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Archives de la catégorie Entrepreneuriat

De la protection de ses idées par l’enveloppe Soleau : une solution certes limitée mais simple, rapide et économique

« L’idée finit quelquefois par dominer le canon, mais privée de la protection du canon elle reste sans force. » [Gustave Le Bon]

protection(crédit photo)

Au cours d’une discussion avec Bruno, celui-ci me racontait l’histoire d’un apprenti-créateur en pleine création (doux pléonasme…) sur une idée tellement géniale, tellement brillante, tellement extraordinaire (non-dit implicite, qui va ramener tellement de cash !) qu’il ne pouvait absolument pas en parler ! Hm!

Et bien entendu, la discussion ne se passait pas dans un salon d’entrepreneurs mais simplement au cours d’une soirée entre amis, pour la plupart déconnectés de ce monde d’entrepreneuriat et autres idées brillantes ou fumeuses.

Ce mystère autour de l’idée (qui pourrait être exploité par Google, qui aurait entendu la conversation avec ses satellites espions : Mel, sors de ce corps ! ) a beaucoup amusé Bruno, qui me l’a rapporté, de manière fort ironique.

Je ne reviendrais pas sur les bienfaits de plusieurs cerveaux autour d’une même idée, au cours de séances de confrontations, de brainstorming

Mais plutôt sur une étape basique de protection de vos idées : l’enveloppe Soleau.

Soleau

(crédit photo)

 

L’enveloppe Soleau est un marqueur de datation, reconnaissant l’antériorité d’une idée, d’un concept, d’un modèle ou d’une oeuvre, en France, déposée à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI)

L’enveloppe Soleau (et non pas Solo ou solo) n’est en aucun cas un brevet  ou un titre de propriété intellectuelle ; i.e. il n’y a pas de droit exclusif de l’invention mais simplement un droit d’exploitation en nom propre.

Constituée de deux compartiments (l’un pour l’INPI et l’autre pour vous), elle doit contenir au maximum 7 feuilles A4, décrivant de manière exhaustive ce que vous voulez dater. Aucun corps durs (cartons, trombones, agrafes…) ne doit être enfermé dans l’enveloppe.

De formalité peu contraignante, de faible coût (15€ l’unité), toute personne est autorisée à la déposer (par courrier, à l’adresse imprimée sur l’enveloppe ou directement à l’INPI), à tout moment, auprès de l’INPI, qui authentifie la datation au laser et renvoie la partie du dépositaire, qui ne doit pas la décacheter !

Archivée durant 5 ans, il est possible de la renouveler une fois et en cas de litige ou de contestation, le tribunal compétent est saisi et une demande de désarchivage parvient à l’INPI, pour acter l’enveloppe en tant que preuve.

N’hésitez pas à faire part de vos remarques sur vos utilisations de l’enveloppe Soleau!

Et avec ça, vous vous sentez mieux protégé et prêt à répandre vos idées ?

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EIRL : Un nouveau statut d’entreprise pour les Entrepreneurs Individuels

« L’ambition individuelle est une passion enfantine. » [Charles de Gaulle]

camera-cafe-solo(crédit photo) : « Travailler en…Solo » :)

Annoncée (par le premier ministre) le 3 décembre 2009 et entérinée (par le Conseil des Ministres) ce 27 janvier 2010, la création à partir du 1er janvier 2011 d’un nouveau statut d’entreprise : l’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL).

Et l’objectif est simple et concis (et non pas simple et stupide) : laisser l’entrepreneur « décider lui-même du niveau de risque qu’il souhaite assumer sur ses biens propres, sans avoir pour autant à constituer une société ». (Hervé Novelli)
Ce qui, concrètement, permettra d’éviter aux entrepreneurs individuels, en cas de faillite de leur activité, de répondre de leur dette professionnelle sur l’ensemble de leur patrimoine personnel.

En quelques points clairs, passer au statut d’EIRL permettra à l’entrepreneur individuel, artisan ou commerçant:

1. D’être sous un régime fiscal et social identique aux EURL, i.e. impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés

2. De séparer de manière claire son patrimoine personnel du patrimoine affecté à l’exercice de son activité professionnelle.
Ainsi, le commerçant (resp.l’artisan) exerçant sous EIRL, devra déclarer au Registre du Commerce (resp. la Chambre des Métiers) son patrimoine professionnel – qui pourra donc être saisi en cas de défaillances, pour remboursement de dettes professionnelles –  et donc rendre insaisissable sa résidence principale et ses biens immobiliers!

3. D’être soumis au plafonnement de la part de rémunération bénéficiant du régime social des dividendes à 10 % de la valeur du patrimoine affecté ou du bénéfice.

 Dernier point: il sera tout à fait possible de choisir un statut dEIRL, lors de la création de l’activité ou d’en changer en cours d’activité.

La conclusion revient à Yves Broussot (Président de la Chambre de Commerce du Loiret ) qui, soutient cette mesure en tant que  « nouvelle avancée [...] pour des hommes et des femmes qui prennent des risques souvent sous estimés du grand public [...] ces prises de risques ne doivent pas être « paralysantes » et je salue en cela le projet de création de l’EIRL. » (source : Blog du Président de la CCI du Loiret)

Prochaine étape : le passage à l’Assemblée Nationale, le 17 février 2010

[MAJ 18/02/2010] : Le statut EIRL, pour les  Entrepreneurs Individuels, est validé!
Et pour ceux qui veulent creuser le point, voici le discours d’Hervé Novelli sur la création de l’EIRL

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Etre Entrepreneur, ce n’est pas être un « Patron »?

A l’initiative de Bruno et de sa « semaine spéciale », j’expose mes réflexions sur Etre Entrepreneur ce n’est pas être « Patron », sur son blog? (D’ailleurs cet article n’est qu’une reprise de l’article posté chez lui)

Sujet interpellant au départ mais ô combien pertinent en le creusant un peu !

Lançons le débat par une petite devinette !

Qu’ont en commun la couture, l’informatique et la navigation de plaisance?

Facile… Tous ces domaines techniques, à l’instar des grandes entreprises et des startups, comportent tous, la notion de patron!

***

Pour la couture, un patron est un modèle, un plan, qui va ouvrir la voie à la réplication.

Sans conteste, l’entrepreneur est celui qui monte en tête, qui prend les risques, qui est le premier de cordée . Il est celui qui trace le chemin, qui fait les choses autrement, sans crainte de bousculer les idées reçues; celui qui affronte les rires et les quolibets (tel que l’initiative des entrepreneurs vus dans jesuisunclown.com) , sans ciller, sûr de ses objectifs!

patron_chemise(Credit photo)

Pour l’informatique, un patron de conception (design pattern, pour nos amis geeks) est une façon de coder reconnue pour apporter robustesse et cohérence.

De même, l’entrepreneur se doit d’être un patron (donc robuste et cohérent) pour tenir face aux refus des investisseurs ou des banquiers, face aux complexités administratives (cf. Astérix et ses 12 travaux), face au principe de réalité qui empêchent les rêves de s’épanouir…

Image de prévisualisation YouTube

Et enfin, pour la navigation de plaisance, un patron est le commandant d’un petit bateau soit un skipper (en bon français!)

L’entrepreneur, tout comme le skipper, est celui qui tient la barre et contrôle la voilure! Une seule cible et s’y consacrer entièrement, maîtriser au mieux l’environnement (parfois hostiles), faire corps avec son équipe et croire en son potentiel. Peu de différences entre un skipper se lançant à l’assaut de l’America’s Cup et un entrepreneur lançant sa startup !

skipper(Credit photo)

Donc, OUI, être un Entrepreneur, c’est être un patron mais celui avec un petit p, celui du sens technique.

C’est celui qui met la main à la patte – voire celui qui fait le ménage, celui qui guide et n’est pas effrayé de monter en tête, celui qui est robuste et cohérent face à ses pairs et à l’adversité, celui qui est le skipper de son entreprise!

Et vous, qu’en pensez-vous?

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Des bienfaits de l’enseignement pour un entrepreneur (et les autres!)

“We don’t need no education
We don’t need no thought control
No dark sarcasm in the classroom
Teacher leave them kids alone
Hey teacher leave them kids alone”
(Pink Floyd – Another Brick in the Wall)

Depuis bientôt 4 ans, j’enseigne en écoles (ingénieurs, universités…) et en entreprises, différentes matières liées à mon parcours professionnel, telles que: Management de Projets Internationaux, Méthodologie d’Entrepreneuriat et Stratégie d’Entreprise.

Et étonnement, passées les heures de préparation et la peur de se retrouver devant 138 Esprits Rebelles, je me suis mis à vraiment aimer enseigner, partager des anecdotes et conseils, répondre à des questions sur des sujets jugés (arbitrairement!) évidents, échanger sur certaines expériences….

D’où ma question : « Enseigner, ne nous permettrait-il pas d’être plus efficace en tant qu’entrepreneur ? » 

cercle-des-poetes-disparus-1989-01-g (crédit photo : toutlecine.com)

Il est clair que certaines qualités nécessaires à un enseignant (formateur, présentateur…) sont également des qualités de base pour un entrepreneur.

Après tout, un entrepreneur n’est-il pas un enseignant permanent (sur lui-même, sur son produit ou service, sur ses choix…) et avec des audiences différentes (ses pairs, ses clients, ses investisseurs…)?

Donc, voici quelques points communs à ces deux mondes : 

-         L’engagement.
Enseigner (former, transmettre…) est avant tout une communication bilatérale: si vous n’êtes pas engagé pleinement, restez chez vous ! Et si votre public n’est pas engagé, tous vos efforts ne serviront à rien. Vous devez intéresser votre public, faire en sorte qu’il soit enthousiaste, excité par ce qu’il va apprendre. Connais-toi toi-même et connais ton audience !

-         L’adaptabilité
Savoir réagir aux questions les plus machiavéliques (ou innocentes!), adapter son discours au niveau de son public, muter vers des exemples plus parlant pour eux.

-         La clarté
Qui n’est jamais tombé sur un exercice simple qui a été rendu plus que complexe par un énoncé sombre et brouillon ?
Souvent les gens compliquent les choses pour paraître plus intelligents donc soyez plus fins et simplifiez-les !

-         La détermination
Votre public a besoin d’une cible, d’objectifs clairs et définis. Si votre enseignement est trop vague ou abstrait voire conceptuel, votre public se perdra.

-         L’inspiration
N’est-ce pas la plus belle des victoires que de voir se révéler le talent endormi d’un étudiant proche du radiateur (ou d’ailleurs !) ? Repensons au film de Peter Weir : Le Cercle des Poètes Disparus (voire Le Sourire de Mona Lisa, pour les fans de Julia Roberts) pour inspirer notre public !

Et vous, pensez-vous que l’enseignement puisse aider à l’entrepreneuriat?

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La perception de l’échec en France ou le succès frappe à la porte des êtres résilients

« Beaucoup rêvent de succès. A mon sens, le succès ne peut être atteint qu’après une succession d’échecs et d’introspections. En fait, le succès représente 1% de votre travail qui comporte lui, 99% de ce qu’on peut appeler échec.» [Soichiro Honda]

 

echec

(crédit image)

Je rebondis (avec certes quelques jours de retard) sur l’article de Guilhem Bertholet qui de manière ironique met en avant l’importance des échecs et surtout, le caractère formateur de ces derniers.
Il soulève un point intéressant sur l’appréciation des expériences (et en particulier, les négatives) dans le système professionnel français.

Pourquoi l’échec est-il si mal perçu en France ?
A contrario d’autres pays (souvent ceux de culture anglo-saxonne) qui les valorisent et les intègrent dans un parcours.

Guilhem conclut sur la discrimination positive et l’assumation de ses échecs.

Pour ma part, j’insisterais un peu plus sur la question qui n’a pas été posée (ou de manière implicite) à ses futurs discriminés : « Et aujourd’hui, à situation égale, que feriez-vous ? »

Car la clef du succès est bel et bien là : dans cette capacité à rebondir, à transformer ses échecs en leçons d’apprentissage (cf. l’entraînement d’un marathon), à être résilient – au sens physique du terme : capacité d’un matériau à reprendre sa forme suite à un choc.
Quoique le sens psychologique, introduit par Boris Cyrulnik pourrait aussi fonctionner ! A ce sujet, vous pouvez vous essayer sur le sujet via Les vilains petits canards du-dit Boris.

Peut-être faudrait-il introduire dans le système scolaire français (voire dans le système éducatif, au sens large) différentes notions telles que : la non-importance des erreurs, la transformation active des échecs, la valorisation des personnes (nous ne sommes pas ce nous que nous avons fait ou échoué), la définition sociale (autre que sa place dans une entreprise) ?

Qu’en pensez-vous ?

Pour ma part, je conclurai, en disant : faites des erreurs ! Et surtout, apprenez à les surmonter…et à transformer l’essai !

Image de prévisualisation YouTube

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Franchir la ligne ou les leçons d’entrepreneuriat d’un marathon

 Franchir la ligne d’arrivée d’un marathon est une sensation absolument hors du commun.

Distance mythique mais ô combien cruelle, franchir cette ligne au bout des 42,195 kilomètres de souffrance, de doutes et de remises en cause est l’un des sentiments les plus libérateurs et les plus jouissifs possibles. C’est la consécration, la récompense ultime de semaines, de mois, d’années de préparation, de sacrifices et de douleur.

 marathon

(crédit photo : lefigaro.fr)

Cette leçon d’humilité, de courage et de persévérance est sans aucun doute un écho à l’entrepreneuriat !
Chacune des étapes d’un marathon sont autant d’étapes pour un entrepreneur. Décomposons-les ainsi :

  • La préparation
  • Misez sur les bons partenaires
  • L’engagement
  • Le départ
  • Tenez bon ! 
  • Finir

1.    Sitôt les pré-requis validés, c’est parti pour des semaines voire des mois de préparation méticuleuse, de recherches sur vos concurrents, sur le parcours… Rien ne doit être laissé au hasard : rigueur et discipline s’imposent. Les objectifs doivent avoir été fixés (sur le temps de course ou le classement d’un côté, sur le plan prévisionnel de trésorerie ou le pitch, de l’autre), ce qui aura un impact fort sur la structuration de vos entraînements. Rappellez-vous que « les grandes choses ne sont pas accomplies par impulsion, mais plutôt par une série de petites choses mises ensemble » (Merci M. Van Gogh)

2.    S’entraîner, enchaîner les kilomètres est un incontournable. Cependant, d’autres facteurs non négligeables sont à prendre en compte tels que votre équipement (pas facile de trouver chaussure à son pied), votre alimentation, votre hydratation…
Ce qui est entièrement vrai en création d’entreprise également : beaucoup de créateurs restent concentrés (obnubilés) sur leur produit ou service principal (qui est certes important) mais peut conduire à certaines négligences sur l’équipement, la communication, l’optimisation de la trésorerie, les dossiers d’aide…
De plus, rien n’est plus motivant que de s’entraîner en groupe : chacun partageant ses expériences, ses conseils et ses expertises ; ainsi que de laisser les « autres détails techniques » à des professionnels (kinésithérapeute pour les uns, expert-comptable pour les autres)

3.    L’engagement ou plutôt le Kairos (i.e. le temps de l’occasion opportune)
Ce moment clef où le cœur bat, où nous nous jetons à l’eau, en nous disant « Just F** Do It » (Merci Nike)
Ce moment où nous nous engageons contractuellement à participer, à suer sang et eau pour que cela fonctionne, à nous demander si on aura l’énergie nécessaire pour tenir le choc et le courage de persévérer…
Ce moment où nous entrapercevons tous les obstacles à contourner, tous les plans B, C, D voire E à écrire, tous les scénarios de réussites et d’échecs, toutes nos limites…
Ce moment-là, où tout bascule !

4.    Le coup de feu retentit et vous partez, tête baissée, galvanisé par les cris de la foule…Intensité du moment, nouvelle dynamique qui se lance ! Vous êtes préparé, votre équipement est ok…Mais ne vous perdez pas, ne vous noyez pas dans l’euphorie, respectez votre rythme, capitalisez sur vos ressources, pensez au long-terme, pensez à la tortue (Merci La Fontaine)

5.    Terminer un marathon, tout comme créer son entreprise, est avant tout une question de mental : il faut dépasser sa fatigue, persévérer, trouver les ressources au fond de nous (et autour de nous) pour avancer.
A un moment (aux alentours du km 24 ou de la première année, si le marché est timide), une chape de plomb va s’abattre sur vous et vos jambes refuseront d’avancer. Pour dépasser ce point, trois stratégies s’ouvriront à vous : abandonner (pour ne pas se brûler les ailes et ainsi espérer se remettre sur une autre ligne de départ), changer de tactique (adopter un nouveau rythme, une nouvelle politique, de nouvelles orientations) ou continuer (en gardant la foi) ! Seth Godin a très bien illustré ce point dans The Dip.

 6.    Finir !
Ce qui n’est pas forcément synonyme de descendre sous la barre des 2h03min59s (record mondial, établi en 2008) ou de faire fortune et partir à Hawaï pour passer ses journées à surfer mais simplement valider ses objectifs, qui peuvent être simplement d’avoir terminé la course ou la signature de son premier client.

Dans tous les cas, quand vous vous engagez sur un marathon ou que vous créez votre entreprise, pensez avant tout à votre préparation tant physique que mentale, pensez au-delà de l’euphorie du départ, pensez à la souffrance du km 24 et demandez-vous, en votre âme et conscience, si vous réussirez à atteindre la ligne d’arrivée.

Et si, plein de courage et de persévérance, vous ne voyez que des réponses positives, alors, chaussez vos baskets et foncez !

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Structure Juridique #3 : La SAS

« Une entreprise dans laquelle il n’y a pas d’ordre est incapable de survivre ; mais une entreprise sans désordre est incapable d’évoluer. » [Bernard Nadoulek]

La SAS ou Société par Actions Simplifiées est une structure proche de la SA mais sans le formalisme de cette dernière.

macon_structure

Depuis la loi modifiée en Janvier 2009, les SAS constituées après cette date ne seront plus tenues d’avoir un capital social d’au moins 37 000€ mais, à l’image des SARL, il sera possible de créer une SAS à un euro.
De même,  les SAS pourront remettre des titres représentant des apports en industrie, comme les SARL.

L’avantage indéniable sur la SARL est la grande souplesse, laissée aux statuts pour organiser le fonctionnement de la SAS au plus près des besoins des associés, ainsi que d’aménager dans ces statuts les conditions d’entrée et sortie des associés.

Les statuts jouent un rôle essentiel pour bien définir et fixer toutes les règles applicables sur le partage des bénéfices (mode de souscription, évaluation a posteriori par un commissaire aux apports, contribution aux bénéfices…).

Sur un plan social, l’avantage de la SAS est de considérer les dirigeants sous un régime « assimilé salarié » i.e. bénéficiant du régime de Sécurité Sociale et de retraite.

L’un des inconvénients des SAS est l’obligation pour certaines d’avoir un commissaire aux comptes (CAC), notamment les structures dont le chiffre d’affaires ou l’effectif dépassent certains seuils, en fin d’exercice.

Paroles de créateur : « Nous avons décidé de nous adjoindre les services d’un CAC et ce, dés le dépôt des statuts. Bien que représentant un coût non négligeable au départ, cela nous a permis de renforcer notre sérieux et notre crédibilité financière. Ainsi, lors de notre tour de table (pour croissance), le dossier comptable et financier n’a été qu’une formalité administrative; ce qui été très apprécié et rassurant par nos investisseurs. » [Anthony S., CEO de DR SAS]

Le second inconvénient réside dans les démarches de création (rédaction des statuts, enregistrement, annonce légale, dépôt…) et un point à surveiller est bien entendu la rédaction des statuts, qui, à trop être libre, peut être risquée.

Reprenons nos 6 points de comparaison :

Nombre minimum d’associés 2 associés minimum.
Montant minimum du capital social 1 € minimum.
Librement fixé par les associés.
Gouvernance de la structure Les associés déterminent via les statuts, les modalités de décisions.
Certaines décisions plus importantes sont prises de manière collective.
Régime Social des dirigeants de la structure Le dirigeant est assimilé salarié
Obligations comptables et financières Bilan, comptes de résultats, rapport du commissaire aux comptes, rapport de gestion approuvé par les associés et le tout déposés chaque année, au greffe.
Evolutivité de la structure Facilité d’introduction de nouveaux associés et/ ou investisseurs.
Pour la cession des parts, bien penser à inclure les conditions dans les statuts.

 

Et vous, quels sont vos retours sur la SAS?

Pour retrouver les autres statuts :
  -         SARL
  -         SA

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Structure Juridique #2 : La SA

La SA ou Société Anonyme est avant tout une structure pour les entreprises de grande envergure, tant d’un point de vue financier qu’humain. Elle concerne les projets ayant besoin d’importants capitaux et d’une forte crédibilité.

city_london

La SA nécessite a minima 7 associés et un capital de 37 000 €, ainsi qu’une organisation de direction collégiale.

 La SA est la structure inspirant le plus confiance aux investisseurs, la plus avantageuse sur le plan social pour les dirigeants et la plus calibrée pour se développer.

De même que la SARL (avec un facteur multiplicateur non négligeable), le formalisme de création (rédaction des statuts, enregistrement, annonce légale, dépôt…) et la rigidité des règles de fonctionnement (assemblée générale, publication aux greffes…) sont les inconvénients majeurs.

Reprenons nos 6 points de comparaison :

Nombre minimum d’associés 7 associés minimum.
Montant minimum du capital social 37 000 €
Gouvernance de la structure La direction est assurée par un Conseil d’Administration, composé de 3 à 18 membres, tous actionnaires.
Le Directeur Général assure la gestion de l’entreprise.
Certaines décisions et l’approbation des comptes sont réalisés par les actionnaires.
Régime Social des dirigeants de la structure Le Président et le Directeur Général sont salariés.
Obligations comptables et financières Bilan, comptes de résultats, rapport du commissaire aux comptes, rapport de gestion approuvé par l’assemblée générale après communication aux actionnaires.
Evolutivité de la structure Structure déjà très complète et ouverte.

 

Et vous, quels sont vos retours sur la SA?

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Structure Juridique #1 : La SARL

« Le monde n’a peut être pas de sens, mais il a des structures, et tout est là! » [Jean-Claude Clari]

 

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La SARL ou Société A Responsabilité Limitée est la structure juridique la plus répandue en France.

Elle concerne et s’adapte à de nombreuses situations et activités, c’est le modèle « fourre-tout ». Et comme son nom l’indique, en limitant la responsabilité des associés à leurs apports, elle offre ainsi une certaine protection.

La SARL est la structure la plus adaptée aux entreprises avec un fort potentiel de développement et de croissance. Elle s’adresse tant aux artisans et aux industriels (avec des investissements en matériel et stocks) qu’aux commerçants et sociétés de services.

C’est une structure évolutive car elle permet de manière simple, l’embauche de nouvelles personnes et l’introduction de nouveaux associés ou investisseurs.

La SARL est avant tout une structure d’association, de mise en commun, nécessitant peu de capitaux de création et protégeant chacun, à hauteur de ses apports.
La stratégie de l’entreprise et le capital social sont définis de manière conjointe par les associés.

Le formalisme de création (rédaction des statuts, enregistrement, annonce légale, dépôt…) et la rigidité des règles de fonctionnement (assemblée générale, publication aux greffes…) sont les inconvénients majeurs.

Reprenons nos 6 points de comparaison : 

Nombre minimum d’associés 2 associés minimum.
Montant minimum du capital social 1 € minimum.
Librement fixé par les associés, dont 20% versés au moment de la création.
Gouvernance de la structure Les associés nomment le ou les  gérants aux conditions indiquées dans les statuts, qui prennent les décisions de gestion courantes. Certaines décisions plus importantes sont prises en assemblée générale.
Régime Social des dirigeants de la structure Le gérant minoritaire peut être salarié.
Le gérant majoritaire est un travailleur non-salarié.
Obligations comptables et financières Bilan, comptes de résultats, rapport du commissaire aux comptes, rapport de gestion approuvé par les associés et le tout déposés chaque année, au greffe.
Evolutivité de la structure Facilité d’introduction de nouveaux associés et/ ou investisseurs.
Pour la cession des parts, bien penser à inclure les conditions dans les statuts.

 

Et vous, quels sont vos retours sur la SARL?

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Sous quelle forme juridique dois-je créer ma Structure ?

« Il n’y a pas une structure meilleure mais différentes structures qui sont les meilleures dans différentes conditions. » [J. Woodward]

Choix cornélien voire alexandrin (plutôt style nœud gordien) par excellence, pour le jeune créateur d’entreprise, le choix des statuts juridiques de sa future structure reste un des points les plus délicats et pourtant, l’un des plus maltraités et mal traités.

(merci à Boreally pour la structure de la Tour Eiffel)

tourisme-tour-eiffel-structure

Quelque fois au petit bonheur la chance, parfois, en suivant quelques conseils (avisés ou non), souvent, de manière brouillonne et hâtive, le choix des statuts de son entreprise est majoritairement une épineuse discussion.

Reprenons, à la base : les statuts d’une entreprise sont les statuts juridiques de constitution d’une société. Ce sont les textes, donnant de nombreuses informations (objet social, montant des apports par associé, conditions de prises de décision, règles de dissolution…) qui fixent le cadre juridique et le fonctionnement de la société en création.

C’est un document, de droit français, validé et signé par tous les associés puis déposé au greffe du tribunal de commerce.

Bon an, mal an, trois catégories de statuts pour les entreprises émergent: les entreprises individuelles (et le statut d’auto-entrepreneur), les sociétés civiles (immobilières, professionnelles, de moyens) et les sociétés commerciales.

Je parlerais peu des sociétés civiles et je reviendrais sur l’entreprise individuelle, plus tard.

Concentrons-nous sur l’hésitation de la plupart des créateurs de sociétés commerciales, qui est : EURL, SARL, SAS ou SA?

Débutons avec un peu de sémantique afin d’être sûr que nous partons tous sur les mêmes bases :
- EURL : Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée
- SARL : Société A Responsabilité Limitée
- SAS :  Société par Actions Simplifiées
- SA :  Société Anonyme

Prenons 6 points de comparaisons :
- Nombre minimum d’associés
- Montant minimum du capital social
- Gouvernance de la structure
- Obligations comptables et financières
- Régime Social des dirigeants de la structure
- Evolutivité de la structure

Et la suite, dans les prochains articles…
(Bien entendu, toutes vos remarques et autres commentaires sont les bienvenus, en vue de définir au plus juste ce dont vous avez besoin!)

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