal de commerce.

Bon an, mal an, trois catégories de statuts pour les entreprises émergent: les entreprises individuelles (et le statut d’auto-entrepreneur), les sociétés civiles (immobilières, professionnelles, de moyens) et les sociétés commerciales.

Je parlerais peu des sociétés civiles et je reviendrais sur l’entreprise individuelle, plus tard.

Concentrons-nous sur l’hésitation de la plupart des créateurs de sociétés commerciales, qui est : EURL, SARL, SAS ou SA?

Débutons avec un peu de sémantique afin d’être sûr que nous partons tous sur les mêmes bases :
– EURL : Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée
– SARL : Société A Responsabilité Limitée
– SAS :  Société par Actions Simplifiées
– SA :  Société Anonyme

Prenons 6 points de comparaisons :
– Nombre minimum d’associés
– Montant minimum du capital social
– Gouvernance de la structure
– Obligations comptables et financières
– Régime Social des dirigeants de la structure
– Evolutivité de la structure

Et la suite, dans les prochains articles…
(Bien entendu, toutes vos remarques et autres commentaires sont les bienvenus, en vue de définir au plus juste ce dont vous avez besoin!)

Des bienfaits de la persévérance ou la stratégie du pic-vert!

« Les entrepreneurs connaissent en moyenne 3,8 échecs avant la réussite finale. Qu’est ce qui fait ce succès à part leur incroyable persévérance. » [Lisa M. Amos]

Il est assez facile de constater qu’en cette période de l’année, les projets, tout autant que les personnes commencent à se sentir engourdis par le froid et l’obscurité hivernale.
Et les petites et grandes entreprises (au sens littéral du terme i.e. ce qui est entrepris) souffrent d’un lent refroidissement d’abandon voire d’un gel profond pour les plus transis par le blizzard.

Rappelant les propos de Lou sur l’importance à rester focalisé et surtout persévérant, j’argumenterais dans le même sens, en m’inspirant du livre de Seth GODIN, The Dip (malheureusement non encore traduit en français), en parlant de…pic-vert !

Prenons au hasard, deux petits pics-verts.

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Le premier va taper 20 fois dans un premier arbre puis, devant la difficulté (pluie, vent, écorce trop dure, présence d’un autre pic-vert…) va changer d’arbre, puis de nouveau, taper 20 fois, puis, céder devant la non-immédiateté de sa récompense et ainsi de suite, jusqu’à « picorer » 1 000 arbres. De quoi être bien occupé !

Le second, lui, va taper 20 000 fois dans un unique arbre et se faire un festin!

Et pour étayer le concept, prenons une histoire vraie. Plantons le décor :  Province, Entrepreneur, Agro-alimentaire.
De source sûre, sur le lieu de son usines, le coût de l’eau est très élevé (sans jeu de mots!) et pour réduire cette dépense, il décide de creuser un puits afin d’utiliser l’eau d’une nappe. Après avoir engagé un sourcier (un petit homme avec une baguette et non pas un confrére Harry-Potter-ien), il décide de se lancer dans le forage de son puits, prévu à 15m. Les coûts sont importants et les travaux difficiles pour un puits industriels. La production ne peut pas démarrer sans eau. Chaque journée compte…. 15 m, toujours pas la moindre goutte d’eau. Continuer ou abandonner? Il faut continuer… Les coûts augmentent! 20 m, toujours rien. 25 m, toujours rien. Continuer ou abandonner? Les décisions sont de plus en plus dures à prendre; tout est contre cet entrepreneur. Il tient bon. 30 m, toujours rien. Il ne fléchit pas. L’eau doit être là. Et à 32 m, la bonne étoile et l’eau jaillit! Et depuis plus de 15 ans, cette source ne s’est jamais tarie et les économies réalisées par cette eau, a remboursé plusieurs centaines de puits.

Tout ça, grâce à la ténacité et la persévérance de l’entrepreneur, qui a su croire en son idée.

Donc, entrepreneurs de tous bords, soyez tel le pic-vert se focalisant sur son arbre, ne craignez ni la pluie ni le vent, restez concentrés et soyez persévérants !

Start-Up Your Life : Cyril de Ready2Drive

Inaugurant une nouvelle rubrique de ce blog et suivant l’adage populaire « À tout seigneur, tout honneur » je me devais, par conséquent, remercier Guilhem BERTHOLET (via son blog ou twitter), qui est la source d’inspiration quant à ces échanges avec des créateurs d’entreprise. N’hésitez pas à le suivre!

Nous ouvrons les festivités avec Cyril, co-fondateur de Ready2Drive, dont le métier est la gestion de parc automobile de luxe avec service de conciergerie.

ready2drive

Bonjour Cyril ! De manière très traditionnelle, commençons par quelques mots sur toi et sur comment est né Ready2Drive.
Bonjour JN ! Je suis donc Cyril, co-fondateur de Ready2Drive. J’ai 36 ans, je suis ingénieur en mécanique, avec un double diplôme France et UK. J’ai passé plusieurs années dans diverses entreprises, de toute taille et mon envie de créer est venu avant tout de mon inadéquation face à certaines valeurs des sociétés, à l’étroitesse de certains systèmes. De plus, je suis engagé dans le milieu de l’automobile de luxe depuis mes 16 ans (et successivement propriétaire de petits bijoux !)

Ready2Drive a été créée en Juin 2008, a démarré son activité opérationnelle en Septembre 2008 et a généré ses premiers revenus dès Février 2009 et est aujourd’hui rentable, moins d’un an après son lancement.

Une success-story, en somme ?
Pour l’instant, je ne me plains pas, la chance est de mon côté.

Je travaille à plein temps et mon associé, une journée par semaine. Aujourd’hui, nous sommes conscients d’être sur un marché de niche et de proximité et notre croissance passe par la diversification des services tels que l’organisation d’évènements (i.e. des sorties sur circuit et des week-ends à travers la France…)

Ready2Drive

Ready2Drive est donc l’incarnation du « Rien de grand ne se fait sans Passion» (Hegel) ?
La passion n’est pas forcément le plus puissant des moteurs : il peut être l’élément déclencheur mais la réussite vient avant tout de la compétence.
La passion se cultive mais doit avant tout se vivre pleinement dans l’engagement. Aimer les voitures de luxe en achetant un magazine et en allant à des salons ne suffit pas : il faut la vivre pleinement et acquérir des compétences qui conduiront à une réelle crédibilité et donc à une réussite.

Te manque-t-il quelque chose pour être au top ?
Mon gros souci à l’heure actuelle est mon manque de compétences en optimisation fiscale, i.e. ne pas payer trop d’impôts, anticiper mes flux de trésorerie… Et malheureusement, un comptable ne peut pas apporter ses conseils.

A ton tour de passer le relais et de transmettre un peu de sagesse pour les générations futures, qui ont des aspirations créatrices, que leur dirais-tu?
Je dirais qu’entreprendre, c’est être rigoureux, compétent et un soupçon, passionné.
Il ne faut pas se sous-estimer mais il est important également d’être honnête avec soi-même, de ne pas se jeter de fleurs et de ne pas faire preuve de fausse complaisance : ce n’est pas parce que l’on a la fibre entrepreneuriale, que l’on peut se lancer sur tout et n’importe quoi.

Merci Cyril ! Et Bonne Route à Ready2Drive !

Entrepreneurs et Argent ou comme sur un air de S. Gainsbourg : « Je T’Aime…Moi Non Plus! »

« Trois choses sont absolument nécessaires : premièrement de l’argent, secondement de l’argent, troisièmement de l’argent. » [Jean-Jacques Trivulce : Réponse à Louis XII]

Ne tournons pas autour du pot, l’une des principales problématiques pour un entrepreneur est le financement de son projet.
Cependant, ce besoin « vital » est clairement mis en perspective face au désir d’indépendance. Ce que nous pouvons schématiser ainsi : (merci à MD pour la réalisation et Indexed pour l’idée)

lovemoney

Comment agir pour rester libre (ce qui implique de ne pas faire entrer de fonds d’investissement dans votre capital), tout en étant financé ?

Les banques, me diriez-vous ! Mais les prêts sont assez difficiles à obtenir et parfois très coûteux, au final.

Que faire donc ? (hormis: « Si vous avez un problème, si vous êtes seul, si personne ne peut vous aider, si vous êtes acculé, si la justice ne peut plus rien pour vous, il vous reste un recours, un seul: l’Agence tous risques. »)


Une seule réponse le « LOVE MONEY »

 
Le « love money » (ou en bon français « l’argent de l’amour ») est une expression canadienne (ou en bon québécois « l’épargne affective de proximité ») désigne les fonds que vous pouvez récupérer en faisant participer vos amis, votre famille, votre boulangère, vos voisins ou n’importe laquelle de vos connaissance, au capital de votre entreprise.

Rien de très compliqué dans le concept mais pas toujours évident de concrétiser cette souscription au capital de votre société.

Ils vous aiment, vous chérissent mais vous donner de l’argent, même sous certaines contreparties, c’est une autre histoire.
Il va de soi, qu’il est préférable, qu’ils adhérent complètement à votre projet – que vous aurez présenté de manière claire et rigoureuse, à l’aide d’un business-plan professionnel, incluant des projections financières ainsi que toutes les réponses à leurs potentielles questions.

Depuis la Loi Dutreil (Loi pour l’initiative économique), certains arguments fiscaux, peuvent étayer votre discours.

1. Les personnes qui investissent dans le capital de sociétés non cotées, lors de leur création ou au cours de leur développement, bénéficient d’une réduction d’impôt égale à 25 % des versements effectués, versements plafonnés à 20 000 euros pour un célibataire, et de 40 000 euros pour un couple marié.

2. Les personnes physiques qui ont souscrit, en numéraire, au capital d’une société non cotée, déclarée en cessation de paiement dans les 8 ans suivant sa constitution, peuvent bénéficier d’une déduction égale au montant de leur souscription. La déduction est limitée annuellement à 60 000 euros pour un couple marié et 30 000 euros pour les autres contribuables.

Deux mises en garde : l’une, tiré du sens commun et l’autre d’un sérial entrepreneur de 84 ans !
1. Du moment que vous faites intervenir de l’argent dans vos relations, les règles du jeu en seront chamboulés. Soyez prévenus et sur vos gardes.
Et surtout, gardez en mémoire et faites leur garder en mémoire qu’investir dans une jeune entreprise est un pari risqué et parfois, non fructueux. (Acceptation de l’échec et de la perte)
2. Préférez le « love money » dans toutes les circonstances : tant à la création que dans une augmentation de capital. Pour le premier cas, afin d’évitez de perdre votre indépendance et 50% de votre capital et dans le second, afin de correctement valoriser votre société et tout ce que vous avez apporté.

PS: Pour les nostalgiques et ceux qui cherchent l’air depuis 3 min!
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=sHiMDB19Dyc[/youtube]