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« How to Start a Movement? » : écritures croisées Community Management / Entrepreneuriat
Posté par JN dans Média Sociaux, Stratégie le 2010/04/19
Tout a commencé par une rencontre…
Deux profils différents, deux parcours différents, deux métiers différents.
Et pourtant, « La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents. » [Gandhi]
Des échanges de commentaires puis de mails :
Elle : « si tu veux qu’on écrive ensemble, donne-moi un thème et la manière dont tu veux que l’on procède.. »
Lui : « Check une vidéo de TED : How to Start a Movement? On pourrait aborder cette vidéo, chacun selon son angle : toi, Community Management et moi, Entrepreneuriat. Non? »
Elle : « Si! » [et elle se met à chercher la vidéo TED en question et trouve ensuite le film original, support de la démonstration de Derek Sivers, parce qu'elle faut toujours remonter à la source.]
Un google doc après, les premiers mots posés sont :
Elle : « Go, Go, Go !! Start the movement, en somme… »
[Et pour partager au mieux nos communautés, brasser les savoirs - toujours dans l'esprit TED - nous avons opté pour une écriture partagée et croisée i.e. Catherine (a.ka. Elle) intervient sur le blog de JN (a.k.a. Lui) et Lui intervient sur le blog d'Elle. Facile, non? Bonne double-lecture à tous!]
** How to Start a Movement with a Community? **
par Catherine Ertzscheid

Ne pas avoir peur du vide
Il y a peu, un pair et néanmoins ami me demandait : « tu ouvrirais un forum s’il n’y avait encore aucun membre inscrit? ». Ma réponse est oui.
Il faut une amorce, un contenu pertinent et si la première voix exprimée doit être la mienne alors ce sera pour inviter à la discussion et si le sujet ne prend pas c’est qu’il doit être reconsidéré soit dans la forme, soit dans le fond.
Si le travail de préparation a été correctement réalisé (notamment analyser et repérer la cible en adéquation avec les sujets discutés), il y a fort à parier pour que rapidement le forum prenne vie. La peur du vide ne sera plus qu’un léger tract si vous avez pensé votre stratégie.
Ne pas avoir peur du ridicule
Si vous avez réalisé le travail d’analyse préalable sur votre coeur de cible et que vous l’avez observé sur les sites ou plate-formes sur lesquels il évolue déjà, personne ne peut connaître votre communauté mieux que vous. Vous avez déjà une idée de ce qui peut la motiver. Qu’il s’agisse de sujets de discussion sérieux ou d’actions délirantes à vocation ludique, si vous avez des idées, exprimez-les! S’il vous semble opportun pour créer l’amorce de vous mettre à danser virtuellement, alors faites-le.
(crédit image : Michel et Augustin)
Ne pas avoir peur de partager
Sachez mettre en valeur votre premier arrivant, représentant de la première relation
Un community manager sans personne avec qui échanger n’est qu’un écrou isolé sans utilité. Il faut un second écrou pour former un mécanisme et donc donner de la valeur.
Si vous regardez la vidéo du Sasquatch Festival et les autres vidéos amateurs qui précèdent ce mouvement, vous constaterez que l’homme sans chemise reste seul à danser un moment. Mais rien y fait il est dans la conviction de son instant, il poursuit. Le mouvement collectif prendra naissance lorsque le premier arrivant s’approche et se met à danser avec lui.
Notez au passage le symbole de partage : l’homme sans chemise s’approche de lui, lui fait face et les deux hommes se mettent à danser en se tenant par les mains. Le mouvement est enclenché, l’individu dansant seul n’est plus le maillon isolé peut-être perçu comme « ridicule », par son interaction avec l’autre il passe le cap vers le collectif festif.
Savoir mettre en valeur les premiers membres de votre communauté
Les premiers arrivants sont, bien souvent, acquis à ce que vous leur proposez. Ils viennent soit par sympathie pour vous ou parce qu’ils sont particulièrement convaincus de ce que vous avez à leur proposer. Si vous savez les repérer, alimenter vos échanges avec eux et mieux leur donner des responsabilités dans la communauté, ils en seront les meilleurs gardiens.
Vos gardiens du temple donnent de leur temps et de leur matière grise pour la communauté, il lui font un don en quelque sorte. Sachez réaliser un contre-don pour qu’ils ne se sentent pas dans un mouvement unilatéral qui pourraient les conduire à l’épuisement. Valorisez-les, parlez d’eux! Interviewez-les et mettez-les en avant sur le blog communautaire par exemple.
Savoir travailler avec humilité, la diffusion se fera grâce aux primo-arrivants et non seulement grâce à vous
Le Web social est un splendide amplificateur par la capacité et la volonté des gens à propager des idées, actions, images, invitations à toutes sortes d’évènements… de la danse aux conférences. Si vous offrez de la qualité et de la sincérité, les relais se feront avec le temps et la quantité suivra. Jamais l’inverse ou alors vous aurez une communauté fantoche, numériquement attrayante mais socialement infertile.
Ne pas avoir peur d’échouer
Travailler avec des communautés, fussent-elles distancielles, c’est travailler avec de l’humain. Matériau sensible par excellence, s’il peut plier comme du roseau (résilience), il peut aussi se durcir comme un roc ou disparaitre comme neige au soleil.
« Je sais manager 15 personnes mais des milliers c’est beaucoup moins évident » me disait il y a quelques jours Benoît Thieulin, CEO de La Netscouade.
Bâtir une technologie-réseau est une chose, faire qu’elle devienne sociale en est une autre. Si l’on maîtrise la technologie, le recrutement et la fidélisation d’une comunauté d’individus recèle une part d’aléa qu’il faut accepter.
On ne commande pas une communauté, on l’invite.
On ne l’enferme pas, on lui offre les raisons de rester.
***
Lui : Elle (son Twitter : Catherine) est une n-ethnologue devenue Community Manager. Forte de multiples expériences dans des domaines variés (Santé, Culture, Média, Université…), elle officie, maintenant, en freelance et met au service de ses clients, ses nombreux talents et compétences, pour tirer le meilleur des stratégies médias sociaux et plus, particulièrement, autour de la gestion de vos communautés. Sans hésiter, elle sait comment démarrer le mouvement!
Et pour retrouver mes écrits (sur l’entrepreneuriat, donc), c’est sur le blog de Catherine!
Comment Ocean’s Eleven souligne la règle d’or, qui permet à toutes les entreprises de décrocher le jackpot
Posté par JN dans Entrepreneuriat, Stratégie le 2010/04/09
Reuben: You guys are pros. The best. I’m sure you can make it out of the casino.
[Ocean's Eleven, Steven Soderbergh]
[Nous allons développer avec Bruno des articles croisés sur des sujets, certes, liés à l'entrepreneuriat, mais abordés de manière plus récréative. Le tout, en vue de confronter nos idées, nos expériences et nos opinions et vous apporter des conseils, trucs et astuces. Donc n'hésitez pas à rebondir sur nos écrits pour nous critiquer et nous challenger.]
Mais qu’est ce que c’est que cette affiche? Où sont mes Brad Pitt et Georges Nespresso Clooney?
Bien entendu, j’aurais pu vous montrer le film – fort connu – mais, d’une pierre deux coups, avec cette simple illustration, je vais placer deux conseils :
Mon premier conseil sera de ne pas négliger les réalisations du passé. Appuyez-vous sur vos Monsieurs Miyagi (a.k.a.vos mentors. Je laisse la parole à Kim, qui en parle bien mieux que moi, sur son blog) pour dépasser vos objectifs initiaux et ne pas reproduire certaines erreurs passées. Veillez (tant sur le présent que sur le passé)!
Mon second conseil sera de ne pas être figé dans ses pré-requis. Il faut pensez hors des sentiers battus, en restant ouvert aux changements, à l’innovation et aux surprises.
Après ces deux conseils-bonus, abordons LA règle d’or, relayée de par Ocean’s Eleven, qui ne pourra qu’aider les wantrepreneurs*!
Il faut toujours (et je répète, toujours) s’entourer des meilleurs pour garantir le succès de son entreprise
A l’image de Danny Ocean, qui, avant même de penser à préparer son plan, commence à recruter une équipe de 10 maestro, spécialistes d’un domaine : de Linus (le pickpocket aux doigts de fée) à Basher (l’expert és explosifs), en passant par Livingston (le hacker magicien), Yen (l’homme sans colonne vertébrale et sans page Wiki) et bien sûr, Rusty (le roi du bluff), vous devez vous entourer des bonnes compétences et ce, quelques soient les affinités.
Trouver les meilleurs et faites leur une proposition qu’ils ne pourront pas refuser.
Certes, c’est une évidence! Une bonne mayonnaise ne sera vraiment bonne que si chaque ingrédient est au top.
Ne nous cantonnons pas aux exemples Jamie-Oliver-ien ( voire Maïté-ien) et prenons un cas concret de startup.
Voici l’histoire de deux copains, qui, au détour, d’une bière et d’un jus de tomate, trouvent une idée sympathique : « Et si on livrait des paquets aux gens, là où ils sont, au moment où ils le désirent? Fini, les levées du samedi matin et les heures d’attente à La Poste… » Et c’est parti, lançons un site internet, une application iPhone, une vidéo…
Mais aucun des deux ne possédait les compétences requises pour l’exécution complète du projet et nos compères sont donc partis en chasse, non pas d’un développeur mais de deux experts (l’un pour la partie web et l’autre pour la partie mobile) et, secoué au shaker, pas à la cuillère, et DelivrME est né, grâce à la magie de Fred et Ludo (et les conseils avisés de Bruno et moi-même)

Donc, oui, trouver de bons associés et une bonne équipe est la clef du succès. Mais, bien entendu, ce n’est jamais simple. Mais c’est déjà une autre histoire…
Pour plus de détails, au travers du regard d’autres entrepreneurs, je vous conseille l’article de Laurent sur sa recherche d’un cofondateur (CEO de SubMate) et la thématique de Guilhem sur l’association (responsable de l’incubateur HEC et écrivain, en devenir)
Et pour découvrir ce que peut recéler Ocean’s Eleven comme autre conseil pour un entrepreneur, foncez voir le 14ème Ocean, sur son blog : Bruno
* Un WANTREPRENEUR est un « wannabe-entrepreneur » i.e. un entrepreneur en devenir; quelqu’un qui n’a pas encore créé son entreprise mais qui en cours de création.
Du Bon Usage des Médias Sociaux : quelques règles données à des étudiants-ingénieurs (au profil pas très Big-Bang-Theory)
Posté par JN dans Média Sociaux, Stratégie le 2010/04/06
« On a toujours assez de temps quand on en fait un bon usage. » [Johann Wolfgang von Goethe]
(Le Désespéré de Courbet : crédit image)
Suite une discussion avec plusieurs ingénieurs en devenir (en 2ème année, à l’ISEP), je me suis aperçu que la plupart d’entre eux n’avait qu’une vision biaisée voire quasi-nulle des médias sociaux (et de l’entrepreneuriat; point sur lequel, je reviendrais plus tard…)
« Personne ne nous mets au courant, de ce qui se passe… »
« On sait pas comment ça marche… »
« Ça ne nous sert à rien maintenant… »
Comment est-ce possible pour une école d’ingénieurs de négliger autant les médias sociaux?
Comment est-ce possible pour des élèves ingénieurs de négliger autant les médias sociaux?
Car, bien entendu, la faute ne repose pas entièrement sur l’administration scolaire ou le corps professoral!
C’est à chacun d’être acteur de sa stratégie et d’aller chercher les bonnes informations pour construire son parcours professionnel et sa visibilité sur le net.
Aujourd’hui, ces jeunes (aux alentours de 22 ans) utilisent avant tout, Facebook et, ce, pour une utilisation « festive » (partage des photos, commentaires, statuts, jeux), sans réelle auto-censure. Hm!
Pas de Twitter, peu de LinkedIn ou de Viadeo. Hm! (bis)
(crédit : M. Vidberg via Demain La Veille)
Ces mêmes jeunes seront pour la majorité, dans les 12 prochains mois, embauchés par une grande entreprise et amenés à networker pour avancer.
D’où mes conseils très macroscopiques pour leur usage des médias sociaux.
1. Réfléchissez à votre stratégie de présence en ligne.
Toujours en amont, bien pensez sa stratégie : dans quels buts? Que recherchez-vous? Comment pouvez-vous amener de la valeur ajoutée auxgens avec qui vous conversez? Pour quelle part de votre temps? Que voulez-vous dévoiler? Comment voulez-vous vous présenter face à votre audience?
Et la premiére question pour bien débuter est quel avatar, photo ou image pour votre profil web? Fadhila vous répond de maniére claire via son blog.
2. Les médias sociaux demandent du temps.
A l’image de la tortue, il faut avancer doucement et sûrement. Se faire connaitre, converser, partager et donner avant de recevoir.
Adopter une position de jardinier! Préparer, prendre soin puis récolter.
Le livre de Tara Hunt : l’effet Whuffie (bientôt aux Editions Diateino, en version française) est un très bon point de départ.

3. Construisez votre identitée professionnelle sur les réseaux dédiés.
Et par réseau dédié, j’entends Viadeo et Linkedn pour débuter. Rebondissant sur le livre de Mitch Joel, 6 Pixels of Separation, il est évident qu’en multipliant vos contacts professionnels, vous augmenterez vos chances d’obtenir un stage à Montréal ou à Hong-Kong et vous affinerez la vision du job de vos rêves, en écoutant et échangeant sur les expériences des autres.
4. Faites attention aux débordements sur les médias sociaux.
Quelques chiffres (Courrier Cadres – Oct. 2009) pour étayer ce point : 45% des recruteurs américains utilisent les réseaux sociaux pour mieux connaître les candidats (29% Facebook, 26% LinkedIn…) et 35% d’entre eux écartent un candidat qui dit du mal de son ancien employeur sur Internet.
Donc, mon point est de ne pas négliger l’e-réputation (vous pouvez feuilleter l’excellent livre blanc via Demain La Veille) et de contrôler fréquemment ce qui sort sur votre nom complet.
5. Lisez, lisez, lisez!
Des blogs, des magazines, des tweets, des statuts, des articles, des livres… Soyez informés! Intéressez-vous! Partagez! Soyez à l’écoute des #FollowFriday sur Twitter, baladez -vous sur les listes référencées de vos blogs préférés… (Bien entendu, en anglais comme en français!)
Et comme a pu le souliger Benjamin Disraeli : « Celui qui rencontre le plus de succès dans la vie est celui qui est le mieux informé. »
6. Impliquez-vous! Participez! Conversez!
Tant sur les médias sociaux en l’état, qu’aux différentes manfestations existantes sur Paris (voire ailleurs pour les plus voyageurs) autour de ses sujets : des BarCamps, des conférences, des cafés-discussions…
Bref, sortez de votre cocon pour gambader joyeusement dans de nouveaux domaines!
Quelques ressources d’un très bon niveau, pour creuser le sujet:
- Catherine via Nunalik - Le blog d’une Community Manager : De la stratégie à l’usage des médias sociaux
- Grégory Pouy via son blog : Matrice décsionelle des médias sociaux
- Sylvain (a.k.a Akostic) : sur la rédaction de votre page « A Propos »
- Loic Le Meur via son blog : Les 15 commandements d’une marque pour les reseaux sociaux
KISS et le rasoir d’OCCAM ou l’art de la simplicité des offres de service
« La simplicité est la sophistication suprême. » [Léonard de Vinci]

Entendu au cours d’une conversation, avec une start-up:
« Je propose un choix d’offre bien plus large que la concurrence, avec une segmentation de mon offre tant sur le plan technique que sur le plan marketing. J’envisage, pour commencer, 6 formules : Formule Basic / Formule Premium / Formule Silver / Formule Gold / Formule Diamond / Formule Platinium.
Et je devrais doubler ces offres au bout de la premiére année. Qu’en penses-tu ? «
« Hm! Comment dire… »
A ce point soulevé, je ne peux répondre qu’un argument : S-I-M-P-L-I-C-I-T-E et l’illustrer, au choix, selon la langue par deux concepts,que sont : KISS ou le rasoir d’OCCAM.
(crédit : Coralie SAUDO)
Commençons par la langue de Moliére est parlons un peu de William d’OCCAM.
C’est un philosophe du XIIe siècle, qui considère que l’on introduit de la complexité dans tout problème, même si cela n’aide pas à le résoudre.
Le rasoir d’Occam est un principe de raisonnement, qui repose sur l’idée qu’il faut toujours rechercher la solution la plus simple possible (donc éliminer le superflu) et utiliser celle-ci en premier lieu, car dans la plupart des cas, cette solution est la meilleure.
D’où la formule : « Les entités ne doivent pas être multipliées par delà ce qui est nécessaire»
L’application du rasoir d’Occam pousse à mettre en avant la simplicité et la clarté comme des critères majeurs de sélection ou de rejet d’une solution possible.
Certes, le choix le plus simple n’est pas forcément le meilleur, mais du fait de sa simplicité, il a plus de chance de résoudre le problème posé de façon satisfaisante et avec succès.
Continuons par la langue de Shakespeare est parlons un peu de KISS.
(Crédit : les éternels)
Non, je ne parlerais pas du groupe de Rock des années 70 mais de l’acronyme anglais qui désigne le fameux principe philosophique (sic!) : Keep It Simple, Stupid (i.e. Fais Simple, Stupide !)
Cependant, je préfère le plus politiquement correct : Keep It Simple and Short/Straighforward/Smart voire même le Keep It Super-Simple
Eliminer le superflu. Concentrez-vous sur l’essentiel.
Bien que d’apparence anodine, cette phrase n’est pas simplement une phrase de bon sens. Ce devrait être un credo pour chaque startup.
Que dois-je faire le plus simplement possible pour apporter une valeur ajoutée à mes clients ?
Il n’est pas rare que je challenge mes startups en leur demandant : « Que pourriez-vous vendre à votre client, si vous n’aviez qu’une feuille et un crayon de papier ? » (Sous-entendu, sans site web à 8 000€, ni usine de production à 300 000€ les 2 mois…)
Prenez-le temps de la réflexion, faites en sorte que la clarté et la simplicité soient vos facteurs prépondérants.
Appliquez le test de la grand-mère ! (et non, ce n’est pas un billet sponsorisé)

Qu’est-ce que ce test? Etrange, me direz-vous… Voici en quelques lignes, le principe…
Régulièrement, j’appelle ma Grand-Mère pour lui parler de mes projets et j’essaye par (presque!) tous les moyens de la convaincre d’acheter mon produit, mon service… Et si par malheur, j’entends les mots fatidiques : « oui (car, bien sûr, ma GM achètera tout ce qui vient de son petit-fils), je veux bien te le prendre mais je ne comprends pas son utilité. »
Ô désespoir ! Je n’ai qu’à revoir ma copie et recommencer mon intervention en toute simplicité…
Faites de même, que ce soit avec un membre de vore famille, un ami ou une connaissance ou simplement, à une rencontre informelle ou à un pair entrepreneur. Confrontez vos idées. Clarifiez-les. Simplifiez-les.
Donc, sans hésiter, rasez et tranchez dans le vif du sujet pour proposez à vos clients une offre simple et claire.
« Le Loup et le Chien » de La Fontaine ou les vertus du discours argumentaire
Posté par JN dans Entrepreneuriat, Stratégie le 2010/03/16
« C’est à vous, s’il vous plaît, que ce discours s’adresse.» [Le Misanthrope - Molière]

Répondant à la demande de Bruno de « cuisiner moléculairement » (merci Twitter et son #TopChef) nos cellules grises, je m’attèle à lire et relire la fable du Loup et du Chien (La Fontaine ~ Livre I, 5), abordé également par Gilles Poupardin, pour extraire quelques pensées subtiles et pertinentes.
Connaissant son caractère indépendant et amateur de risques, il y a fort à parier que son article soit à son image, ode au Loup et à la liberté. Je n’irais donc pas sur son territoire ! Mais ce n’est qu’une supposition donc, si vous voulez vérifier, allez faire un tour chez le Loup, mon ami Bruno, sur L’entrepreneur est fou!
J’aurais pu évoquer la forme même de cet apologue, qui suit le classique « Instruire et Plaire », cher à La Fontaine (tuteur du Dauphin, à qu’il a dédié ses Fables), et glisser sur l’essence même du nouvel outil marketing qu’est le storytelling. J’aurais pu…
Je vais au contraire me focaliser sur le discours du Chien. En effet, son intelligence et sa pertinence ont failli coûter la liberté à l’animal sauvage et libre par essence qu’est le Loup.
Et le discours n’est-il pas l’outil principal de l’entrepreneur ?
En suivant ce parallèle avec le monde de l’entrepreneuriat, n’est-il pas essentiel pour un jeune entrepreneur de créer une connexion( voire un dialogue) avec ses clients, ses associés et ses partenaires financiers, tout en adaptant son discours à chaque type d’audience ?
Or, créer cette connexion ne dépend-elle pas de notre capacité à convaincre ?
(crédit : Le Figaro)
1. L’état même du dialogue entre deux opposants ne peut naître que par la volonté bilatérale de trouver une voie convergente.
Bien que sonnant un brin chinoisant, mon argument cherche à mettre en avant l’importance du terrain commun dans le dialogue, que ce soit lors d’une négociation ou d’une vente.
Adversaires de base, le Loup et le Chien vont pourtant réussir à dépasser leur nature pour dialoguer et échanger.
Tantôt Chien (ne pas craindre les rencontres), tantôt Loup (avec humilité) l’entrepreneur, lui aussi, doit faire fi de ses propres préjugés et pré-requis, pour s’ouvrir vers de nouvelles façons de voir le monde, de communiquer, de penser ses solutions. Que ce soit pour s’associer ou pour lever des fonds, il est important de trouver un terrain commun, de créer l’initiation, qui permettra par la suite, l’échange.
Dans le domaine de la séduction (basé sur The Game de Neil Strauss), on parle de « pick-up lines » : ces petites phrases qui vont créer la connivence et vont permettre l’initiation du dialogue (« Est-ce que le soleil vient de se lever ou c’est vous qui m’avez souri ? » ou « Je pense que je pourrais mourir heureux, maintenant, car je viens d’entrapercevoir un petit morceau de paradis »)
Blague à part, quelque soit votre audience, vous devez trouvez des bases communes, pour dialoguer sur un terrain neutre et fertile aux deux partis.
2. La stratégie gagnante du Chien ou l’argumentation implicite.
En deux parties, l’argumentation du Chien débute par la critique de la vie du Loup puis enchaîne par un éloge de sa propre vie, selon une progression réfléchie.
Dans un premier temps, la critique de la vie du Loup repose simplement sur la notion de choix et la généralisation d’une situation reconnue. En mettant en avant l’inexorabilité de cette loi (« Vos pareils y sont misérables »), le Chien ne blesse pas l’orgueil du Loup, tout en lui montrant respect et politesse. Et le Loup ne peut qu’acquiescer implicitement ce possible changement.
En parallélisant avec le monde de l’entrepreneuriat : lors de vos pitchs, soyez toujours ponctuels, gardez un langage poli et respectueux, mettez-vous à la place de votre audience et surtout, réfléchissez en amont à votre stratégie, pour anticiper les interrogations et les réflexions.
Dans un second temps donc, le Chien enchaîne par l’éloge de sa vie, en minimisant certains points (les devoirs), en maximisant d’autres (les récompenses) et en jouant sur l’argument massif qui est d’obtenir ce qu’on n’a pas, i.e. dans cette fable les caresses et la tendresse, pour le Loup.
Idem que précédemment, dans vos pitchs, soyez malins, jouez avec vos arguments, vos silences, votre prestance scénique. Sachez également décoder votre audience – sans tomber dans The Mentalist, pour les adeptes.
Et surtout, gardez bien en tête que la valeur ajoutée de votre entreprise réside dans sa capacité à innover et à apporter une réponse à des attentes non satisfaites.

3. La victoire du Chien ou comment la perception est tout.
Sans un mot, le Loup pleure et imagine son bonheur futur.
En se basant sur les mêmes ressorts que Le Silence des Agneaux (l’imagination a plus d’impact que la vision), le Chien convainc le Loup, par une perception du bonheur.
Ce point est important pour un entrepreneur, car, pour un même service proposé à plusieurs clients, chacun d’entre eux percevra le coût selon sa propre expérience, ses besoins, ses attentes. Et il n’est pas rare d’entendre l’un dire que le service est trop cher alors que l’autre serait prêt à payer plus, tout est dans la perception du coût de l’offre. Soyez donc attentif, à ces non-dits et ces perceptions.
(crédit : P. Geluck)
Pour résumé, que vous soyez Loup ou Chien, peu importe !
Votre discours doit s’adapter à votre public, être construit et pertinent.
Il doit être inspirant, simple et clair, s’appuyer sur une introduction ouverte, créant la connivence, enchaîner sur des arguments tout autant factuels que perçus positivement et se conclure sur un accord mutuel entre l’auditoire et l’auditeur. Le tout sans craindre les retournements de situation impromptus (qui arrivent, parfois…), donc en étant bien préparés.
Et pour un coup de pouce (pas tout à fait dans l’idée de celui de la Vache Qui Rit, mais presque), vous pouvez vous procurer le livre de Connie Dieken : Parler moins pour en dire plus et aux dires de Matthieu Scherrer, rédacteur en chef de Management : « Pas de bavardage inutile, de nombreux et précieux conseils rédigés dans un style limpide. Une lecture recommandée à tous ceux pour qui convaincre est une obligation quotidienne » (via le blog des Editions Diateino)
En amont des outils, il y a l’usage… Et en amont de l’usage, il y a la stratégie…
Posté par JN dans Média Sociaux, Stratégie le 2010/02/15
« Celui qui n’a pas d’objectifs ne risque pas de les atteindre » [Sun Tzu]
Rebondissant allégrement sur l’article de Bruno autour du web en tant qu’outil et le lancement de Google Buzz, je tenais, avant tout, à insister sur l’importance de la réflexion et de la stratégie en amont de l’utilisation des outils.
« Hannn, tout le monde est sur Facebook, donc moi aussi ! »
« Hannn, tout le monde a un compte Twitter, donc moi aussi ! »
« Hannn, tout le monde a un Community Manager, donc moi aussi ! »
Mais pour quoi faire? Dans quel but, vous lancez-vous?
Pour attirer des nouveaux clients? Pour converser? Pour faire de la veille stratégique? Pour trouver de nouveaux associés?
Chaque usage d’outils se doit donc d’être pensé en amont, en suivant quelques lignes basiques.
Loi #1 : Une stratégie d’usage se pense préalablement à l’usage lui-même.
Il ne viendrait à l’idée de personne de prendre une tronçonneuse et sans aucune vérification préalable, d’aller couper un jeune hêtre dans la forêt. Et pourtant, c’est exactement ce qui se passe pour les usages du web!
La plupart des utilisateurs foncent vers l’outil puis aprés les gazouillis du départ (et le côté nouveau de chaque outil) se déclarent déçus, interloqués, perdus, assourdis par le bruit et le volume d’informations inutiles.
Or, le point zéro d’une stratégie est bien entendu la définition des objectifs de la dite stratégie.
Et le monde virtuel n’échappe pas à cette règle. Il ne sert à rien de mettre en avant une technologie ou un outil si, on ne sait pas comment l’utiliser ni ce qu’on attend d’elle ou de lui.
En bref, rien de plus contre-productif que de mettre en place une stratégie conversationnaliste pour une entreprise qui ne veut pas ou ne se donne pas les moyens de converser.
Loi #2 : Ne visez pas la quantité mais la qualité
(Bien sûr, mon point s’ouvre sur les outils mais pourrait également s’appliquer sur d’autres sujets…)
Rien ne sert d’avoir un Blog, un Flick, un Dailymotion, des comptes Twitter, des pages fan de Facebook, un Delicious, un Viadeo, un LinkedIn, un Slideshare, un Viméo et j’en passe…
Si ce n’est pour ne rien comprendre à leurs utilisations, donc, ne rien comprendre à leurs usages, donc, perdre en crédibilité, de par la pauvreté de sa conversation (incluant les photos, vidéos et autres ressources de partage)
Conclusion
Pensez stratégie le plus tôt possible pour cadrer au plus juste l’usage de vos outils.
Définissez-vous des objectifs tant quantitatifs que qualitatifs, basés sur la méthode SMART.
Suivez ces objectifs au travers d’indicateurs clairs.
Et enfin, choisissez vos outils en fonctions de vos objectifs et non pas sur un effet de mode!
Et à chaque action de votre part, posez-vous la question : est-ce que l’usage que je vais en faire répond à ma stratégie ?
Passe d’arme pour le Sénat au Massachussets ou comment la politique devrait tirer des enseignements des basiques de la Vente.
« Les campagnes électorales sont une excellente occasion de dire n’importe quoi, que ne surpassent peut-être que les lendemains d’élections. » [Jean Dion]
Bien que n’étant pas américain, ni ne vivant aux US, il m’arrive de m’intéresser quelque peu à la politique américaine. L’élection sénatoriale de Janvier 2010 a marqué un tournant sur le chemin Barack-Obama-ien, plutôt dynamique et ascendant jusque là, voire même une sérieuse égratignure pour le parti Démocrate.
En effet, pour la première fois depuis quelques années, le bastion démocrate qu’est le Massachussets est passé sous pavillon républicain – dirigé par Scott P. Brown, au détriment de la candidate démocrate – Martha M. Coakley – pourtant, donnée favorite.
De cette défaite, trois leçons basiques sont à retenir :
1. Jamais, oh, grand jamais, ne considérez vos clients pour acquis.
Vos clients sont la base de votre entreprise. Vous devez les écouter, les chouchouter, les prendre en considération, les fidéliser.
Vendre un service, une fois à un client, c’est bien. Vendre des services (le même ou d’autres), plusieurs fois au même client, c’est la clef du succès.
Vous devez donc entretenir cette relation et en aucun cas, la négliger ou la considérer comme acquis.
Chaque jour, vous devez remettre en cause ce lien et vous battre pour, sinon, vous courrez à la catastrophe et prenez le risque de grandes déceptions – à l’image de Martha, qui pensait ses électeurs démocrates acquis à sa cause, de par leurs cartes de membres.
2. Ecoutez, répondez, conversationnez!
De même, Martha n’a jamais pris le temps (ou trop peu) de se poser pour écouter ses électeurs, leur répondre et simplement converser avec eux. Elle méprisait les bains de foule - a contrario de Scott – et préférait les soirées élitistes, en petit comités (de lobbyistes)
L’émergence des média sociaux et des stratégies conversationnalistes dans la politique, le marketing ou les ventes n’est pas le fruit du hasard ou le lobbying intensif de publicitaires fashions : c’est une réponse adaptée à un réél besoin de communication réciproque et d’échanges d’informations, validées par la communauté.
Pour creuser ce point, je renverrais vers Nunalik, le blog d’une n-ethnologue devenue Community Manager, qui aborde les points de jonction entre réseau, discussions et média sociaux ainsi qu’un article publié par Grégory Pouy sur son blog autour des stratégies de discussions.
3. La confiance se gagne. Elle ne s’hérite pas ni ne s’impose.
De manière un brin redondante avec le premier point, toute entreprise se doit de se construire autour de ses clients.
Et une carte de parti ou un achat ponctuel ne sont pas des gages d’adhésion pleine et complète au projet de l’entreprise ou des politiques (il suffit de voir les tentatives des partis politiques français de s’inscrire dans une stratégie de conversations avec ses lecteurs)
Il faut être innovant, attentif et créatif pour conserver cette dynamique de relation entre l’entreprise et ses clients.
Prenons comme exemple, Starbucks.
Pas facile d’imposer une stratégie gagnante dans un pays où le café est pris chez soi ou rapidement au comptoir de son troquet préféré (France, douce France…)
Du coup, on bouscule sa structure pour offrir aux clients ce qu’ils veulent. « Nos clients peuvent personnaliser leurs boissons selon leurs goûts et leur volonté. Ils choisissent les doses d’expresso qui leur conviennent, aromatisent leurs boissons avec des sirops […] Les possibilités sont infinies. » (Philippe Sanchez, DG de Starbucks Coffee France SAS). Tout est là !
Et les clients français ont pris confiance et sont maintenant bien attachés à la marque.
La preuve par les chiffres, ci-dessous, en conclusion. What else!

Trouver son Modèle avec peu de Capitaux!
« Plus vous avez initialement à votre disposition de capitaux, moins vous êtes intrinsèquement poussé à d’abord bétonner à fond votre modèle ». [ Michel de Guilhermier in MdG's Blog ]
Cet article fait écho (tout en reprenant le titre) aux articles de Michel de Guilhermier (ici et ici) sur l’importance de se focaliser sur le business-model de sa création et non pas uniquement sur sa levée de fonds!
Pour mémoire, Michel est le fondateur de Photoways et d’Inspirational Stores
Selon Michel, le Bootstrap – qui est le mécanisme de financement limité lors d’une création – est « du pain béni, car cela force nécessairement à se décarcasser pour trouver le modèle percutant, [...] (pour être) rentable. »
Il rebondit dans son second article sur le fait que « trop de capitaux amoindrissent la créativité » et donc, que le Bootstrap est un push au MacGyver-isme créationnel (Comment colmater une fuite d’eau avec un chewing-gum? Comment sortir un produit agréé en moins de 9 mois? Comment débaucher des rédacteurs techniques, prêts à passer tous leurs dimanches à écrire sur des dossiers juridiques, pour un Milky-Way?).
Son point est relayé (et appuyé) par un VC qui associe le fait d’avoir trop d’argent avec la mort de « l’instinct de survie » et nous savons tous ce qui se passe quand on perd la gniak et l’oeil du tigre!
Guy Kawasaki est également un fervent aficionado du Bootstrap!
A méditer lors de l’écriture des business-plans et autres prévisionnels de trésorerie ou calcul de BFR !
Et vous, quelles sont vos expériences de Bootstrapping?

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