Google, Storytelling et Amour : le cocktail détonnant d’une vidéo pré-Saint-Valentin!

La foudre et l’amour laissent les vêtements intacts et le coeur en cendres. [Proverbe espagnol]

En toute simplicité, Google se lance dans le storytelling avec un simple écran de recherche et Paris – ville de l’Amour, du Romantisme et du French Kiss ;)  

Simplicité, émotion, envie de partager : c’est un coup de maître!

A s’inspirer de toute urgence !

 

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Passe d’arme pour le Sénat au Massachussets ou comment la politique devrait tirer des enseignements des basiques de la Vente.

« Les campagnes électorales sont une excellente occasion de dire n’importe quoi, que ne surpassent peut-être que les lendemains d’élections. » [Jean Dion]

3_singes(crédit image)

Bien que n’étant pas américain, ni ne vivant aux US,  il m’arrive de m’intéresser quelque peu à la politique américaine.  L’élection sénatoriale de Janvier 2010 a marqué un tournant sur le chemin Barack-Obama-ien, plutôt dynamique et ascendant jusque là, voire même une sérieuse égratignure pour le parti Démocrate.

En effet, pour la première fois depuis quelques années, le bastion démocrate qu’est le Massachussets est passé sous pavillon républicain – dirigé par Scott P. Brown, au détriment de la candidate démocrate – Martha M. Coakley – pourtant, donnée favorite.

De cette défaite, trois leçons basiques sont à retenir :

1. Jamais, oh, grand jamais, ne considérez vos clients pour acquis.

Vos clients sont la base de votre entreprise. Vous devez les écouter, les chouchouter, les prendre en considération, les fidéliser.
Vendre un service, une fois à un client, c’est bien. Vendre des services (le même ou d’autres), plusieurs fois au même client, c’est la clef du succès.
Vous devez donc entretenir cette relation et en aucun cas, la négliger ou la considérer comme acquis.
Chaque jour, vous devez remettre en cause ce lien et vous battre pour, sinon, vous courrez à la catastrophe et prenez le risque de grandes déceptions – à l’image de Martha, qui pensait ses électeurs démocrates acquis à sa cause, de par leurs cartes de membres.

 2. Ecoutez, répondez, conversationnez!

De même, Martha n’a jamais pris le temps (ou trop peu) de se poser pour écouter ses électeurs, leur répondre et simplement converser avec eux. Elle méprisait les bains de foule - a contrario de Scott – et préférait les soirées élitistes, en petit comités (de lobbyistes)

L’émergence des média sociaux et des stratégies conversationnalistes dans la politique, le marketing ou les ventes n’est pas le fruit du hasard ou le lobbying intensif de publicitaires fashions : c’est une réponse adaptée à un réél besoin de communication réciproque et d’échanges d’informations, validées par la communauté.

Pour creuser ce point, je renverrais vers Nunalik, le blog d’une n-ethnologue devenue Community Manager, qui aborde les points de jonction entre réseau, discussions et média sociaux  ainsi qu’un article publié par Grégory Pouy sur son blog autour des stratégies de discussions.

3. La confiance se gagne. Elle ne s’hérite pas ni ne s’impose.

De manière un brin redondante avec le premier point, toute entreprise se doit de se construire autour de ses clients.
Et une carte de parti ou un achat ponctuel ne sont pas des gages d’adhésion pleine et complète au projet de l’entreprise ou des politiques (il suffit de voir les tentatives des partis politiques français de s’inscrire dans une stratégie de conversations avec ses lecteurs)
Il faut être innovant, attentif et créatif pour conserver cette dynamique de relation entre l’entreprise et ses clients.

Prenons comme exemple, Starbucks.
Pas facile d’imposer une stratégie gagnante dans un pays où le café est pris chez soi ou rapidement au comptoir de son troquet préféré (France, douce France…)
Du coup, on bouscule sa structure pour offrir aux clients ce qu’ils veulent. « Nos clients peuvent personnaliser leurs boissons selon leurs goûts et leur volonté. Ils choisissent les doses d’expresso qui leur conviennent, aromatisent leurs boissons avec des sirops […] Les possibilités sont infinies. » (Philippe Sanchez, DG de Starbucks Coffee France SAS). Tout est là !
Et les clients français ont pris confiance et sont maintenant bien attachés à la marque.
La preuve par les chiffres, ci-dessous, en conclusion. What else!

 

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Trouver son Modèle avec peu de Capitaux!

« Plus vous avez initialement à votre disposition de capitaux, moins vous êtes intrinsèquement poussé à d’abord bétonner à fond votre modèle ». [ Michel de Guilhermier in MdG's Blog ]

capitaux(crédit image)

 Cet article fait écho (tout en reprenant le titre) aux articles de Michel de Guilhermier (ici et ici) sur l’importance de se focaliser sur le business-model de sa création et non pas uniquement sur sa levée de fonds!

Pour mémoire, Michel est le fondateur de Photoways et d’Inspirational Stores

Selon Michel, le Bootstrap – qui est le mécanisme de financement limité lors d’une création – est « du pain béni, car cela force nécessairement à se décarcasser pour trouver le modèle percutant, [...] (pour être) rentable. »

Il rebondit dans son second article sur le fait que « trop de capitaux amoindrissent la créativité » et donc, que le Bootstrap est un push au MacGyver-isme créationnel (Comment colmater une fuite d’eau avec un chewing-gum? Comment sortir un produit agréé en moins de 9 mois? Comment débaucher des rédacteurs techniques, prêts à passer tous leurs dimanches à écrire sur des dossiers juridiques, pour un Milky-Way?).

Son point est relayé (et appuyé) par un VC qui associe le fait d’avoir trop d’argent avec la mort de « l’instinct de survie » et nous savons tous ce qui se passe quand on perd la gniak  et l’oeil du tigre! :)

Guy Kawasaki est également un fervent aficionado du Bootstrap!

A méditer lors de l’écriture des business-plans et autres prévisionnels de trésorerie ou calcul de BFR !

Et vous, quelles sont vos expériences de Bootstrapping?

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« Raconte moi une histoire… » ou les prémices du Storytelling

« Lorsque la légende devient un fait établi, on imprime la légende » (extrait du film « Qui a tué Liberty Valance », in Storytelling de Christian Salmon)

reading (via pedrosimoes7)(crédit photo)

Pour casser un peu avec la routine entrepreneuriale (bien que ce ne soit pas une réelle rupture), j’inaugure une nouvelle catégorie sur ce blog pour vous parler de Storytelling.

Et avant de rentrer dans les détails techniques, définitions et autres concepts, vous permettant de dénouer le nœud gordien qu’est le Storytelling (et surtout de savoir comment vous en servir dans vos entreprises diverses et variées !), je vais parler d’un exemple : celui de Bic.

Tout le monde a déjà mâchonné un stylo crystal Bic, au moins une fois dans sa vie, non?
Voici donc une petite pépite vidéo, signée Bic, pleine d’humour et de dérision.

http://www.dailymotion.com/videox1yinh

On sourit tout d’abord face à ces candidats très (trop !) créatifs puis on se la repasse, on en parle autour de soi, on diffuse, en rigolant franchement…

Le message est clair : « Assure au moins à l’écrit ! » grâce à Bic !

Cette campagne au format non traditionnel prend tout son sens, si l’on commence à parler de Storytelling (i.e. de l’art de raconter des histoires) et de marketing viral.

Le Storytelling puise sa source dans l’Antiquité (L’Iliade et l’Odyssée d’Homère), passe par les contes de Charles Perrault (Le Chat Botté, Le Petit Poucet…), des frères Grimm (Le Chaperon Rouge…) ou Walt Disney (Les Trois Petits Cochons…) et prend toute sa raison d’être dans le marketing, la publicité et la politique.

Avant de détailler plus dans le temps à venir, je vous laisse entre les mains d’un expert ès Storytelling : Christian SALMON et ne peux que vous conseiller son livre Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, sur lequel je reviendrai plus amplement.

storytelling_c_salmon(crédit image)

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EIRL : Un nouveau statut d’entreprise pour les Entrepreneurs Individuels

« L’ambition individuelle est une passion enfantine. » [Charles de Gaulle]

camera-cafe-solo(crédit photo) : « Travailler en…Solo » :)

Annoncée (par le premier ministre) le 3 décembre 2009 et entérinée (par le Conseil des Ministres) ce 27 janvier 2010, la création à partir du 1er janvier 2011 d’un nouveau statut d’entreprise : l’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL).

Et l’objectif est simple et concis (et non pas simple et stupide) : laisser l’entrepreneur « décider lui-même du niveau de risque qu’il souhaite assumer sur ses biens propres, sans avoir pour autant à constituer une société ». (Hervé Novelli)
Ce qui, concrètement, permettra d’éviter aux entrepreneurs individuels, en cas de faillite de leur activité, de répondre de leur dette professionnelle sur l’ensemble de leur patrimoine personnel.

En quelques points clairs, passer au statut d’EIRL permettra à l’entrepreneur individuel, artisan ou commerçant:

1. D’être sous un régime fiscal et social identique aux EURL, i.e. impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés

2. De séparer de manière claire son patrimoine personnel du patrimoine affecté à l’exercice de son activité professionnelle.
Ainsi, le commerçant (resp.l’artisan) exerçant sous EIRL, devra déclarer au Registre du Commerce (resp. la Chambre des Métiers) son patrimoine professionnel – qui pourra donc être saisi en cas de défaillances, pour remboursement de dettes professionnelles –  et donc rendre insaisissable sa résidence principale et ses biens immobiliers!

3. D’être soumis au plafonnement de la part de rémunération bénéficiant du régime social des dividendes à 10 % de la valeur du patrimoine affecté ou du bénéfice.

 Dernier point: il sera tout à fait possible de choisir un statut dEIRL, lors de la création de l’activité ou d’en changer en cours d’activité.

La conclusion revient à Yves Broussot (Président de la Chambre de Commerce du Loiret ) qui, soutient cette mesure en tant que  « nouvelle avancée [...] pour des hommes et des femmes qui prennent des risques souvent sous estimés du grand public [...] ces prises de risques ne doivent pas être « paralysantes » et je salue en cela le projet de création de l’EIRL. » (source : Blog du Président de la CCI du Loiret)

Prochaine étape : le passage à l’Assemblée Nationale, l 17 février 2010

Un statut pour les Entrepreneurs Individuels, à suivre…

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Etre Entrepreneur, ce n’est pas être un « Patron »?

A l’initiative de Bruno et de sa « semaine spéciale », j’expose mes réflexions sur Etre Entrepreneur ce n’est pas être « Patron », sur son blog? (D’ailleurs cet article n’est qu’une reprise de l’article posté chez lui)

Sujet interpellant au départ mais ô combien pertinent en le creusant un peu !

Lançons le débat par une petite devinette !

Qu’ont en commun la couture, l’informatique et la navigation de plaisance?

Facile… Tous ces domaines techniques, à l’instar des grandes entreprises et des startups, comportent tous, la notion de patron!

***

Pour la couture, un patron est un modèle, un plan, qui va ouvrir la voie à la réplication.

Sans conteste, l’entrepreneur est celui qui monte en tête, qui prend les risques, qui est le premier de cordée . Il est celui qui trace le chemin, qui fait les choses autrement, sans crainte de bousculer les idées reçues; celui qui affronte les rires et les quolibets (tel que l’initiative des entrepreneurs vus dans jesuisunclown.com) , sans ciller, sûr de ses objectifs!

patron_chemise(Credit photo)

Pour l’informatique, un patron de conception (design pattern, pour nos amis geeks) est une façon de coder reconnue pour apporter robustesse et cohérence.

De même, l’entrepreneur se doit d’être un patron (donc robuste et cohérent) pour tenir face aux refus des investisseurs ou des banquiers, face aux complexités administratives (cf. Astérix et ses 12 travaux), face au principe de réalité qui empêchent les rêves de s’épanouir…

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Et enfin, pour la navigation de plaisance, un patron est le commandant d’un petit bateau soit un skipper (en bon français!)

L’entrepreneur, tout comme le skipper, est celui qui tient la barre et contrôle la voilure! Une seule cible et s’y consacrer entièrement, maîtriser au mieux l’environnement (parfois hostiles), faire corps avec son équipe et croire en son potentiel. Peu de différences entre un skipper se lançant à l’assaut de l’America’s Cup et un entrepreneur lançant sa startup !

skipper(Credit photo)

Donc, OUI, être un Entrepreneur, c’est être un patron mais celui avec un petit p, celui du sens technique.

C’est celui qui met la main à la patte – voire celui qui fait le ménage, celui qui guide et n’est pas effrayé de monter en tête, celui qui est robuste et cohérent face à ses pairs et à l’adversité, celui qui est le skipper de son entreprise!

Et vous, qu’en pensez-vous?

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Des bienfaits de l’enseignement pour un entrepreneur (et les autres!)

“We don’t need no education
We don’t need no thought control
No dark sarcasm in the classroom
Teacher leave them kids alone
Hey teacher leave them kids alone”
(Pink Floyd – Another Brick in the Wall)

Depuis bientôt 4 ans, j’enseigne en écoles (ingénieurs, universités…) et en entreprises, différentes matières liées à mon parcours professionnel, telles que: Management de Projets Internationaux, Méthodologie d’Entrepreneuriat et Stratégie d’Entreprise.

Et étonnement, passées les heures de préparation et la peur de se retrouver devant 138 Esprits Rebelles, je me suis mis à vraiment aimer enseigner, partager des anecdotes et conseils, répondre à des questions sur des sujets jugés (arbitrairement!) évidents, échanger sur certaines expériences….

D’où ma question : « Enseigner, ne nous permettrait-il pas d’être plus efficace en tant qu’entrepreneur ? » 

cercle-des-poetes-disparus-1989-01-g (crédit photo : toutlecine.com)

Il est clair que certaines qualités nécessaires à un enseignant (formateur, présentateur…) sont également des qualités de base pour un entrepreneur.

Après tout, un entrepreneur n’est-il pas un enseignant permanent (sur lui-même, sur son produit ou service, sur ses choix…) et avec des audiences différentes (ses pairs, ses clients, ses investisseurs…)?

Donc, voici quelques points communs à ces deux mondes : 

-         L’engagement.
Enseigner (former, transmettre…) est avant tout une communication bilatérale: si vous n’êtes pas engagé pleinement, restez chez vous ! Et si votre public n’est pas engagé, tous vos efforts ne serviront à rien. Vous devez intéresser votre public, faire en sorte qu’il soit enthousiaste, excité par ce qu’il va apprendre. Connais-toi toi-même et connais ton audience !

-         L’adaptabilité
Savoir réagir aux questions les plus machiavéliques (ou innocentes!), adapter son discours au niveau de son public, muter vers des exemples plus parlant pour eux.

-         La clarté
Qui n’est jamais tombé sur un exercice simple qui a été rendu plus que complexe par un énoncé sombre et brouillon ?
Souvent les gens compliquent les choses pour paraître plus intelligents donc soyez plus fins et simplifiez-les !

-         La détermination
Votre public a besoin d’une cible, d’objectifs clairs et définis. Si votre enseignement est trop vague ou abstrait voire conceptuel, votre public se perdra.

-         L’inspiration
N’est-ce pas la plus belle des victoires que de voir se révéler le talent endormi d’un étudiant proche du radiateur (ou d’ailleurs !) ? Repensons au film de Peter Weir : Le Cercle des Poètes Disparus (voire Le Sourire de Mona Lisa, pour les fans de Julia Roberts) pour inspirer notre public !

Et vous, pensez-vous que l’enseignement puisse aider à l’entrepreneuriat?

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La perception de l’échec en France ou le succès frappe à la porte des êtres résilients

« Beaucoup rêvent de succès. A mon sens, le succès ne peut être atteint qu’après une succession d’échecs et d’introspections. En fait, le succès représente 1% de votre travail qui comporte lui, 99% de ce qu’on peut appeler échec.» [Soichiro Honda]

 

echec

(crédit image)

Je rebondis (avec certes quelques jours de retard) sur l’article de Guilhem Bertholet qui de manière ironique met en avant l’importance des échecs et surtout, le caractère formateur de ces derniers.
Il soulève un point intéressant sur l’appréciation des expériences (et en particulier, les négatives) dans le système professionnel français.

Pourquoi l’échec est-il si mal perçu en France ?
A contrario d’autres pays (souvent ceux de culture anglo-saxonne) qui les valorisent et les intègrent dans un parcours.

Guilhem conclut sur la discrimination positive et l’assumation de ses échecs.

Pour ma part, j’insisterais un peu plus sur la question qui n’a pas été posée (ou de manière implicite) à ses futurs discriminés : « Et aujourd’hui, à situation égale, que feriez-vous ? »

Car la clef du succès est bel et bien là : dans cette capacité à rebondir, à transformer ses échecs en leçons d’apprentissage (cf. l’entraînement d’un marathon), à être résilient – au sens physique du terme : capacité d’un matériau à reprendre sa forme suite à un choc.
Quoique le sens psychologique, introduit par Boris Cyrulnik pourrait aussi fonctionner ! A ce sujet, vous pouvez vous essayer sur le sujet via Les vilains petits canards du-dit Boris.

Peut-être faudrait-il introduire dans le système scolaire français (voire dans le système éducatif, au sens large) différentes notions telles que : la non-importance des erreurs, la transformation active des échecs, la valorisation des personnes (nous ne sommes pas ce nous que nous avons fait ou échoué), la définition sociale (autre que sa place dans une entreprise) ?

Qu’en pensez-vous ?

Pour ma part, je conclurai, en disant : faites des erreurs ! Et surtout, apprenez à les surmonter…et à transformer l’essai !

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2010 : Taaadaaammm, les VŒUX-ci, les VŒUX-là…

« Il est bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu’on ne les a pas tentées. » [André Gide]

 

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Et oui…

Comme le Goncourt, la grippe hivernale ou n’importe quel pompier/éboueur/facteur avec leurs vilains calendriers où gambadent des petits chatons ou des loutres, dans des champs de coquelicots…Il reviennent…Et il faut se sacrifier aux traditionnels vœux, édition 2010 !

Trêve de blabla, je vous présente donc à toutes et à tous, mes vœux les plus sincères et chaleureux concernant vos familles, vos amours les plus belles, vos rêves les plus fous, vos passions les plus magiques…

Que tous vos souhaits et désirs, même les plus irréalistes, vous poussent à vous dépasser et à profiter pleinement de votre vie.

Que cette nouvelle année comble vos attentes, vous soit douce et riche à tous points de vues, heureuse, gracieuse, auréolée de succès et évidemment harmonieuse !

Que cette année 2010 soit le point de départ de nouvelles histoires, remplies d’amour, de rires enfantins, de rencontres magiques, de grâce, d’horizons exotiques, de chaleur à partager avec des êtres chers, d’entreprises florisantes, de rêves à concrétiser, de petits bonheurs à grappiller tous les jours et de grands bonheurs à conquérir…

Des voyages exotiques (mais prudents !) aux risottos parfumés, des concerts les plus bruyants aux romans d’amour les plus envoûtants, en passant par les idées les plus orginales et les entreprises les plus hallucinantes (de l’ascension du K2 au dépôt du statut d’auto-entrepreneur,toutes les entreprises!), soyez fous, curieux, ouverts…

Voici ce que je nous souhaite pour cette future année LEGEN…attendez, attendez…DAIRE !! (Copyright à Maître Barney)

Et pour les amateurs de géographie française : VOEU est un petit hameau appartenant au territoire de la commune de Paudy, dans le département de l’Indre et la région Centre

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Franchir la ligne ou les leçons d’entrepreneuriat d’un marathon

 Franchir la ligne d’arrivée d’un marathon est une sensation absolument hors du commun.

Distance mythique mais ô combien cruelle, franchir cette ligne au bout des 42,195 kilomètres de souffrance, de doutes et de remises en cause est l’un des sentiments les plus libérateurs et les plus jouissifs possibles. C’est la consécration, la récompense ultime de semaines, de mois, d’années de préparation, de sacrifices et de douleur.

 marathon

(crédit photo : lefigaro.fr)

Cette leçon d’humilité, de courage et de persévérance est sans aucun doute un écho à l’entrepreneuriat !
Chacune des étapes d’un marathon sont autant d’étapes pour un entrepreneur. Décomposons-les ainsi :

  • La préparation
  • Misez sur les bons partenaires
  • L’engagement
  • Le départ
  • Tenez bon ! 
  • Finir

1.    Sitôt les pré-requis validés, c’est parti pour des semaines voire des mois de préparation méticuleuse, de recherches sur vos concurrents, sur le parcours… Rien ne doit être laissé au hasard : rigueur et discipline s’imposent. Les objectifs doivent avoir été fixés (sur le temps de course ou le classement d’un côté, sur le plan prévisionnel de trésorerie ou le pitch, de l’autre), ce qui aura un impact fort sur la structuration de vos entraînements. Rappellez-vous que « les grandes choses ne sont pas accomplies par impulsion, mais plutôt par une série de petites choses mises ensemble » (Merci M. Van Gogh)

2.    S’entraîner, enchaîner les kilomètres est un incontournable. Cependant, d’autres facteurs non négligeables sont à prendre en compte tels que votre équipement (pas facile de trouver chaussure à son pied), votre alimentation, votre hydratation…
Ce qui est entièrement vrai en création d’entreprise également : beaucoup de créateurs restent concentrés (obnubilés) sur leur produit ou service principal (qui est certes important) mais peut conduire à certaines négligences sur l’équipement, la communication, l’optimisation de la trésorerie, les dossiers d’aide…
De plus, rien n’est plus motivant que de s’entraîner en groupe : chacun partageant ses expériences, ses conseils et ses expertises ; ainsi que de laisser les « autres détails techniques » à des professionnels (kinésithérapeute pour les uns, expert-comptable pour les autres)

3.    L’engagement ou plutôt le Kairos (i.e. le temps de l’occasion opportune)
Ce moment clef où le cœur bat, où nous nous jetons à l’eau, en nous disant « Just F** Do It » (Merci Nike)
Ce moment où nous nous engageons contractuellement à participer, à suer sang et eau pour que cela fonctionne, à nous demander si on aura l’énergie nécessaire pour tenir le choc et le courage de persévérer…
Ce moment où nous entrapercevons tous les obstacles à contourner, tous les plans B, C, D voire E à écrire, tous les scénarios de réussites et d’échecs, toutes nos limites…
Ce moment-là, où tout bascule !

4.    Le coup de feu retentit et vous partez, tête baissée, galvanisé par les cris de la foule…Intensité du moment, nouvelle dynamique qui se lance ! Vous êtes préparé, votre équipement est ok…Mais ne vous perdez pas, ne vous noyez pas dans l’euphorie, respectez votre rythme, capitalisez sur vos ressources, pensez au long-terme, pensez à la tortue (Merci La Fontaine)

5.    Terminer un marathon, tout comme créer son entreprise, est avant tout une question de mental : il faut dépasser sa fatigue, persévérer, trouver les ressources au fond de nous (et autour de nous) pour avancer.
A un moment (aux alentours du km 24 ou de la première année, si le marché est timide), une chape de plomb va s’abattre sur vous et vos jambes refuseront d’avancer. Pour dépasser ce point, trois stratégies s’ouvriront à vous : abandonner (pour ne pas se brûler les ailes et ainsi espérer se remettre sur une autre ligne de départ), changer de tactique (adopter un nouveau rythme, une nouvelle politique, de nouvelles orientations) ou continuer (en gardant la foi) ! Seth Godin a très bien illustré ce point dans The Dip.

 6.    Finir !
Ce qui n’est pas forcément synonyme de descendre sous la barre des 2h03min59s (record mondial, établi en 2008) ou de faire fortune et partir à Hawaï pour passer ses journées à surfer mais simplement valider ses objectifs, qui peuvent être simplement d’avoir terminé la course ou la signature de son premier client.

Dans tous les cas, quand vous vous engagez sur un marathon ou que vous créez votre entreprise, pensez avant tout à votre préparation tant physique que mentale, pensez au-delà de l’euphorie du départ, pensez à la souffrance du km 24 et demandez-vous, en votre âme et conscience, si vous réussirez à atteindre la ligne d’arrivée.

Et si, plein de courage et de persévérance, vous ne voyez que des réponses positives, alors, chaussez vos baskets et foncez !

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