Bien préparer le #SWLY grâce aux retours sur le #SWTO

[Cet article a été écrit par deux jeunes créateurs d’entreprise : Lucas et Julien – anciens étudiants de la majeur Entrepreneuriat – qui vont officié sur ce blog de façon plus régulière, afin de parler de leur projet : Acuishop. C’est un site internet pour personnes malvoyantes permettant de faire ses courses en ligne. Merci et n’hésitez pas à leur donner du feedback!]

Nous nous sommes engagé dans un expérience toute nouvelle pour nous : le Startup Weekend Toulouse.

Nous sommes partis avec quelques méfiances :
– Tout d’abord est-il bon de dévoiler notre idée comme ça à tout le monde?
– L’équipe qui allait travailler avec nous, serait-elle bien?
– Allions-nous trouver des développeurs pour nous accompagner?
– L’ambiance : compétition ou entre-aide?

En bref, pas mal de point qui pouvaient faire basculer le weekend en un cauchemar de 54 heures ou une très bonne expérience…

Et bien clairement : une expérience exceptionnelle, avec de superbes rencontres, une équipe de folie et même de nouveaux amis, maintenant.

Et plus dans le détail… Nous sommes arrivés vers 17h sur place, dans un grand amphi pour la réunion de début. On nous a alors expliqué un peu le déroulement du weekend puis chaque porteur de projet avait une minute de pitch pour convaincre (et il y en avait 23 pitchs en tout).

Par la suite chacun des participants pouvaient donner 3 voix aux projets de son choix.

Les 12 projets ayant le plus de voix furent retenu, dont Acuishop.

(crédit : Braveheart)

Il nous restait alors à constituer notre équipe, une « guerre » entre les équipes s’installa afin d’attirer les meilleurs développeurs  – JN > Talents fortement recherchés comme chacun sait!

Nous avons finalement réussit à en trouver deux dont un qui nous avait montré son intérêt pour Acuishop avant même notre pitch.
Nous avons alors rejoint, avec notre équipe, une salle – que nous partagions avec une autre équipe – et avons directement commencé à expliquer plus en détail notre projet grâce à notre présentation faite auparavant.

Heureusement, le projet a été rapidement assimilé par tous et nous nous somme donc rapidement mis à travailler.

Le projet a beaucoup avancé et l’équipe fonctionnait très bien, beaucoup de nouvelles idées et une approche complémentaire du marché a été découverte.
Les équipes étaient très solidaires entre elles et les pauses autour de buffet nous permettaient d’échanger et d’être conseiller.
De plus, des professionnels dans tous les domaines : des coach, passaient de groupe en groupe pour nous apporter leurs connaissances et répondre à toutes nos questions ou simplement nous aider sur un point spécifique.

La conclusion de ce Startup Weekend fut : beaucoup de travail fourni pour une présentation un peu loupée
– JN > Et oui, on ne naît pas communicant ni magicien du pitch : il faut s’entraîner, s’entraîner et s’entraîner !

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=d4EWIot9Sjk[/youtube]

(Merci Alexandre Delivet pour la vidéo)

    Le coup de cœur a quand même été prononcé par le jury à notre égard.

Un excellent weekend en soit pour apprendre, innover et créer ! Foncez !!!!

PS: Et concernant le titre, c’est un jeu de langage sur les hashtags de Twitter i.e. #SWLY pour Startup Weekend Lyon et #SWTO pour Startup Weekend Toulouse

PPS: Un grand merci à Lucas et Julien pour cet article et à très vite pour les nouvelles aventures d’Acuishop

– N’hésitez pas à donner vos conseils pour ces jeunes créateurs ou simplement raconter vos propres aventures en commentaires et dans tous les cas, n’hésitez pas à suivre cette aventure via Twitter voire même via Facebook. Vous pouvez aussi vous abonner pour être tenu au courant de la publication des prochains billets.

  1. Bonjour !

    Tout d’abord, félicitations pour l’idée ! Prendre en compte une partie de la population qui se trouve marginalisée à cause de problème d’accessibilité est tout à votre honneur. Je dirais même que vous tentez de pallier une carence de notre société (post-) moderne.

    Je reviens sur la notion de post-moderne : comment peut-on accepter qu’une société dite moderne ne s’adresse pas à l’intégralité de ses membres dans des conditions égales d’accès à l’ensemble de ce qui la constitue : éducation, mobilité, logement, alimentation, culture, sport, et consommation ! Certains pensent que nous avons dépassé le stade du moderne… j’en suis pas loin !

    Il me semble que vous pointer du doigt un problème majeur de notre société… J’aurai aimé une prise en compte humaniste, solidaire et sociale de la question ! En effet, plutôt qu’une mobilisation citoyenne, votre produit propose un modèle économique qui « profite » de ce biais sociétal… Plutôt que l’indignation, la révolte ou la mobilisation, vous avez préféré vous nourrir de cette injustice pour tenter de prélever quelque argent d’une situation peu glorieuse !

    De mon point de vue, le marché ne peut pas être partout et ne peut se nourrir de n’importe quoi… et encore moins de la douleur, de l’injustice et du handicap… C’est à la fois une question de choix de société (de Politique avec une majuscule) et une question éthique !

    Tout d’abord, la question éthique : J’ai déjà abordé cette notion, en précisant, qu’il me paraissait inconcevable de bénéficier du malheur des autres et de construire ses revenus sur le handicap et les malheurs d’autrui… Je passe…

    Ensuite, sur la question du choix de société, j’ai tout d’abord, envie de redire que tout ne peut pas être du domaine de l’économique. Et tout particulièrement, tout ce qui doit être de la solidarité… Le modèle économique est celui de la rentabilité. Une activité non-rentable est abandonnée et on creuse encore un peu plus les inégalités. Je sais que le modèle ultra-libéral souhaite s’appuyer sur la capacité que chaque être a de solliciter son environnement pour tenter de répondre à ses besoins vitaux. Seulement cette vision quelque peu behavioriste (j’ai besoin donc je vais trouvé… pour aller vite !) ne peut pas s’appliquer à un certain nombre de domaines… le handicap par exemple, qui « ampute » de manière soudaine et parfois permanente un être de ses facultés les plus essentielles et vitales. Dans ce cas précis, la rentabilité n’a pas d’autre alternative que la discrimination devant le coût ! Tu as besoin de plus de service, tu dois payer plus (et du coup travailler plus ??? mais quand tes possibilités sont limitées…). Je crois que d’autres modèles économiques peuvent proposer des alternatives de péréquations qui permettent à chacun de participer à la solidarité.

    Quelle issue à un si beau projet ? Épris de cet élan de fraternité envers les personnes malvoyantes ou aveugles, vous pourriez tenter de mobiliser les associations concernées et les politiques afin de faire adopter votre produit pour l’ensemble des enseignes marchandes inscrites au registre du commerce…. Et oui, on a le droit de droit de vendre, de faire des bénéfices, mais on peut aussi avoir le devoir de s’adresser à chacun de manière universelle… une démarche solidaire et altruiste !!

    Bon courage pour la suite !

  2. @baladatem : Merci pour ton long commentaire et ton analyse très pertinente, Mickaël ! Je vais renvoyer ton commentaire aux créateurs mais je peux m’avancer en te disant que leur modèle inclut déjà un fort lien avec les associations d’aveugles et leurs développement. La rentabilité n’est pas le seul objectif, loin de là. Sinon, ils auraient fait des médias sociaux pour les bien-voyants indiens (la cible aurait été plus grosse!) 😉

  3. @baladatem : Bonjour

    Nous sommes les créateurs de la solution. Tout d’abord merci pour ton commentaire qui met en lumière le fait que notre service palie à une carence de notre société, ce qui ne devrait pas être le cas, comme tu le dis dans ton commentaire.

    Tu soulèves aussi un autre point très important pour nous. Une entreprise ne doit pas profiter du malheur des autres pour s’enrichir. Nous adhérons totalement à cette pensée. Dans cet article tu n’as pu voir que le « concept » mais pas son fonctionnement. D’ailleurs pour plus d’informations je t’invite à t’inscrire à la newsletter sur notre site http://www.acuishop.fr.

    Il faut savoir que notre but et principal objectif est de rendre la toile réellement accessible aux personnes malvoyantes. Et pour cela nous faisons tout pour que l’impact du coût de notre solution pour ces personnes soit le minimum possible.

    Nos gains ne proviennent pas en majorité de nos clients ! En effet nous souhaitons subvenir majoritairement à nos besoins grâce à deux axes différents :

    – L’affiliation : C’est à dire que nous sommes porteur d’affaire pour nos sites marchands partenaires et donc il nous reversent une commission sur chaque panier.

    – A terme nous voulons mettre en place une licence que devrons payer les sites marchands pour pouvoir rendre leur site totalement accessible en passant par notre plateforme.

    Tout cela nous permet de ne pas vraiment désavantager nos clients malvoyants. En effet de nos jours ils ont trois solutions (si ce n’est pas la famille qui fait les courses à leur place) :

    – L’aide à la personne qui coûte près de 18 euros de l’heure !

    – Faire leur course sur les sites marchands actuels. Cela peut prendre des heures si c’est la première fois !

    – Faire eux même les courses dans les magasins. Comme tu peux le deviner c’est un véritable parcours du combattant !

    Alors quand on leur demande (nous avons interrogé près de 100 malvoyants) si ils sont prêts à payer au maximum 2 euros pour faire leurs courses en moins de 40 minutes sans se déplacer, ils ont plébiscité notre offre. Mais il n’y a pas qu’eux. On travaille en partenariat avec des associations et d’autres organismes qui sont de plus en plus nombreux à adhérer à notre projet !
    De plus nous reversons un certains pourcentages de notre chiffre d’affaire à ces mêmes associations !

    Pour finir effectivement, dans le meilleur des mondes ce service devrait être gratuit mais justement le problème c’est que si nous ne le faisons pas personne ne le fait. Et je dois t’avouer que nous ne sommes pas suffisamment riches pour faire ça bénévolement ;-).
    Et si nous faisons cela, ce n’est pas pour augmenter leurs dépenses mais bien pour répondre à leur besoin primordial : L’AUTONOMIE.

    Ils attendaient internet comme la révolution qui leur rendrait tout accessible et au final cela a juste creusé le fossé des inégalités ! En espérant que notre réponse aille dans ton sens.

    Merci encore.

  4. Oui… cette réponse m’apporte quelques renseignements indispensables à la compréhension de votre projet. J’aurai du conclure mon premier commentaire de la maxime suivante : « Peut-on vivre de tout ? »… mais ce trait d’esprit m’est venu après coup !

    Quelques réponses en vrac :

    1. Je pense que le coût d’un tel service doit être entièrement assumé par les sites marchands… Je pense même qu’aucun d’entre eux ne le fera par altruisme et qu’il faut donc les contraindre ! A l’état providence de jouer son rôle…

    2. « Et je dois t’avouer que nous ne sommes pas suffisamment riches pour faire ça bénévolement 😉 » Cette phrase ne me fait pas sourire et je vous renvoie directement à la petite maxime « Peut-on vivre de tout ? »

    En tout cas, je souhaite un bon vent à votre projet, en espérant tout de même que nos échanges puissent vous permettre d’interroger vos pratiques, vos valeurs et votre étique.

    Bien cordialement.

  5. Je ne serais pas aussi long dans mon post, mais je me lance : c’est un beau projet ! Je vous souhaites une bonne continuation, en espérant que le site hébergera bientôt du contenu ! (et pas l’habituel « It works !! »)

    A bientôt

  6. Je trouve inutile de se justifier sur la moralité d’une telle entreprise : admettons que vous soyez de vilains entrepreneurs et que vous souhaitiez profiter du malheur des malvoyants. Nécessairement vous prendriez des commissions très élevées. En l’espace de quelques mois vous seriez alors confrontés à des concurrents et obligés d’aligner vos prix à la baisse…

    Bref, des conseils sinon pour le pitch 1min ? Vous en avez retenu quoi, quelles erreurs éviter ?

  7. Effectivement Antoine, cela peut paraître inutile de se justifier mais comme on se considère pas comme de « vilain entrepreneurs », on ne préfère pas être vu comme tel ;-).

    Concernant le pitch de 1 minute tu peux pas dire grand chose. Il faut tout d’abord que tu sois précis pour être sur que le plus de personnes te comprennent (le faire à un enfant et lui demander ce qu’il a compris est un très bon exercice) mais il y a plus important : il faut se faire remarquer.
    C’est bête mais il te donne un numéro de passage et par exemple nous avons joué avec. Nous avons fini par : « Votez le numéro 15 il porte chance ! ». C’est absurde mais du coup ça fait rire et on se souvient de ton projet.

    En espérant que ces conseils te servent à quelque chose.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Up Next:

Et si pour le 14 février, votre entreprise flirtait avec vos prospects?

Et si pour le 14 février, votre entreprise flirtait avec vos prospects?